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CITOYENNETÉ.

L’art est un acte de résistance face à la mort, face au temps qui passe.

« On doit tous travailler à faire peuple. Il nous dit d’une certaine manière que l’on doit mener un combat pour faire peuple. Comment faire peuple avec nos différences », analyse Abd al Malik. « Au moment où on se réfugie dans des pensées binaires, où on a l’impression que des leaders populistes peuvent nous sauver, j’ai ce sentiment que l’on doit tous travailler à faire peuple et à trouver ce qui nous unit véritablement au lieu de se focaliser sur ce qui nous sépare », poursuit-il. Et pour Abd al Malik, la France a « les ressources » pour y parvenir : « La France, l’Europe, sont de grands peuples qui sont capables de se réinventer positivement. » Dans sa volonté de « faire peuple », l’artiste insiste beaucoup sur le rôle de l’éducation, la culture : « Le savoir, la culture, l’éducation, tout cela nous permet de décrypter le monde complexe dans lequel on vit, mais aussi d’apporter des solutions. »

La colère, la rébellion, c’est quelque chose d’essentiel dans son cheminement. Ab al Malik évoque également la rage, l’esprit de rébellion qui l’ont animé durant son parcours. Mais, « ce qui est important, c’est comment on la canalise, comment cette colère devient quelque chose de positif qui fait lien ». « Cette colère doit devenir quelque chose de constructif. »

Dans son cas, ce qui lui a permis de canaliser cela, « ça a été la littérature, la poésie, le rap ». Pour résumer, c’est donc en art qu’Abd al Malik a transformé sa colère. « L’art est un acte de résistance. Un acte de résistance face à la mort, face au temps qui passe. »

 

« La laïcité signifie que dans notre Société, nous sommes définis par notre citoyenneté et non par notre religion » (Abd al Malike)

 

Notre objectif : Beaucoup de lieux de culte musulman ne trouvent pas de cadres religieux correctement formés aux responsabilités qui leur incombent. Sur ce point, on mesurera le fossé qui sépare avec ceux venus du Maghreb. Nous sommes aujourd’hui face à des déviants, des manipulateurs qui sont prêts à dépasser toutes les limites pour déstabiliser notre société.

Conférence à Valence avec des responsables du Ministère de la Défense

Les survivants ne sont plus en Syrie, ni en Irak, mais beaucoup sont en France. A moins d’un miracle, les spécialistes sont formels : nous en avons encore pour une dizaine d’années. 

L’Institut des Hautes Études de Défense Nationale et l’Association des Membres de la Drôme de l’Ordre National du Mérite a organisé une conférence à Valence, sur le thème « La radicalisation islamique en prison – Mythe ou réalité ».

Le conférencier Monsieur Foudil Benabadji, ex-fonctionnaire de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, aumônier des prisons et en milieu hospitalier a animé le débat. Membre de la Fraternité d’Abraham, et de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix, (CMRP), Monsieur Benabadji est coordinateur et formateur d’aumôniers musulmans pour la Savoie. La conférence s’est tenue le Jeudi 14 juin 2018, Salle AGORA, 222, avenue Georges Clémenceau, 07500 GUILHERAND GRANGES.  Organisation : Charles Leblanc et Didier Fabre. 

Si l’emprise territoriale de Daesh en Syrie et Iraq a été défaite grâce à l’action de la coalition internationale, la menace terroriste endogène demeure sur notre territoire. Pour protéger notre société, il nous faut continuer de lutter contre le terrorisme mais aussi prévenir efficacement la radicalisation. C’est le sens de ce plan « prévenir pour protéger » Son succès repose sur la mobilisation et la coordination entre acteurs de l’État, collectivités territoriales et société civile, en tenant compte des retours d’expérience du terrain et des bonnes pratiques qui nous reviennent aussi de nos partenaires européens.

Un rapport du Sénat, en date du 10 juillet 2018, dénonce “l’inconscience et l’inaction des pouvoirs publics” en France face au “danger” du salafisme. Notre objectif est d’alerter mais aussi de « promouvoir l’égalité citoyenne et de renforcer ce que nous avons de commun afin de redonner, à tous, le goût de la République ».

Réunion avec le Premier Ministre pour lancement sur le plan national de directives concernant la Radicalisation.

Sous la coordination locale du préfet de département, il s’agit de développer les actions de contrôle administratif et les orienter vers les disciplines et les territoires impactés par la radicalisation. Dès l’annonce du plan national de prévention de la radicalisation, une circulaire interministérielle (ministère de l’Intérieur/ministère des Sports) a été adressée aux préfets (services déconcentrés des sports) pour leur rappeler les mesures administratives applicables et les inciter à programmer les contrôles sur les territoires et disciplines « à risque ». Il faut encourager les référents « radicalisation » dans les établissements de l’enseignement, ainsi que la participation des présidents d’université et directeurs d’écoles aux CPR, (Comité de Prévention de la Radicalisation). Il faut amplifier la sensibilisation des entreprises, des fédérations professionnelles et des réseaux consulaires, avec la création d’une mallette pédagogique spécifique, afin d’uniformiser l’offre de formation sur le repérage des situations à risques et les conditions de leur prise en charge.

Quand sur certains territoires on ne se croise plus, on ne se parle plus, c’est que l’on vit dans une société qui ne va pas bien.