EXPERT EN RADICALISATION et DERIVES
Articles les plus vus
Catégories
Partenaire
Visites

Audio

L’attaque à l’Université de Kaboul

Emmanuel Macron condamne avec la plus grande fermeté

Le président Emmanuel Macron a condamné «avec la plus grande fermeté» l’attaque revendiquée par l’État Islamique ayant fait au moins 22 morts à l’université de Kaboul. Le Crif condamne ce nouvel attentat terroriste islamiste.

«L’éducation est un bien universel de l’humanité que nous devons protéger tous ensemble», souligne le chef de l’État dans un message tweeté trois jours après la prise d’assaut de l’établissement par un commando djihadiste.

Au moins 22 personnes, des étudiants pour la plupart, ont été tuées et quelque 27 autres blessées lors de cette attaque menée par trois hommes armés lundi, un attentat revendiqué par le groupe djihadiste État islamique. Le gouvernement afghan avait pour autant assuré mercredi que le massacre avait été commis par les talibans.

M. Macron a diffusé son message quelques heures après s’être rendu au Perthus (Pyrénées-Orientales), à la frontière franco-espagnole, pour marteler sa volonté de lutter contre le terrorisme islamiste en France, et annoncer notamment le doublement des forces de sécurité déployées aux frontières.

Un rapport de l’Institut Montaigne,

Il déconstruit les idées reçues sur les quartiers populaires

Un rapport de l’Institut Montaigne, que le JDD dévoile en exclusivité, décrit un autre visage des quartiers populaires. Ce document invite l’Etat, trop concentré sur la rénovation urbaine, à désormais favoriser l’essor économique de ces territoires pauvres. Par Emmanuelle Souffi

Dans le centre social Maroc-Chatenay-Poètes à Pierrefitte-sur-Seine, le 22 octobre. (Emeric Fohlen/Hans Lucas pour le JDD)

La Haine, film générationnel par excellence, fête cette année ses 25 ans. Le tragique décès de deux ados, Zied et Bouna, dans un poste électrique à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ses 15 ans. Depuis, la moindre étincelle pourrait encore embraser les banlieues. Car le visage des quartiers dits « populaires » n’a guère changé. Enfin si, celle de ses tours, détruites par centaines. Pour le reste, le chômage et la paupérisation y sévissent toujours. « La rénovation urbaine, au moins à ses débuts, ne s’est pas préoccupée de développement économique local », regrette Hakim El Karoui. Plutôt que sociologique, le chercheur a dressé un portrait économique et social de ces territoires dans un éclairant rapport qu’il a rédigé pour l’Institut Montaigne, « Les quartiers pauvres ont un avenir », publié dimanche.

Pour briser le miroir déformant de la vie dans ces territoires, le fondateur du Club du XXIe siècle, un think tank qui promeut une vision positive de la diversité, a compilé durant un an des données de l’Insee sur différents paramètres (niveaux de vie, de pauvreté, taux d’imposition…), puis il a comparé leur situation à celle de tout l’Hexagone. Les résultats sont déroutants, inattendus.

Non, vivre dans une cité ne fait pas de vous un assisté. Non, les banlieues ne sont pas mieux traitées que les campagnes. Mais oui, la délinquance et les inégalités scolaires les empoisonnent. Pour le géographe, une autre voie est possible et il est urgent de la prendre pour éviter que d’autres ne l’occupent. Car, par-delà les chiffres, se cachent des énergies qui ne demandent qu’à se libérer. Des clichés qui les cantonnent dans une image déformée. Mais aussi des plaies qui les contraignent.

L’Île-de-France n’est pas plus riche

« La France des villes versus la France des campagnes » : cette fracture territoriale qui s’est exprimée au travers de la crise des Gilets jaunes fonctionne en trompe-l’œil. Pour le prouver, Hakim El Karoui distingue la richesse créée de celle qui est disponible. La Région a ainsi contribué à 31% du PIB en 2015, mais ses habitants ne possèdent que 22% du revenu disponible national. Le plus gros écart par rapport aux autres territoires.

