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CULTURE.

Si un Homme atteint le coeur de sa religion, il atteint également le coeur de toutes les religions (Mahatma Ghandi – 1869/1948).

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LE PATRIARCHE ABRAHAM, selon la tradition musulmane.

Abraham (dans la tradition musulmane : Sidna Ibrahim al-Khalil), a un rôle très important dans l’histoire religieuse de l’Islam en tant que fondateur du culte monothéiste de la Kaaba. Il est mentionné dans 25 versets (sourates), du Coran. Une sourate porte son nom : Ibrahim al-Khalil. Au sein de l’Islam il est un envoyé de Dieu. Il reçoit l’épithète de siddick (juste), hanif (pur, non païen), Khalil (ami).

Les scientifiques le situent entre 2000 et 1700 avant notre ère. Certains l’imaginent contemporain d’Hammourabi, roi de Babylone, qui a régné de 1792 à 1750, av. JC. D’autres inclinent pour la période de l’âge du fer, à l’époque des patriarches, vers -1500. Il est né et a grandi dans la région d’Ur des Chaldéens. Son père est descendant de Noé à la neuvième génération[1]. Noé a eu trois fils : Sem, Cham et Japhet. Cham engendra Coush, qui, dans la tradition islamique, engendra Nemrod, un despote qui s’opposera à Sidna Ibrahim. Nemrod héritera à sa naissance des tuniques d’Adam et d’Eve. [1] Noé est l’ancêtre du patriarche par Sem, père des Sémites, de la branche araméenne.

Ces tuniques vont lui conférer des pouvoirs surnaturels. Des oracles annoncent au père du futur patriarche, la naissance d’un garçon au destin plus immense encore que le sien, nommé Abram. Dans la tradition islamique, la future maman appelée Usha se retire dans une grotte des marais du Sud chaldéen. Elle met au monde Abram, le cache durant treize années. Cette tradition est reprise par l’historien al-Tabarî. Usha, la maman avoue avoir accouché d’un fils, mais prétendra qu’il était mort. Elle le gave en cachette avec son sein, puis referme la caverne avec une grande pierre pour le protéger des animaux et des hommes. Quand elle revient Abram suce son pouce d’où coule du lait, comme si le nourrisson puisait à son sein. Nemrod tentera d’abord d’acheter Abram à son père, pour l’éliminer. Sa mère effrayée jette son nouveau né dans l’Euphrate, mais une panthère recueille le petit, l’allaite et le sauve.

Abram, bien plus tard en grandissant, est troublé par son père et son frère Nahor qui, tous deux gèrent une fabrique d’idoles pour la célébration des nombreuses divinités. Dans le Coran, des sourates s’élèvent contres les idolâtres et certaines abordent le conflit entre Abram et son père, celui surtout de la sourate Marie. Abram, en crise, en vient à renier publiquement les idoles, il les brise et les incendie. Lui seul croit en l’unique Créateur. On le fustige, on le blâme. Il reçoit d’Allah l’ordre de quitter sa demeure. Nemrod reconnaît son échec et s’adressant à Abram : « A présent, je crois en ton Dieu ».

Sidna Ibrahim part accompagné de sa femme Sarah et de son neveu Loth. Il arrive au pays de Chanaan, près de Sichem. La divinité lui apparaît et lui promet la possession de la contrée. Sidna Ibrahim et son père n’ont d’autre projet que celui de fuir, et retrouver leurs frères établis à Harran. Ils passent à Nadjaf, la quatrième ville sainte de l’Islam, après la Mecque, Médine et Jérusalem.

Pour les sceptiques, des scientifiques ont bien démontrés que la terre de Sumer est bien le berceau du Déluge, estimé à six ou sept millénaires de nous. Avant d’être chiites, sunnites, chrétiens, ou juifs les hommes se considèrent mésopotamiens, descendant de Sumer. Les paraboles, les contradictions se succèdent et se heurtes dans les Ecritures. Les turcs assurent qu’Abram est né en Turquie, à Harran et non dans la région d’Ur des Chaldéens, en Irak. Une maison du quartier de Berzé dans les faubourgs anciens de Damas, un énième lieu de naissance d’Ibrahim.

Sarah, sa femme resplendit d’une beauté jamais égalée. Craignant les Egyptiens, le Patriarche cache Sarah dans un coffre pour franchir la frontière. Hélas un garde ouvre la malle, il est stupéfié par sa beauté. Sa renommée parvient aux oreilles du monarque Pharaon. La narration qu’en fait le Coran : «Dis, je te prie que tu es ma sœur, etc.». L’ange Gabriel intercède, Pharaon ne peut abuser de Sarah. Milles maux s’abattent sur le Palais, la lèpre etc. La version islamique précise qu’au moment où le Pharaon sent ses désirs pour Sarah, la captive prononce quelques paroles de malédiction : «Que la main qui cherche à toucher une femme qui appartient à un prophète devienne sèche». Le Pharaon libère enfin Sarah et lui offre Hagar, (en arabe : Hajar), l’une des filles qu’il a eue avec une concubine.

Après tant d’années d’amour et de vie ensemble, Sarah n’a toujours pas donné d’enfant à son mari. Aussi lui offre-t-elle sa deuxième femme Hagar. Suivant une coutume mésopotamienne, une femme stérile a le droit de laisser sa place à son époux, afin qu’elle procrée. Hagar enfantera Ismaël, Sidna Ibrahim est âgé de quatre vingt dix ans.

