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Visité par 90983 personnes à la date du vendredi 11 octobre à 11h 15

Ce site se veut ouvert, pluriel, sensible aux défis et aux enjeux du monde et, plus que jamais, avec une grande responsabilité citoyenne pour affronter le fanatisme, la violence religieuse et toutes ces dérives inacceptables qui cherchent à dominer notre société. Dans cette perspective, l’une de ses missions incontournables est d’offrir un espace de réflexion sur ces graves sujets, souvent occultés. A noter le dernier livre préfacé par Hervé Gaymard : « La Laïcité, une conquête de l’esprit humain »

Dossier de presse La laïcité, une conquête de l’esprit humain – Une meilleure intégration des musulmans de France par l’éducation sociale – copie. 

Les questions liées à la radicalisation ont plongé nombre de professionnels socio-éducatifs et de décideurs dans un profond désarroi. Qu’est-ce que la radicalisation ? Et quelles en sont les causes ? D’où vient cette radicalisation ? On accuse les prisons. Il est vrai que la prison favorise la radicalisation, mais elle n’en est pas à l’origine. On accuse aussi les médias, Facebook, etc. Comme les prisons, ils y contribuent, mais n’en sont pas à l’origine. Alors, qui est responsable de la Radicalisation ?

Dans les Mosquées, le rôle joué par les imams autoproclamés (et parfois clandestins), dans cette formation, est grand. Il semble que des enfants soient conditionnés et que les interventions de ces imams ne soient pas neutres !

L’influence des imams auto-proclamés, est croissante. Ils donnent, parfois, leur bénédiction à la violence avec l’argumentaire suivant : « Vous êtes dans un pays qui ne respecte pas la charia, qui ne respecte pas l’islam. » L’impact des convertis, qui veulent se trouver une virginité, est grand. Il ne s’agit pas toujours, de conversion à l’islam, mais au radicalisme, ce que les responsables du CFCM et les mosquées et le musulman lambda devraient démontrer et prouver. Nombreux prennent leur foi pour un savoir et veulent l’imposer aux autres. Activités culturelles, animations, aide aux devoirs, cours d’arabe sont dispensés au sein des mosquées… Les religieux, dans certains quartiers, multiplient les offres à travers différentes structures pour occuper ou éduquer les plus jeunes. . Elles concurrencent directement celles du Service Public. Mais, dans les faits, on bourre le crâne des enfants avec la religion. Le problème, selon moi, ce n’est pas d’apprendre l’arabe, mais ce qu’on enseigne véritablement aux enfants durant ces cours de langue qui sont, en réalité, l’apprentissage d’un islam rigoriste qui enferme ces enfants dans un schéma communautariste, les menant à l’impasse d’une assignation identitaire. »

L’intégrisme islamique n’aurait pas pu séduire, aussi vite, tant de musulmans, s’il n’avait pas une certaine familiarité avec le fond de l’islam. Le sujet est banalisé, sous estimé, minimisé voir dédramatisé par nos dirigeants.  

L’état d’éveil ne se manifeste que lors des attentats contre le peuple de France. Une dizaine de tueries ont déjà été commises : 1 – Mohamed Mera,  2 – Charlie Hebdo en janvier 2015,  3 – Saint-Quentin-Fallavier,   4 – le Bataclan, 5 – le tueur Koulibali,  6 – Saint Etienne de Rouvray,  7 – le massacre de Magnanville en 2016, 8 – le Colonel Beltrame assassiné,   9 – le camion fou à Nice, 10 – la tuerie à la Préfecture de Paris. Le pays est resté fort lors de ces épreuves.

Nous l’avons bien constaté lors de chaque attentat car 3 ou 4 jours, après, l’effervescence s’est éteinte. Le quotidien reprend le dessus. On tourne la page.

Critiquer l’islamisme, le fanatisme, la violence religieuse, ce n’est pas critiquer l’islam. Cela reviendrait à critiquer l’ensemble des immigrés des classes laborieuses. Par ces tueries, c’est le symbole de l’ordre public qui, à chaque fois, est mortellement touché dans notre pays. Cet islamisme, qu’on refuse d’accepter, demande à être dénoncer… ces discours qui aveuglent les fous de Dieu, il faut les abjurés. En faisant la politique de l’autruche, à la suite de chaque attentat islamiste, les politiques et les médias contribuent à amplifier la défiance des citoyens français à leur égard. Ceux-ci en ont assez de se sentir accusés, humiliés et de subir « la double peine » avec la chape des préjugés féroces et ignobles.