En clair, les Franciliens créent plus de richesse qu’ils n’en détiennent. Car ils circulent, voyagent, dépensent ailleurs. « Sans le dynamisme de la Région capitale, conclut l’ancien conseiller de Jean-Pierre Raffarin, le système de solidarité français n’existerait plus. »

Le 93, champion des créations d’emplois

Département le plus pauvre de France avec 29% de ses habitants vivant avec moins de 1.000 euros par mois : c’est l’étiquette le plus souvent collée à la Seine-Saint-Denis. Mais qui sait qu’en dix ans c’est le territoire qui a créé le plus d’emplois? Entre 2007 et 2018, 29% de l’augmentation de la masse salariale s’est faite ici. L’installation de nombreuses entreprises à Saint-Denis, le développement des services ont nourri le développement économique. Les JO 2024 et le Grand Paris devraient accélérer son dynamisme.

Leurs habitants ne sont pas des assistés…

Autre lieu commun, les banlieues vivraient aux crochets des autres. « Faux », démontre Hakim El Karoui, qui a épluché les flux de prestation et de prélèvements sociaux territorialement. Ainsi, les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) reçoivent moins de revenus issus des transferts sociaux (retraites, RSA, pensions…) que les autres : 6.100 euros par habitant contre 6.800 en moyenne.

La Seine-Saint-Denis figure parmi le huitième plus gros contributeur au financement de la protection sociale avec près de 9.300 euros par habitant. Mais c’est le département qui touche le moins de prestations (8.400 euros). A l’inverse, le Var décroche la palme des endroits qui en bénéficie le plus : 12.100 euros par habitant. Ce paradoxe tient au poids des retraités, faible dans le 93 qui compte presque deux fois plus de personnes de moins de 20 ans que de plus de 60 ans. Une jeunesse qui fait vivre le système social plus qu’elle n’en profite.

… et ne vivent pas de la drogue

Le trafic de drogue ne génère « que » 2,7 milliards d’euros en France, selon le rapport qui a compilé les données officielles. Au total, 200.000 personnes sont impliquées dans le marché du cannabis, d’où découle la moitié des ventes de stupéfiants. Or toutes n’habitent pas dans un quartier pauvre. Et même si c’était le cas, elles ne seraient le fait que d’une infime partie de la population vivant ici. D’après Hakim El Karoui, cette activité ne représente guère que 21.000 emplois en équivalent temps plein. Car la plupart ne travaillent que quelques heures par mois. Pour des sommes modiques, hors les têtes de réseau et les grossistes. « Rien qui permette de vivre », déduit le chercheur.

Pas mieux traités que les campagnes

Les ravages du virus permettent de rétablir une réalité : les quartiers pauvres souffrent prioritairement des faiblesses du maillage sanitaire. Davantage que les campagnes et les zones rurales. Ils comptent ainsi deux fois moins de médecins spécialistes et de professionnels offrant des soins de proximité. En Seine-Saint-Denis, on recense 1.100 agents de la fonction publique hospitalière pour 100.000 habitants contre 1.800 ailleurs en France.

La politique de la Ville délaissée

Avec ses milliards d’euros déversés sur les cités et ses plans banlieue, elle serait un puits sans fond. Le montant des dépenses totales de l’Etat pour les QPV et des bailleurs sociaux pour l’ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine) s’élève à 5,7 milliards d’euros en 2019. Selon les calculs d’Hakim El Karoui et de son équipe, l’effort représente… 840 euros par habitant. Une goutte d’eau par rapport au budget de l’Education nationale ou de la Défense.

Or 5,5 millions de Français vivent dans un QPV, soit 8% de la population. En Seine-Saint-Denis, cette proportion grimpe à 38%. Des territoires délaissés alors que les besoins restent importants. Le chercheur estime la sous-dotation en matière d’investissement public dans les quartiers pauvres à près de 1 milliard d’euros par an.

Greta Thunberg appelle à voter Joe Biden le 3 novembre

L’appel de la militante suédoise n’est pas très surprenant.

«Votez Biden.» La militante suédoise Greta Thunberg, figure du mouvement international de jeunes pour le climat «Fridays for Future», a appelé samedi 10 octobre les Américains à voter pour le candidat démocrate Joe Biden face à Donald Trump le 3 novembre. «Je ne m’engage jamais dans la politique des partis. Mais la prochaine élection américaine est au-dessus et au-delà de tout ça», a écrit l’adolescente de 17 ans sur son compte Twitter.

