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RADICALISATION

 

Qui sont-ils ces djihadistes et que veulent-ils ?

Le 11 mars sera désormais une Journée nationale d’hommage dédiée aux victimes du terrorisme en France ainsi qu’aux Français frappés à l’étranger.

Désormais, chaque année, cette même date verra se tenir cette cérémonie. Une date qui est loin d’être choisie au hasard, puisque le 11 mars voit déjà se tenir une journée européenne des victimes du terrorisme. Elle s’est déroulé à Aix les Bains à midi et à Chambéry à 17h 30 avec le concourt du Souvenir Français 73 et la présence à Chambéry de son Délégué Général, Frédéric Maréchal. « Au cours de cet hommage, des médailles ont été remise, une forme de reconnaissance de la nation pour les victimes ».

Prison de Hassaké, nord-est de la Syrie. L’islamologue belgo-palestinien Montasser AlDe’emeh (à gauche) s’entretient avec les djihadistes belges Annas Koundi (à gauche, bonnet), Abdellah Nouamane (à droite) en présence de gardiens kurdes masqués.

Mais cette date fut aussi celle du premier meurtre commis le 11 mars 2012 à Toulouse et Montauban. Ce jour-là, sur un parking devant le gymnase du château de l’Hers, quartier de Montaudran à Toulouse, il est 16h10 quand le terroriste prononce ces mots funestes : « tu tues mes frères, je te tue ».

Il abat alors le maréchal des logis-chef Imad Ibn Ziaten, un Français d’origine maghrébine, sous-officier au 1er régiment du train parachutiste, d’une seule balle de calibre 45 dans la tête. Ensuite 2 militaires tués – et un troisième resté tétraplégique – le 15 mars à proximité de la caserne du 17ème régiment de génie parachutiste de Montauban. Encore, 3 enfants et un rabbin-professeur de l’école juive Ozar Hatorah, dans le quartier de la Roseraie à Toulouse, succombent sous les balles du tueur le 19 mars. Un autre élève est grièvement blessé.

Cette série de 7 meurtres de sang-froid s’achève par la mort du terroriste, le 22 mars 2012 après 30 heures de siège de son appartement, dans le quartier de la Côte pavée à Toulouse.

C’est le tournant dans l’histoire des attentats islamistes en France, commis par la suite par des commandos terroristes isolés, baptisés « loups solitaires », et composés d’une ou deux personnes, à l’exemple de la tuerie de « Charlie hebdo » le 7 janvier 2015, du « Bataclan » et d’autres lieux dans Paris, le 13 Novembre 2015 et du 14 juillet 2016 à Nice. L’attaque meurtrière à la Préfecture de Police de Paris le jeudi 3 octobre 2019, est la goutte d’eau insupportable. Un acte qui montre, une fois encore, que la haine est aujourd’hui un fond de commerce pour certains idéologues populistes ou religieux qui cherchent à réveiller la bête immonde qui dort au fond de chaque être. La Haine de ces intégristes assassins, racistes, xénophobes et antisémites est plus que notoire.

Le site : https://education-citoyenneteetderives.fr visité par 142 420 personnes à la date du 13 mars 2020, se veut citoyen, pour affronter et informer sur le fanatisme, la violence religieuse et toutes ces dérives inacceptables qui cherchent à dominer notre société. Dans cette perspective, l’une des missions incontournables de ce site, est d’offrir un espace de réflexion sur ces graves sujets. A noter le dernier livre préfacé par Hervé Gaymard : Dossier de presse La laïcité, une conquête de l’esprit humain – Une meilleure intégration des musulmans de France par l’éducation sociale. 

Ces fondamentalistes et leurs dérives ont plongé nombre de professionnels socio-éducatifs et de décideurs dans un profond désarroi…..Quels sont les buts de ces terroristes ? Dans les Mosquées, le rôle joué par les imams autoproclamés (et parfois clandestins) est grand. Il semble que des enfants soient conditionnés et que les interventions de ces imams ne soient pas neutres ! L’influence de ces imams est établie et quelques fois revendiquée. Ils donnent, parfois, leur bénédiction à la violence avec l’argumentaire suivant : « Vous êtes dans un pays qui ne respecte pas la charia, qui ne respecte pas l’islam. » L’impact des convertis, qui veulent se trouver une virginité, est démesuré. Il ne s’agit pas toujours, de conversion à l’islam, mais au radicalisme, ce que les responsables du CFCM et des mosquées, qui se disent respectueuses des lois de la République, devraient dénoncer à grands cris !