Les méthodes utilisées pour mener à la radicalisation sont incroyablement sophistiquées. Il faut distinguer trois étapes dans le processus, qui ne sont plus des mystères. (Rabatteurs, Emprise psychologique, Endoctrinement).

Les djihadistes n’ont plus de territoires actuellement, mais ils gardent un patrimoine de haine intact.

La prolifération du complotisme « L’opium des imbéciles » et les théories pseudo-scientifiques, sur Internet, donnent à ces mouvements sectaires un regain d’énergie. Les nouveaux adeptes de ces mouvements sont actuellement insérés dans la société française où ils diffusent leur haine, surtout auprès des plus fragiles. Selon les statistiques de ce dernier trimestre 2019 de l’ONU, entre 20 000 et 30 000 combattants de l’EI sont encore actifs en Irak et en Syrie et on parle de plusieurs milliers de dormants dans notre société française !

La France est en danger. La tuerie qui a provoqué la mort de quatre fonctionnaires jeudi 3 octobre 2019 à la Préfecture de Police de Paris montre, une fois de plus, que la haine, pour quelque raison que ce soit, conduit des hommes, au demeurant normaux, à commettre l’irréparable et à semer la mort.

Notre génération, connaîtra-t-elle le retour de la paix ? Les dernières mesures pourraient aller dans ce sens : « Pour tous les services de renseignement, la détection des menaces internes est une priorité absolue. En particulier, aucun signal de radicalisation ne peut être méconnu, ni rester sans réponse », indique le Premier ministre Edouard Philippe. 

Depuis trente ans, les dérives islamistes s’attaquent insidieusement aux valeurs de la République, amenant la société à piétiner ses principes, notamment la laïcité et l’égalité hommes-femmes. Ils oeuvrent à peser sur les décisions politiques, s’érigeant en interlocuteurs privilégiés des pouvoirs publics et en représentants exclusifs de la « communauté musulmane ». Ils écartent, ainsi, toute contradiction émanant de l’intérieur, ce qui fait le jeu de l’extrême droite. « Dissimulation, mensonge, double jeu » : « la taqiyya » est, depuis trente ans, au coeur de la stratégie des Frères musulmans pour infiltrer la République, influencer les mairies, les élus, les universitaires, les journalistes et les intellectuels, investir des associations antiracistes ou féministes dans une démarche victimaire, créer une puissante économie identitaire en développant le marché du halal, faire passer le port du voile pour une ‘obligation religieuse’….Qui sont vraiment ces islamistes ? D’où vient leur idéologie, aussi pernicieuse que dangereuse ? 

On trouve des cas d’emprise mentale dans le monde religieux, comme dans celui de la santé, de l’éducation, du sport, dans le monde associatif ou  professionnel… Tenter de décrypter les analyses sur ce sujet brûlant, de réfléchir sur certaines données reconnues, au repérage et à l’identification des dérives sectaires et faire des propositions, voilà un programme fondamental. La prévention et la lutte contre les dérives sectaires nécessitent donc une action  soutenue. C’est là l’objectif prioritaire.

Ma carrière professionnelle d’Educateur à la PJJ et à la Sauvegarde de l’Enfance, 23 années d’aumônerie dans les prisons savoyardes (Au Centre de Détention d’Aïton et à la Maison d’Arrêt Belledonne à Chambéry), des conférences dans les quartiers et même au niveau du Ministère de la Défense, aboutir après 2 années, auprès du Ministère de l’Intérieur à ‘la formation civique et civile des imams et des aumôniers à l’Université Savoie Mont Blanc de Chambéry’, qui commence en octobre 2019, … me permet d’avoir une opinion et de faire des propositions.