Greta Thunberg à Denver. (Le 11 octobre 2019.) Marc Piscotty / AFP

«Du point de vue du climat c’est loin d’être suffisant et beaucoup d’entre vous défendiez bien sûr d’autres candi-dats. Mais enfin… vous savez… bon sang ! Organisez-vous juste et faites que tout le monde vote #Biden.»

Au vu des positions climatosceptiques du président américain, l’appel de la militante suédoise n’est pas très surprenant. Mi-septembre, alors que la Californie était en proie à des incendies historiques, Donald Trump affirmait à propos du changement climatique : «Ça finira par se refroidir.» Des propos aussitôt condamnés par Joe Biden qui avait qualifié le locataire de la Maison-Blanche de «pyromane du climat».

En vidéo, Greta Thunberg, l’activiste écolo qui inspire des milliers de jeunes

 
Greta Thunberg, l’activiste écolo qui inspire des milliers de jeunes

Greta Thunberg manifeste devant le Parlement suédois. (Stockholm, le 9 octobre 2020.) Jonathan Nackstrand / AFP

 

De son côté, Joe Biden a eu lui des mots élogieux sur Greta Thunberg, figure de proue de la «génération climat». En avril, le candidat démocrate avait salué son action, assurant écouter les aspirations de la jeunesse en matière d’écologie.

Le mois dernier, la publication scientifique américaine Scientific American a elle aussi appelé à voter pour Joe Biden le 3 novembre. Une première prise de position partisane en près de deux siècles d’histoire, éreintant Donald Trump pour son rejet de la science et son «déni» du changement climatique. Un appel renouvelé vendredi dans un nouvel éditorial, relayé par Greta Thunberg dans son tweet.

V. Benaïm à F. Corleone : « Tu n’es qu’une m.rde »

Quand on touche à un noir, un juif ou à musulman, on touche à l’Humanité !

17 SEPTEMBRE 2020 À 21H25

Ce 17 septembre, sur le plateau de TPMP, les chroniqueurs de Cyril Hanouna ont réagi à l’affaire Freeze Corleone. Particulièrement émue, Valérie Bénaïm s’est directement adressée au rappeur.

 

Ce jeudi 17 septembre, le rappeur Freeze Corleone est visé par une enquête pour « provocation à la haine raciale » et « injure à caractère raciste » dans ses clips et ses textes. Tandis que Gérald Darmanin, ministre de l’intérieur l’a accusé « d’apologie du nazisme et d’antisémitisme« , pendant ce temps, sur le plateau de Touche pas à mon poste, c’est Valérie Bénaïm qui a souhaité prendre la parole, pour répondre à « ces immondices ».

« Tu n’es qu’une merde »

Elle qui a lu les déclarations de Freeze Corleone –  « Killu à vie, fuck un Rothschild, fuck un Rockefeller. Moi j’arrive déterminé comme Adolf dans les années 30 », « Gros comme des banquiers suisses. Tout pour la famille, pour que mes enfants vivent comme des rentiers juifs » « On arrive dans des Allemandes comme des SS », « Tous les jours RAF de la Shoah », « Killu à vie, Seigneur de guerre comme le mollah Omar » – était très émue, ce jeudi soir.

Elle a expliqué aux fanzouzes : « Je vais essayer d’être très calme et de poser mon propos parce que moi les textes de ce garçon me touchent au coeur parce que je suis juive, donc il parle de ma communauté« . Et d’ajouter que tout le monde était concerné par cet acte odieux : « parce que quand on touche à un noir, à un juif, à un musulman, on touche à l’humanité » dit-elle

Face à l’hostilité et l’obsession du rappeur, Valérie Bénaïm a répliqué : « je pense que ce type là est abjecte. Je lui dis dans les yeux, tu n’es qu’une merde. Pardon parce que je suis un peu émue » dit-elle aussi.

Valérie Bénaïm appelle à ne « pas céder à l’émotion »

En réponse à la polémique, la chroniqueuse et animatrice de C8 a toutefois estimé qu’il ne fallait « pas céder à l’émotion ». Elle s’est déclarée contre la censure avant de rappeler aussi que dans le cas de Freeze Corleone, il ne s’agit pas d’une pensée mais bien d’un délit. En effet, selon la loi no 90-615 du 13 juillet 1990,  tout acte raciste, antisémite ou xénophobe est réprimé en ce sens.