Ils veulent, tous, imposer leur foi… qu’ils prennent pour un savoir. Les activités culturelles, aides aux devoirs, cours d’arabe doivent être mieux contrôler.… Les religieux, dans les quartiers, multiplient les offres à travers différentes structures. Elles concurrencent directement celles du Service Public. On voit bien que le désengagement de l’État de l’enseignement de l’arabe fait le bonheur des mosquées, car dans les faits, on bourre le crâne des enfants avec une certaine religion. Le problème ce n’est pas d’apprendre l’arabe, mais ce qu’on enseigne véritablement aux élèves durant ces cours qui sont, en réalité, l’apprentissage d’un islam qui peut être, rigoriste et qui enfermerait ces enfants dans un schéma communautariste. L’intégrisme islamique n’aurait pas pu séduire aussi vite, tant de musulmans, s’il n’avait pas su créer une certaine familiarité avec le fond même de l’islam.

Une douzaine de tueries ont déjà été commises et tuée 265 personnes en France ! Trois ou quatre jours après les massacres, l’effervescence s’éteint. Le quotidien de chacun reprend le dessus ; on tourne la page. Le sujet est ainsi banalisé, sous estimé, minimisé voire dédramatisé par nos dirigeants.  

Critiquer l’islamisme, le fanatisme, l’islam politique, la violence religieuse, ce n’est pas critiquer l’islam. Cela reviendrait à critiquer l’ensemble des musulmans des classes laborieuses. Par ces tueries, c’est le symbole de l’ordre public qui, à chaque fois, est mortellement touché dans notre pays. Cet islamisme honni, demande à être éradiqué… ces discours qui aveuglent les fous de Dieu, doivent être apostasiés ! En faisant la politique de l’autruche à la suite de chaque attentat islamiste, les responsables de la nation, les médias contribuent à amplifier la défiance des citoyens français à leur égard. Ceux-ci en ont assez de se sentir accusés, humiliés et de subir « la double peine » avec la chape des préjugés féroces et impitoyables. La force des idées reçues et des amalgames égare lorsqu’ils nient l’existence de musulmans français prêts au sacrifice pour leur nouvelle patrie. : « Un patriote français peut s’appeler Nora, Fatima ou Kader »

Les djihadistes n’ont plus besoin de beaucoup de territoires, mais ils gardent un patrimoine de haine intacteLa prolifération du complotisme « L’opium des imbéciles » et les théories pseudo-scientifiques, sur Internet, donnent à ces mouvements sectaires un regain d’énergie. Les nouveaux adeptes de ces mouvements sont actuellement bien insérés dans la société française où ils diffusent leur haine auprès des plus vulnérables. On parle de plusieurs centaines de cellules dormantes qui pourraient constituer une menace pendant des décennies dans notre société française ! « Pour tous les Services de Renseignement Français, la détection des menaces internes est une priorité absolue. Selon les statistiques de ce dernier trimestre 2019 de l’ONU, entre 20 000 et 25 000 combattants de l’EI sont encore actifs en Irak et en Syrie.

Depuis trente ans, les dérives islamistes s’attaquent insidieusement aux valeurs de la République, amenant la société à piétiner ses principes, notamment la laïcité et l’égalité hommes-femmes. Ils oeuvrent à peser sur les décisions politiques, s’érigeant en interlocuteurs privilégiés des pouvoirs publics et en représentants exclusifs de la «communauté musulmane».

La ‘takiya’  qui n’est que « dissimulation, mensonge et double jeu » se trouve au coeur de la stratégie des Frères musulmans pour infiltrer la République, influencer les mairies, les élus, les universitaires, les journalistes et les intellectuels. Elle investit, auprès des associations antiracistes ou féministes, une démarche victimaire, créant une grande économie identitaire en développant le marché du halal, faisant passer le port du voile pour une  »obligation religieuse ». Il s’agit de financer des mosquées/centres culturels, lieux de vie pour une partie de la communauté musulmane conformément aux préceptes d’Hassan Al-Banna, le fondateur de la confrérie des Frères musulmans. Les ouvrages douteux sont dans les bibliothèques. Des projets prosélytes, inscrits dans la formation salafiste, favorisent le communautarisme qui diffuse un islam rétrograde et conservateur. La littérature  »frériste » figure en bonne place, y compris par le sulfureux Sayid Qutb, idéologue du Jihad dont l’héritage radical influencera des années plus tard Al-Qaïda.