La persistance de la dérive violente, pendant encore des décennies a mobilisé, en Savoie, une structure spécialisée avec des référents sur les problèmes de dérives : l’Association de Recherches sur les Processus de Radicalisation (ASPRA), qui a été soutenue, en son temps, par la Préfecture de la Savoie, et la Conseil Départemental, mais dont les membres de l’association se posent des questions aujourd’hui faute de moyens. Grâce à leur confiance, des membres préfectoraux, dont Madame Perrine SERRE, Sous-Préfète a aidée au financement de l’ASPRA, (celle-ci a, d’ailleurs, encadré plusieurs jeunes radicalisés). Hervé Gaymard, Président du Conseil Départemental a encouragé l’écriture de l’ouvrage sur la Laïcité, et soutenu les associations UFCM, UDEA et ICMF, et en particulier la promotion du Fait Religieux dans les écoles avec 53 panneaux, qui ont permis de faire des expositions suivies d’échanges avec les élèves et professeurs dans les Lycées et les Collèges. Le sénateur Vial est à l’origine d’un financement associatif et le lancement d’un module en Savoie, de la formation civique et civile à l’Université Savoie Mont Blanc, cela après deux années d’intervention auprès du Ministère de l’Intérieur. Les imams et les aumôniers ont été particulièrement conviés à cette formation.

Madame Taubira, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, entourée de trois collaboratrices, m’a reçu à Paris le 6 janvier 2015. Durant l’entretien, je l’ai informée sur la marginalisation gravissime des quartiers et de l’insécurité ambiante dans certaines villes de Savoie et en dehors de la Savoie. Le lendemain 7 janvier, à Paris, nous avons subi le massacre de Charlie Hebdo.

A la Maison d’Arrêt de Chambéry et au Centre de Détention d’Aïton, en tant qu’aumônier pénitentiaire à partir de 2010, j’ai été confronté aux djihadistes. Je les reconnaissais à leurs discours, lorsqu’ils abordaient le hanbalite, Ibn Taymiyya. Il se distinguait par le refus de tout ce qu’il considérait comme innovation dans la pratique religieuse. La version actuelle, puritaine et littéraliste de l’islam wahhabite, vient d’Ibn Taymiyya.

Ce site permet de développer des thèses sur le plan essentiel Informations/Prévention des dérives sectaires. Il s’agit de s’investir totalement aux nouvelles données de la crise qui existe dans le pays, avec la « radicalisation » dont le responsable reste l’Islam violent semé par l’Arabie Saoudite et le Qatar. Il irrigue des associations et des personnalités qui gravitent dans la nébuleuse des Frères musulmans qui, eux, prônent un islam intégral et favorisent le fondamentalisme avec le wahhabisme, le salafisme, le tabligh. Le risque ultime que font peser ces mouvements islamistes les plus actifs, est l’avènement d’une contre-société sur le territoire national. D’autres vecteurs, comme la guerre informationnelle, médiatique et l’Internet, deviennent absolument primordiaux. Le mouvement turc est la quatrième communauté étrangère sur le territoire national. Ce mouvement est particulièrement influent dans la montée en puissance de l’islamisme en France. Très structuré, entre deux grands courants, le DITIB et le Millîs Görüs, l’Islam turc est réparti sur l’ensemble du territoire bénéficie d’un vaste réseau de financement.

L’objectif des islamistes, en Occident, serait-il de « salafiser » les musulmans qui y vivent pour « islamiser », d’une certaine façon, les pays non musulmans ? C’est ce qu’ils prétendent et parfois le clament, comme ils l’ont fait à Molenbeek en Belgique, (d’où sont partis les tueurs du Bataclan !). 

L’ancien juge anti-terroriste, Marc Trévidic, invité d’Europe 1, estime qu’en France, « tout le monde a conscience du danger, mais tout le monde ne voit pas l’ampleur du phénomène de radicalisation ». « On a laissé pendant quarante ans cette idéologie mortifère se répandre partout », regrette Marc Trévidic. « On a eu des alertes (…) maintenant on voit des militaires, des policiers radicalisés. Un jour, on trouvera peut-être un juge radicalisé, tout est envisageable ». Selon lui, « on ne se rend pas compte que cette problématique s’est diluée dans toute la société française ». Mais pourquoi la France est-elle particulièrement touchée par ce phénomène de radicalisation ? « La particularité française, c’est la laïcité », explique Marc Trevidic, qui note « un affrontement sur ce terrain », notamment chez les fonctionnaires.