Avant d’être applaudie par le public et les chroniqueurs, Valérie Bénaïm a conclu en appelant la justice à faire son travail. Elle a assuré :  « Moi je veux qu’on soit dans un état de droit, qu’on soit dans une République ».

 

Pourquoi les citadines se convertissent à l’hybride

Les automobilistes qui vont avoir le choix entre des technologies et des architectures assez différentes.
La Renault Clio E-Tech appartient à cette nouvelle génération d’urbaines qui peut assurer près de 80 % des déplacements citadins en mode électrique.
La Renault Clio E-Tech appartient à cette nouvelle génération d’urbaines qui peut assurer près de 80 % des déplacements citadins en mode électrique. JEAN-BRICE LEMAL0683664150jeanbrice@gmail.com

Réduire les émissions de CO2: les constructeurs ne pensent qu’à ça. Les enjeux sont énormes. Faute de réussir à abaisser la moyenne des rejets de leurs gammes à 95 g/km comme l’impose la Commission européenne, certains s’exposent à de lourdes amendes: 95 euros par gramme supplémentaire et par véhicule vendu. Les sanctions financières pourraient se chiffrer en dizaines de millions d’euros. Dans ce contexte, l’industrie automobile a compris depuis quelques années que le meilleur moyen d’éviter le pire était d’électrifier partiellement ou totalement leurs nouvelles générations de modèles.

Le choix de la technologie d’électrification dépend d’une multitude de facteurs, à commencer par la catégorie des véhicules et le positionnement prix. Il n’y a pas de petites économies: tous les modèles doivent désormais contribuer à l’objectif de réduction des gaz à effet de serre. Dans les bureaux d’études des marques, les ingénieurs ont engagé la bataille du gramme. C’est si vrai que, malgré leur faible caractère énergivore, les citadines n’échappent plus à l’injection d’une dose plus ou moins importante de watts. Pour certains constructeurs, c’est un moyen de compenser les émissions des gammes supérieures.

En bas de l’échelle, on trouve la micro-hybridation. Cette technologie repose sur un alterno-démarreur de faible puissance faisant office de petite machine électrique et qui est alimenté par une batterie de 10 Ah fonctionnant sous une tension de 12 V ou de 48 V. Ce système ne permet pas de rouler en tout électrique mais il réduit la consommation de carburant en ville. La batterie récupère davantage d’énergie à la décélération et au freinage et soulage la tâche du moteur thermique lors des phases d’accélération. L’alterno-démarreur autorise la coupure du moteur thermique à basse vitesse. À l’approche d’un feu, par exemple. Suzuki a retenu ce dispositif pour la dernière Swift dans une configuration 12 V pour la version 1,2 l et en 48 V pour le modèle Sport doté du 4-cylindres 1,4 litre. C’est le cas aussi de la nouvelle Hyundai i20 dont le 3-cylindres 1 T-GDi de 100 ch est associé à l’hybridation légère 48 V. Cette solution va être amenée à se développer sur une multitude de citadines car elle contribue, pour un surcoût modéré, à économiser quelques gouttes d’essence et donc à réduire les émissions de CO2.

Si les citadines ne peuvent pas accéder à l’hybride rechargeable en raison autant du coût disproportionné d’un tel dispositif que de composants impossibles à caser dans un petit gabarit sans dégrader les prestations, la technologie hybride est amenée à se développer. L’embarras guette les automobilistes qui vont avoir le choix entre des technologies et des architectures assez différentes. La Toyota Yaris produite à Valenciennes, la quatrième mouture de la Honda Jazz et la Renault Clio sont les têtes de file de cette nouvelle génération d’urbaines qui n’a pas besoin de se brancher au secteur mais qui peut assurer près de 80 % des déplacements citadins en mode électrique.