Pourquoi cette idéologie, aussi pernicieuse que dangereuse, apparaît-elle aujourd’hui ? Parce qu’on trouve, de plus en plus, des cas d’emprise mentale dans le monde religieux, comme dans celui de la santé, de l’éducation, du sport, dans le monde associatif ou professionnel… Ce risque se matérialise et s’intensifie également auprès de français de confession musulmane qui confine à une forme de sécessionnisme politique et social. Le risque ultime que font peser ces mouvements islamistes les plus actifs, est l’avènement d’une contre-société sur le territoire national. D’autres vecteurs, comme la guerre informationnelle, médiatique et l’Internet, deviennent absolument primordiaux.

Le mouvement turc est la quatrième communauté étrangère sur le territoire national. Ce mouvement apparaît particulièrement influent dans la montée en puissance de l’islamisme en France. Très structurés, entre deux grands courants, le DITIB et le Millîs Görüs, l’islam turc est réparti sur l’ensemble du territoire et bénéficie d’un vaste réseau de financement par l’Etat turc lui-même.

L’objectif des islamistes en Occident, serait-il de « salafiser » les musulmans qui y vivent et « islamiser », d’une certaine façon, les pays non musulmans ? C’est ce qu’ils prétendent et parfois, clament, comme ils l’ont fait à Molenbeek en Belgique, d’où sont partis les tueurs du Bataclan ! 

Ce site : https://education-citoyenneteetderives.fr développe des thèses sur le plan « informations et prévention » concernant en particulier les dérives sectaires d’un Islam violent semé par l’Arabie Saoudite mais bien plus par le Qatar. Ces pays irriguent de nombreuses associations et des personnalités qui gravitent dans la nébuleuse des Frères Musulmans qui, eux, prônent un islam intégral et favorisent le fondamentalisme avec le Wahhabisme, le Salafisme et le Tabligh. 

Nous devons décrypter les analyses sur ce sujet brûlant, s’initier au repérage et à l’identification de ces dérives qui mènent à la violence. Ce programme est primordial, liminaire. La prévention et la lutte nécessitent une action soutenue et protégée. C’est là l’objectif principal de toutes nos associations et le « leitmotiv » de toutes les collectivités en France.

A la suite de ma carrière professionnelle d’Educateur à la PJJ et à la Sauvegarde de l’Enfance, ensuite 23 années d’aumônerie dans les prisons savoyardes (Au Centre de Détention d’Aïton et à la Maison d’Arrêt Belledonne à Chambéry), des livres sur le concept de laïcité, des conférences dans les quartiers, au niveau du Ministère de la Défense, aboutir, en septembre 2019, après 2 années de négociation avec le Ministère de l’Intérieur à « la formation civique et civile des imams et des aumôniers à l’Université Savoie Mont Blanc de Chambéry », … me permet aujourd’hui, d’avoir une opinion et de faire des propositions.

Cette persistance de la dérive violente a mobilisé en Savoie, des personnalités pour créer une structure spécialisée : l’Association de Recherche sur les Processus de Radicalisation (ASPRA), qui a été soutenue par la Préfecture de la Savoie et la Conseil Départemental. Grâce à leur confiance, des membres préfectoraux, dont Madame Perrine SERRE, Sous-Préfète, cette structure a encadré plusieurs jeunes filles radicalisées. 

Madame Christine Taubira, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, entourée de trois collaboratrices, m’a reçu à Paris le 6 janvier 2015 et le lendemain, nous avons subi le massacre de Charlie Hebdo. Durant l’entretien, la marginalisation gravissime des quartiers et de l’insécurité ambiante dans certaines villes de Savoie et en dehors de la Savoie, a retenu toute son attention… le temps de l’entretien.

A la Maison d’Arrêt de Chambéry et au Centre de Détention d’Aïton, en tant qu’aumônier pénitentiaire, à partir de 2010, la confrontation avec les djihadistes était permanente. Ils abordaient le hanbalisme, Ibn Taymiyya, la version puritaine et littéraliste de l’islam wahhabite. C’est ce qui les distinguait avec le refus de tout ce qu’ils considéraient comme innovation dans la pratique religieuse, désignant ainsi renégats, les musulmans laïques et Républicains.  

