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Foudil Benabadji

La France ne comprend pas la guérilla djihadiste menée

Boualem Sansal exhorte la France à agir pour éviter une “guerre totale”

L’auteur algérien estime que “la France ne comprend toujours pas la réalité à laquelle elle est confrontée” alors que les attaques islamistes se multiplient.

Khaled Kelkal (1971-1995), en bas à droite : le premier d’une histoire sans fin? 

Un attentat, puis les mots indignés, les pleurs. Et ensuite ? La même inaction, la même routine. C’est, en substance, ce que dénonce le romancier algérien Boualem Sansal dans les colonnes de L’Express dimanche 18 octobre, après la décapitation du professeur Samuel Paty dans les Yvelines, vendredi.

« La France est plus fortement touchée »

« On condamne en rivalisant d’émotion et de formules, on affirme son soutien à la famille de la victime, on rassure le corps enseignant et les parents d’élèves, on appelle à des mesures fortes, on promet la fermeté. Voilà ce qu’on entend sur les ondes. On fait son devoir, on a la conscience tranquille… jusqu’à la prochaine horreur, la prochaine barbarie », pointe l’auteur dans sa tribune. Pour ce dernier, « tout cela montre que la France ne comprend toujours pas la réalité à laquelle elle est confrontée. Elle se croit frappée par des terroristes, des jeunes fichés S ou pas, alors qu’elle subit une guérilla qui peu à peu prend son élan pour un jour atteindre les dimensions d’une guerre totale ».

Boualem Sansal écrit aussi que « l’islamisme est un Etat souverain, un Etat qui n’a pas de territoire propre, pas de frontières, pas de capitale ». Dès lors, face à la « guerre » entamée, « la France est plus fortement touchée en raison de son histoire propre (la colonisation, son soutien aux dictatures arabes, la présence sur son sol d’une émigration nombreuse mal intégrée qui peu à peu s’est détachée de la communauté nationale) ». Le romancier poursuit, estimant que « c’est à cela qu’a obéi le jeune Tchétchène de Conflans-Sainte-Honorine. Pour les Français, c’est un assassin, pour les islamistes il s’est comporté en musulman sincère et courageux ». « Il est plus que temps que la France regarde ces choses dans leur réalité nue, et se convainc qu’à la guerre on répond par des actes décisifs et non par des discours émus », conclut enfin le texte.L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Kelkal-2.png.La France ou plutot ceux qui la dirigent, politiques et haut fonction-naires sont responsables, et coupable de ce qui se passe dans ce pays, il faut y ajouter un nombre de Juges complices et d’Avocats bien rémunérés…Ils sont tous collaborateurs des islamistes…probablement qu’un certain nombre au plus haut niveau a-t-il été corrompu par les pétro-dollars…Il faut aussi tacher de comprendre pourquoi nos autorités sont les complices de l’immigration financée par Georges Soros ! Pour assainir la France il y a du boulot et il semble que les français soient trops individualistes et ne sont pas suffisamment patriotes et nationalistes. Nous devrions prendre exemple sur la Russie de la Chine où d’Israël ! Mais c’est dans l’immédiat la part du rêve où du cauchemard !

Lettre ouverte à un soldat d’Allah.

 

Arrête de m’appeler « frère »!

 Prépare ta valise. Achète un billet. Change de pays. Cesse d’être schizophrène. Tu ne le regretteras pas. Ici, tu n’es pas en paix avec ton âme. Tu te racles tout le temps la gorge. L’Occident n’est pas fait pour toi. Ses valeurs t’agressent. Tu ne supportes pas la mixité. Ici, les filles sont libres. Elles ne cachent pas leurs cheveux. Elles portent des jupes. Elles se maquillent dans le métro. Elles courent dans les parcs. Elles boivent du whisky. Ici, on ne coupe pas la main au voleur. On ne lapide pas les femmes adultères. La polygamie est interdite. C’est la justice qui le dit. C’est la démocratie qui le fait. Ce sont les citoyens qui votent les lois. L’État est un navire que pilote le peuple. Ce n’est pas Allah qui en tient le gouvernail.