À peine plus de 100 g de CO2

Ces trois modèles montrent que l’hybride peut recouvrir des réalités assez diverses. Alors que les deux japonaises se passent de boîte de vitesses et d’embrayage pour adopter une transmission électrique à variation continue, la Clio innove avec une transmission multimode à crabots sans embrayage. Les ingénieurs ont mis près de neuf ans pour développer cette technologie empruntée à la F1 et qui passe par l’association d’un 4-cylindres 1,6 litre atmosphérique de 91 ch, d’une batterie de 1,2 kWh et de deux machines électriques logées dans la boîte, un alterno-démarreur de 15 kW et un moteur électrique de 35 kW (48 ch). Par rapport aux japonaises, ce système se signale par sa grande légèreté – à peine 10 kg de plus que la 1.5 dCi 115. De son côté, la Yaris a peaufiné son concept qui repose sur un 3-cylindres 1,5 l de 91 ch associé à deux machines électriques. Le premier sert à démarrer le moteur et à charger la batterie ; le second de 79 ch assure la propulsion électrique. La puissance cumulée ressort à 116 ch contre 140 ch pour la Clio E-Tech.

De son côté, la Jazz reprend le principe du CR-V Hybrid, c’est-à-dire que le système fonctionne en hybride série à basse vitesse, en hybride parallèle au-dessus. Les puissances du 4-cylindres 1,5 l de 97 ch et du moteur électrique assurant la traction ne s’additionnent pas. Ce sont les 109 ch de ce dernier à retenir. Alors qu’elle ne dépasse pas les 50 km/h en mode électrique, la Yaris et la Clio peuvent atteindre les 70 km/h. En ville, les batteries récupèrent de l’énergie beaucoup plus vite qu’avant, ce qui autorise des séquences de roulage zéro émission plus fréquentes. Un mode B augmente le frein moteur et assure une régénération supérieure des accumulateurs. Résultat: selon le nouveau protocole d’homologation WLTP, ces trois citadines font preuve d’une belle sobriété. La palme revient à la Yaris qui avec une consommation normalisée de 3,7 l/100 km revendique des rejets de CO2 de 87 g/km. Plus gourmande, la Clio revendique 4,3 l/100 km, soit des émissions de 96 g. Avec 0,2 l/100 km de plus, la Jazz affiche des gaz à effet de serre de 102 g/km.

Au final, si la Yaris a réalisé d’importants progrès dans le domaine des performances et de l’agrément, elle n’atteint pas le niveau de la Clio E-Tech. La citadine française reste la plus polyvalente et celle qui présente le meilleur compromis. Elle peut compter sur sa technologie pour éviter l’effet d’emballement inhérent au système à variation continue. La Jazz est la plus habitable et la plus astucieuse – l’assise des sièges arrière se rabat ou se relève et se clipse aux dossiers pour transporter des objets de grande hauteur tels qu’une plante – mais elle n’est pas à son avantage sur la route où sa consommation dépasse les 5,5 l/100 km. Elle est plus convaincante en ville où sa frugalité excelle. Enfin, en termes de tarifs, ces trois citadines sont très proches. La Yaris mène la danse en version France à 20.950 euros devant la Honda 21.990 euros et la Clio E-Tech 22.600 euros.

Disques durs, smartphones, GPS… Les gendarmes qui font parler les ordinateurs

Les vrais «Experts»:

  • Dans ce volet, le chef d’escadron Stéphane Letrillard nous fait découvrir le département informatique-électronique de l’IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale).
  • 22 techniciens fouillent dans la mémoire des ordinateurs et des smartphones pour en extraire les secrets.

Blouse sur le dos, lunettes vissées sur le nez, l’adjudant S. saisit l’un des tournevis entreposés dans le laboratoire. Puis il ouvre avec précaution le capot en plastique protégeant

22 techniciens sont affectés aux département informatique-électronique de l’IRCGN — Guillaume Coté / PJGN

l’intérieur du GPS qu’il s’apprête à sonder. Il lui faudra quelques jours, peut-être plusieurs mois, pour extraire les données de l’appareil demandées par les enquêteurs. Des dossiers comme celui-ci, les experts du département informatique-électronique en traitent de plus en plus. « 20 à 30 par an », confie-t-il. Auparavant, pour retracer le parcours d’un suspect, il fallait interroger de nombreux témoins, recueillir des indices… Aujourd’hui, l’analyse d’un GPS permet aux gendarmes de connaître « le trajet qu’il a effectué, son point de départ, sa destination, son heure d’arrivée », explique le chef d’escadron Stéphane Letrillard, chef adjoint du département.