L’ancien juge anti-terroriste, Marc Trévidic, invité d’Europe 1, estime qu’en France, « tout le monde a conscience du danger, mais tout le monde ne voit pas l’ampleur du phénomène de radicalisation. On a laissé pendant quarante ans cette idéologie mortifère se répandre partout », regrette Marc Trévidic. « On a eu des alertes (…) maintenant on voit des militaires, des policiers radicalisés. Un jour, on trouvera peut-être un juge radicalisé, tout est envisageable ». Selon lui, « On ne se rend pas compte que cette problématique s’est diluée dans toute la société française ».

L’instrumentalisation de la religion, à des fins politiques, est une constante de l’histoire. Toutes les religions y ont eu recours, dans toutes leurs déclinaisons. Laïcité et démocratie sont sœurs jumelles de la modernité. Alors, pour entrer dans ce cadre démocratique et laïque, l’islam doit se réformer comme a du le faire le catholicisme, en son temps : « C’est ce que le totalitarisme islamiste cherche à empêcher de toute force, représentant aujourd’hui l’ennemi principal et de la démocratie et de la laïcité ».  

L’offensive islamiste prend toutes les formes : politiques, sociales, idéologiques. Cette islamisation travaille les esprits des plus jeunes. Le pays a besoin que le gouvernement propose un plan d’ensemble cohérent de lutte contre les stratégies de l’islamisme. Les étapes et les processus ne sont plus des mystères pour les spécialistes.

La rapidité avec laquelle certaines idées circulent puis s’intègrent dans un discours prosélyte, identitaire, communautariste, radicale, anti-laïque est stupéfiante. Les frontières entre ces différents phénomènes sont totalement brouillées. Mais une chose est certaine, c’est que face aux obsessions du repli communautaire, il faut intervenir, occuper le terrain, mettre les jeunes au travail, distribuer des taches et des responsabilités. La formation civique et civile des imams des 2600 mosquées installée en France, est un rempart efficace contre les dérives, la formation théologique, qui en est le complément, est à essentielle, contrôlée en français. Investir dans un islam humaniste, progressiste et républicain. Rappeler les expériences de l’islam soufi. A ce jour, deux seules formations sont conforment en France.

Nous savons maintenant, ce qu’il faut faire. Il y a urgence à développer infiniment plus des dossiers d’action dans le domaine de la prévention : toutes les thèses de citoyenneté, humanisme, vivre-ensemble, non violence, droit de l’homme. Produire plus de réflexion sur des concepts de respect. Les débats actuels sont utiles et très importants. Ils clarifient la situation qui est de nature nébuleuse. Ce problème ne doit plus être occulté.

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Il faut aborder les titres ci-dessus et poursuivre la découverte des articles qui suivent.  

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Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. (A. Einstein)

 

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L’esprit du 11 janvier 2015

Certains voudraient tirer un trait sur le 11 janvier  et minimiser la portée d’une mobilisation sans précédent, d’un gigantesque élan de fraternité. Il a fait marcher ensemble, dans nos rues, plus de 4 millions de personnes de toutes nationalités, de toutes confessions. Contrairement à ce que l’on voudrait faire croire, ce fut bien un mouvement spontané, populaire, venu des citoyens eux-mêmes. Le peuple français, dès le 7 janvier au soir, s’est dressé.

Bien sûr, il faut se garder de toute idéalisation de l’événement. Nombreux, notamment dans les quartiers populaires, n’y ont pas pris part. Que des citoyens aient, volontairement fait le choix de se tenir à l’écart doit, évidemment, nous interroger. Le devoir des responsables politiques est, alors, de descendre dans l’arène des idées, de répondre et de combattre.

L’esprit qui a animé la marche du 11 janvier doit être notre philosophie. A ce moment là,  l’Etat devait former 200 tuteurs pour contrecarrer les filières djihadistes.

Avec dignité, dans la diversité et la fraternité, nous pouvons montrer aux défaitistes que la France républicaine existe et démontrer – car c’est là notre conviction – que la xénophobie, le racisme et la culture de la stigmatisation, trouveront leur solution, dans cette France républicaine que nous aimons tous et que nous défendrons.

 


Exposition des 43 panneaux de 60/80 sur le « Fait Religieux »

 

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A l’intention des Lycées, Collèges, Mairies, MJC, etc.