Nous assistons à un virage de notre histoire. Nos territoires s’opposent. La France des métropoles et la France périphérique s’affrontent et qui peut prétendre que cela va se calmer, sinon une vraie révolution culturelle ? Notre nation est prise en tenaille entre son idéal égalitaire et des revendications identitaires ? La force des préjugés égare lorsqu’ils nient l’existence de musulmans français prêts au sacrifice pour leur nouvelle patrie. : « Un patriote français peut s’appeler Kader, Djilali ou Rachida »

Peut-on s’unir contre l’islamisme ? Il se heurte, ainsi, à des lois et à des mœurs élaborées en dehors de lui, de ses références et de son histoire. La laïcisation des pays arabes, naissante dans les années 1950, ou de façade dans les années 1960-70, comme celle plus profonde mais autoritaire en Turquie, a-t-elle cédé sous l’assaut des différents mouvements islamistes. On y assiste à une réislamisation, depuis les années 1980 ! L’offensive islamiste y prend donc toutes les formes : politiques, sociales, idéologiques, violentes ou non. Cette islamisation travaille aussi les esprits des plus jeunes. Le pays a besoin que le gouvernement propose un plan d’ensemble cohérent de lutte contre les stratégies de l’islamisme.

L’instrumentalisation de la religion, à des fins politiques est une constante de l’histoire. Toutes les religions y ont eu recours, dans toutes leurs déclinaisons, que cela soit la guerre de conquête de la chrétienté en Amérique Latine ou les Croisades vers le Monde arabe ou bien à l’inverse, la conquête arabe vers l’Asie, la rive méridionale de la Méditerranée ou l’Afrique.

Si Dieu s’est retiré du monde sans en achever la création, comme le pensent les juifs et que les hommes sont maîtres de leur destin et responsables de l’amélioration du monde, la foi ne relève que du privé et croyants ou incroyants peuvent œuvrer, ensemble, à l’amélioration de la société et à l’émancipation individuelle de chacun. Laïcité et démocratie sont donc sœurs jumelles de la modernité. Alors, pour entrer dans ce cadre démocratique et laïc, l’islam doit se réformer comme a du le faire le catholicisme, en son temps : « C’est ce que le totalitarisme islamiste cherche à empêcher de toute force, représentant aujourd’hui l’ennemi principal et de la démocratie et de la laïcité ».  

Radicalisation, prosélytisme, communautarisme, laïcité bousculée… Les frontières entre ces différents phénomènes sont bien souvent brouillées, mais une chose est certaine. Face aux obsessions du repli communautaires, il faut intervenir, occuper le terrain, mettre les jeunes au travail, distribuer des taches et des responsabilités. La formation civique et civile de tous les imams des 2500 mosquées est un rempart très efficace contre les dérives.

Il y a une menace terroriste latente et qui va durer.

Nous savons maintenant, ce qu’il faut faire : développer infiniment plus de prévention.

Les débats actuels sont utiles et très important. Ils clarifient la situation qui est de nature nébuleuse.

Il ne faut plus occulter.

 


Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur et les Palmes d’Or du bénévolat.

 

Près de 200 personnes assistaient à cette cérémonie dans la salle des fêtes de la Mairie de Chambéry, de la remise des insignes de Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur des mains du Général José Leitchnam et les Palmes d’Or du Bénévolat par Roland Minodier, délégué Régional et président de la Fondation du Bénévolat Rhône Alpes, le 31 octobre 2015.

Plusieurs person-nalités étaient présentes, dont le Maire de Chambéry Michel Dantin, le député Président du conseil dépar-temental Hervé Gaymard, les sénateurs Michel Bouvard et Jean Pierre Vial, ainsi que des représen-tants des Armées, de la Justice, des services de Santé, du Conseil du Culte Musulman, de l’archevêché de Savoie, de la Communauté juive, protestante… témoignant ainsi de l’estime et de la notoriété de notre ami, membre du comité directeur de la Fraternité d’Abraham depuis 10 ans, Fraternité que je représentais pour cette occasion.

Foudil Benabadji a reçu les insignes de Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur des mains du Général José LEITCHNAM, le 31 octobre 2015.

Les Palmes d’Or du Bénévolat remises par Roland MINODIER, Délégué Régional, président de la Fondation du Bénévolat Rhône Alpes.