Basés à Pontoise (Val-d’Oise), 22 techniciens travaillent dans ce département créé en 1992 au sein de l’IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale). Leur mission : faire parler n’importe quel support numérique et extraire les secrets qu’il contient. Disques durs, téléphones portables, tablettes… Rien (ou presque) ne leur résiste. Régulièrement, les enquêteurs ou les magistrats qui les saisissent leur demandent de fouiller la mémoire de l’ordinateur d’un suspect. La procédure est toujours la même. Les experts prennent la machine en photo puis retirent les scellés. Ensuite, ils font une sauvegarde des données. Si le disque dur est cassé, ils vont diagnostiquer le problème et remplacer le composant défectueux par un autre. Leur labo ressemble à une annexe de la Fnac : sur les bureaux, des tas d’appareils électriques, d’ordinateurs, d’outils, de cartes mémoires, de puces de téléphones…

« Des outils pour trouver les mots de passe »

Avec le temps, les malfaiteurs ont appris à se méfier de la technologie et à être prudents. De plus en plus souvent, un code est nécessaire pour déverrouiller leurs appareils et leurs données sont chiffrées. Un défi pour les techniciens du département, qui ont dû trouver des parades. « Il existe des outils pour trouver les mots de passe », assure d’ailleurs Stéphane Letrillard. En revanche, les gendarmes doivent souvent être patients et persévérants pour y parvenir. « On effectue des recherches pour casser les codes, on tente de trouver une méthodologie », ajoute le chef adjoint du département. Il faut comprendre comment le suspect a construit son mot de passe. Il s’est sans doute inspiré de son environnement, de choses qu’il aime, du nom d’un proche.

Les enquêteurs demandent de plus en plus souvent aux experts du département d’analyser des GPS – Guillaume Coté / PJGN

Deux énormes machines, se trouvant dans une autre pièce, se chargent de finir le travail. Les experts de l’unité « traitement de l’information » entrent ensuite en jeu. Ils sont chargés d’analyser les données présentes dans l’ordinateur qui pourraient être nécessaires aux enquêteurs dans le cadre d’une affaire : répertoire téléphonique, photos, vidéos, messages envoyés… La machine est passée au peigne fin. Ils vont notamment rechercher des traces de fichiers qui auraient pu être effacées par le suspect, récupérer les documents protégés par des mots de passe. Pour cela, ils vont mettre au point un programme de déchiffrement, ce qui peut prendre plusieurs jours. Enfin, ils vérifient que les fichiers dissimulés qui ont été récupérés n’ont pas été endommagés.

Tablette trafiquée

Le travail effectué par les experts de l’INL aide les enquêteurs à comprendre un univers technologique qui, bien souvent, les dépasse. Il y a plusieurs mois, des gendarmes d’une section de recherche, qui travaillaient sur une affaire de vols de véhicules, sont venus les trouver et leur ont demandé d’examiner une tablette grand public, afin de savoir à quoi elle pouvait servir. Après l’avoir démontée, ils ont constaté que des composants électroniques avaient été rajoutés. Leur travail a finalement porté ses fruits. Ils ont découvert que l’appareil était utilisé par les malfaiteurs pour faire démarrer des voitures. Il suffisait de la brancher à la prise OBD (On-Board Diagnostics), située dans l’habitacle. Puis de l’approcher du bouton de démarrage du véhicule pour que le moteur se mette en marche, comme par magie.

Ce que le chef d’escadron Letrillard apprécie dans ce métier, c’est de devoir « trouver des solutions » pour percer les coffres-forts numériques. « Un défi » qu’il aime relever quotidiennement. « En plus, on ne recherche jamais les mêmes choses », complète-t-il. Passionnés d’informatique et d’électronique, les experts du département INL – des geeks portants des uniformes de gendarmes – sont recrutés à BAC + 3, mais plusieurs d’entre eux possèdent un doctorat. Certains se sont d’abord engagés dans la gendarmerie et sont passés par des unités de terrain. D’autres sont des spécialistes qui ont été embauchés pour travailler à un poste bien particulier. D’ailleurs, le département compte s’étoffer et recherche des experts en sécurité informatique.