Tu pries beaucoup. Tu tapes trop ta tête contre le tapis. C’est quoi cette tache noire que tu as sur le front ? Tu pousses la piété jusqu’au fanatisme. Des poils ont mangé ton menton. Tu fréquentes souvent la mosquée. Tu lis des livres dangereux. Tu regardes des vidéos suspectes. Il y a trop de violence dans ton regard. Il y a trop d’aigreur dans tes mots. Ton cœur est un caillou. Tu ne sens plus les choses. On t’a lessivé le cerveau. Ton visage est froid. Tes mâchoires sont acérées. Tes bras sont prêts à frapper. Calme-toi. La violence ne résout pas les problèmes.

Je sais d’où tu viens. Tu habites trop dans le passé. Sors et affronte le présent. Accroche-toi à l’avenir. On ne vit qu’une fois. Pourquoi offrir sa jeunesse à la perdition? Pourquoi cracher sur le visage de la beauté?

Je sais qui tu es. Tu es l’homme du ressentiment. La vérité est amère. Elle fait souvent gerber les imbéciles. Mais aujourd’hui j’ai envie de te la dire. Quitte à faire saigner tes yeux.

Ouvre grand tes tympans. J’ai des choses à te raconter. Tu n’as rien inventé. Tu n’as rien édifié. Tu n’as rien apporté à la civilisation du monde. On t’a tout donné : lumière, papier, pantalon, avion, auto, ordinateur… C’est pour ça que tu es vexé. La rancœur te ronge les tripes.

Gonfle tes poumons. Respire. La civilisation est une œuvre collective. Il n’y a pas de surhomme ni de sous-homme. Tous égaux devant les mystères de la vie. Tous misérables devant les catastrophes. On ne peut pas habiter la haine longtemps. Elle enfante des cadavres et du sang.

Questionne les morts. Fouille dans les ruines. Décortique les manuscrits. Tu es en retard de plusieurs révolutions. Tu ne cesses d’évoquer l’âge d’or de l’islam. Tu parles du chiffre zéro que tes ancêtres auraient inventé. Tu parles des philosophes grecs qu’ils auraient traduits. Tu parles de l’astronomie et des maths qu’ils auraient révolutionnées. Tant de mythes fondés sur l’approximation. Arrête de berner le monde. Les mille et une nuits est une œuvre persane. L’histoire ne se lit pas avec les bons sentiments. Rends à Mani ce qui appartient à Mani et à Mohammed ce qui découle de Mohammed. Cesse de te glorifier. Cesse de te victimiser. Cesse de réclamer la repentance. Ceux qui ont tué tes grands-parents sont morts depuis bien longtemps. Leurs petits-enfants n’ont rien à voir avec le colonialisme. C’est injuste de leur demander des excuses pour des crimes qu’ils n’ont pas commis.

Tes ancêtres ont aussi conquis des peuples. Ils ont colonisé les Berbères, les Kurdes, les Ouzbeks, les Coptes, les Phéniciens, les Perses… Ils ont décapité des hommes et violé des femmes. C’est avec le sabre et le coran qu’ils ont exterminé des cultures. En Afrique, ils étaient esclavagistes bien avant l’île de Gorée.

Pourquoi fais-tu cette tête ? Je ne fais que dérouler le fil tragique du récit. Tout est authentique. Tu n’as qu’à confronter les sources. La terre est ronde comme une toupie, même s’il y a un hadith où il est écrit qu’elle est plate. Tu aurais dû lire l’histoire de Galilée. Tu as beaucoup à apprendre de sa science. Tu préfères el-Qaradawi. Tu aimes Abul Ala Maududi. Tu écoutes Tarik Ramadan. Change un peu de routine. Il y a des œuvres plus puissantes que les religions.