« C’est en octobre 2005 que Gildas Le Bideau, alors Président de la Fraternité d’A-braham et moi-même rencon-trions le docteur Albert Fachler et Foudil Benabadji désireux tous deux d’établir des liens étroits entre l’as-sociation « Union des Enfants d’A-braham » qu’ils venaient de créer en Savoie et notre Fraternité dont ils adoptaient le Ma-nifeste fondateur. Depuis lors, Foudil participe à la vie de notre association tout en menant une action personnelle en Savoie, comme aumônier musulman dans les prisons et les hôpitaux ; comme animateur de groupes visant à intégrer les communautés musulmanes culturellement, socialement, profession-nellement. Sa simplicité, sa force de conviction, son bon sens… se sont exprimés avec force par les quelques phrases de son discours reproduites ici. Nous lui exprimons notre reconnaissance, notre estime et notre amitié ». Pierre Labadie, Secrétaire Général de la Fraternité d’Abraham. 

Le Colonel Minaudier à gauche, la famille Merad à droite, Foudil Benabadji, avec le cache col.

Extrait du dis-cours de Foudil Benabadji. « Chrétiens et juifs Séfarades étaient mon quotidien à Tlemcen, ma ville natale. Les Juifs ont apporté, à la ville, tout leur contingent : des hommes pieux et des savants, c’est le cas de nombreux rabbins, en particulier Ephraïm Ibn Kaoua. Et c’est ainsi que, échappé à la fureur d’Isabelle la Catholique, Ibn Kaoua se retrouve à Tlemcen après avoir été le seul à avoir pu soigner la fille du roi.

Hervé GAYMARD, ancien ministre, président du Conseil Départemental, félicitant Foudil BENABADJI en présence de son ami Louis hodoul, président des blessés de guerre, en Savoie.

Cette belle histoire tous les tlemcéniens la connaissent. Tlemcen », la ville de mon enfance, fut aussi le grand amour de l’Emir Abdelkader, le Grand Abdelkader qui a protégé la communauté chrétienne, à Damas. Il disait « Ne demandez jamais quelle est l’origine d’un homme ; interrogez plutôt sa vie, son courage, ses qualités et vous saurez qui il est. »

Foudil Benabadji entouré de sa famille.

Finalement, avec tout ce que j’avais autour de moi, j’étais préparé, dans une certaine me-sure, à vivre cette mission. Je me dis que le destin me préparait à vivre ma mission d’éducateur et d’aumônier. Je suis dans cette éthique, cette pensée : aimer rencontrer les gens même s’ils sont différents.

Je dirai un mot sur ma fonction d’aumônier en Maison d’Arrêt et en milieu hospitalier : m’efforcer de soutenir et d’éclairer ceux qui sont dans la difficulté, d’être à l’écoute de leur désarroi, mais aussi de leur révolte. Je veux les confronter au respect, aux valeurs morales, les aider à découvrir une relation qui donne sens à la vie et, bien sûr la connaissance des autres  religions.

Pierre LABADIE Secrétaire Général de la Fraternité d’Abraham avec le Dr BENZERDJEB félicitant le récipiendaire.

Il est essentiel que de nouvelles visions…émergent, cela à travers les fondamentaux : l’Éducation, la Science, la Spiritualité pour trouver une Culture de Paix.……Il y a un problème il est vrai…avec un certain islam mais pas celui majoritaire que j’essaie d’incarner au niveau intellectuel, théo-logique et culturel ainsi que dans ma vie de citoyen et d’aumônier.

Actuellement, nous vivons  entre deux mondes. Il y a des discours de haine qui émanent de nos propres rangs. Je suis laïc dans mon comportement. Pourquoi, (et je ne suis pas le seul bien évidemment) parce qu’on ne peut pas applaudir à ce qu’ils font ni à leur folie.

M. BENABADJI entouré par le Président de la SMLH et de l’Adjointe au Maire de Chambéry.

La racine de l’Islam, ne l’oublions pas sont 3 initiales : S.L.M. qui veut dire en langue sémitique « La Paix ». Il nous fautabsolument, retrouver la bonne boussole dans ce siècle tourmenté.

La petite famille Benabadji autour du récipiendaire.

A cet égard je pense, sans prétention aucune, que je renforce la grande majorité des musulmans qui n’aspirent qu’à une vie paisible, en intelligence avec les citoyens français.

Je suis pleinement musulman et pleinement français attaché aux valeurs de la République. Je me considère Référent sur les problèmes de Laïcité en France et sur les dérives de la société.