Le Coran diverge de la Bible, entre autres exemples, deux versions se juxtaposent : Tout d’abord Hagar sera la femme de Sidna Ibrahim et non pas une concubine-esclave, ensuite, l’anecdote du chemin qui mène Sidna Ibrahim avec son fils Ismaël, jusqu’à la Mecque où ils bâtiront ensemble la Kaaba, ou encore le Sacrifice d’Ismaël et non d’Isaac, etc. Dans cette tradition, Sidna Ibrahim s’apprête au sacrifice de son fils unique Ismaël, se privant ainsi de toute descendance, lorsqu’un ange arrête son bras et que le Patriarche aperçoit un bélier qu’il sacrifie alors à la place de son fils. Les Arabes considèrent qu’Ismaël est leur ancêtre. La tribu du prophète Muhamed ainsi que toutes les tribus arabes seraient des descendants directs d’Ismaël.

A Sichem, les textes disent qu’Allah lui apparaît, le Tout-puissant veut se révéler aux hommes. Sidna Ibrahim fait bâtir un premier autel à Dieu. Cette prophétie, sur le mont Mina, va changer le cours de l’Histoire, le lieu saint où notre ancêtre a offert le sacrifice de son fils Ismaël. Dans une autre circonstance, Sidna Ibrahim se dispute avec Loth « Sépare-toi de moi ? Si tu prends la gauche, j’irai à droite ! ». Le Patriarche abandonne à Loth ses plus belles terres. La tradition islamique raconte qu’il s’établit, avec les siens en pays Canaan, avec Sarah et Hagar. La disette les accable. Les femmes fouillent la besace, qui, remplit de sable, elles trouvent, par miracle, de la fleur de farine. Le vertueux comprend alors qu’il doit ce miracle à la puissance d’Allah. Aux chênes de Mambré, on lui annoncera l’enlèvement de Loth et surtout sa postérité. Le massacre d’innocents à Sodome et Ghomore ne peut le laisser indifférent.

Un différend naît entre les deux femmes et Sarah chasse Hagar. La version islamique prête même à l’épouse légitime des intentions meurtrières. Maltraitée Hagar fuit dans le désert avec son fils Ismaël. Le récit de ces faits est constitutif de l’Histoire des Musulmans. Au milieu des sables, une tache d’eau apparaît, grâce à Jebril, l’Ange Gabriel. Le lieu situe ainsi le premier sanctuaire de l’Islam, la Kaaba, et le puits de Zemzem. Sidna Ibrahim, dit le Coran, était le premier vrai croyant, «soumis» et «ami d’Allah». Il pouvait lire et écrire dans la langue de Sumer et parler l’akkadien, comme la plupart des lettrés de ces temps. Sidna Ibrahim représente aujourd’hui, le plus fort symbole unificateur des religions monothéistes, celui qui a cru en la perfectibilité de l’homme et l’a tiré de son égarement. Les relations d’intelligence et de dialogue existent entre ceux Juifs, Chrétiens, Musulmans. Tout homme est sans cesse confronté au bien et au mal. : « Qui poursuit la justice et la miséricorde trouvera vie, justice et honneur ». Abraham (en hébreu : père d’une foule). Sidna Ibrahim est donné comme le modèle du musulman car il se soumet à Allah même lorsque l’ordre divin peut sembler absurde.

Prophètes de l’Islam dans le Coran :

Adam Hénoch Noé Hûd Idrīs Nūḥ Jethro Moïse Aaron Ézéchiel Sâlih Abraham Loth Ismaël Isaac Jacob Joseph Sāliḥ Ibrāhīm Lût Ismâ`îl Ishâq Ya`qûb Yûsuf David Salomon Élie Élisée Jonas Zacharie Jean-Baptiste Job Ayyûb Jésus `Isâ Muhammad Chu`ayb MûsâHârûn Dhû’l-Kifl Dâwûd Sulaymân Ilyâs al-Yâs`a Yûnas Zakarīyā Yahyâ  

                    

Il s’agit d’une culture humaniste à l’école laïque. Notre groupe est composé de personnes aux convictions diverses (humanistes, agnostiques, athées, croyants, etc.). Il veut promouvoir une meilleure connaissance des racines religieuses et humanistes de la civilisation occidentale.   L’association ASPRA est engagée dans un processus. Aider les établissements à préciser leur position en matière « de laïcité et de faits religieux », l’ensemble des actions ayant pour but « d’être en mesure de prévenir mais également d’agir face à la radicalisation en milieu sco-laire », en assurant une infor-mation impartiale et méthodique sur l’Histoire et les Sciences des Religions dans le strict respect du principe de Laïcité. L’histoire de la laïcité elle-même, notamment celle du principe de libre examen et débat, est au fondement de la science et de la démocratie. 

Toute forme   de catéchisme et de prosélytisme est bien entendu exclue.                 Il s’agit de développer les outils de Citoyenneté dans les écoles, les Lycées et Collèges, de mettre en valeur les concepts de la laïcité et de respect des lois de la République. Aider également les associations à développer des compétences d’enseignement et d’apprentissage, et adop-ter dif-férentes approches pédago-giques; créer un « espace sécurisant » propice au dialogue entre les enfants et leurs parents.

 

Aider les élèves à analyser les représentations des religions dans les médias; parler à la fois des visions non religieuses du monde et des points de vue religieux; aborder ces questions de religions et de convictions sous l’angle des Droits de l’Homme, tisser des liens entre les établis-sements scolaires (de différents types) en les développant pour lutter contre la radica-lisation à l’école, celle-ci ayant atteint un niveau qui doit appeler toute notre vigilance.
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