Essaie Dostoïevski. Ouvre Crime et châtiment. Joue Shakespeare. Ose Nietzche. Quand bien même avait-il annoncé la mort de Dieu, on a le droit de convier Allah au tribunal de la raison. Il jouera dans un vaudeville. Il fera du théâtre avec nous. On lui donnera un rôle à la hauteur de son message. Ses enfants sont fous. Ils commettent des carnages en son nom. On veut l’interroger. Il ne peut pas se dérober. Il doit apaiser ses textes.

Tu trouves que j’exagère ? Mais je suis libre de penser comme tu es libre de prier. J’ai le droit de blasphémer comme tu as le droit de t’agenouiller. Chacun sa Mecque et chacun ses repères. Chacun son dieu et à chaque fidèle ses versets. Les prophètes se fustigent et la vérité n’est pas unique. Qui a raison et qui a tort ? Qui est sot et qui est lucide ? Le soleil est assez haut pour nous éclairer. La démocratie est assez vaste pour contenir nos folies.

On n’est pas en Arabie saoudite ni au Yémen. Ici, la religion d’État, c’est la liberté. On peut dire ce qu’on pense et on peut rire du sacré comme du sacrilège. On doit laisser sa divinité sur le seuil de sa demeure. La croyance, c’est la foi et la foi est une flamme qu’on doit éteindre en public.

Dans ton pays d’origine, les chrétiens et les juifs rasent les cloisons. Les athées y sont chassés. Les apostats y sont massacrés. Lorsque les soldats d’Allah ont tué les journalistes, tes frères ont explosé de joie. Ils ont brûlé des étendards et des bâtiments. Ils ont appelé au djihad. Ils ont promis à l’Occident des représailles. L’un d’eux a même prénommé son nouveau-né Kouachi.

Je ne comprends pas tes frères. Il y a trop de contradictions dans leur tête. Il y a trop de balles dans leurs mitraillettes. Ils regardent La Mecque, mais ils rêvent de Hollywood. Ils conduisent des Chrysler. Ils chaussent des Nike. Ils ont des IPhone. Ils bouffent des hamburgers. Ils aiment les marques américaines. Ils combattent « l’empire », mais ils ont un faible pour ses produits.

Et puis, arrête de m’appeler « frère ». On n’a ni la même mère, ni les mêmes repères. Tu t’es trop éloigné de moi. Tu as pris un chemin tordu. J’en ai assez de tes fourberies. J’ai trop enduré tes sottises. Nos liens se sont brisés. Je ne te fais plus confiance. Tu respires le chaos. Tu es un enfant de la vengeance. Tu es en mission. Tu travailles pour le royaume d’Allah. La vie d’ici-bas ne t’intéresse pas. Tu es quelqu’un d’autre. Tu es un monstre. Je ne te saisis pas. Tu m’échappes. Aujourd’hui tu es intégriste, demain tu seras terroriste. Tu iras grossir les rangs de l’État Islamique.

Un jour, tu tueras des innocents. Un autre, tu seras un martyr. Puis tu seras en enfer. Les vierges ne viendront pas à ton chevet. Tu seras bouffé par les vers. Tu seras dévoré par les flammes. Tu seras noyé dans la rivière de vin qu’on t’a promise. Tu seras torturé par les démons de ta bêtise. Tu seras cendre. Tu seras poussière. Tu seras fiente. Tu seras salive. Tu seras honte. Tu seras chien. Tu seras rien. Tu seras misère.

Extrait de Lettre à un soldat d’Allah – Chroniques d’un monde désorienté, Karim Akouche, éd. Écriture (Editions de l’Archipel), Paris, 2018 ; éd. Frantz Fanon, Boumerdès, 2018 

LYDIE BURILLO :   ” On n’est pas en Arabie saoudite ni au Yémen. Ici, la religion d’État, c’est la liberté. ” ” Ils regardent La Mecque, mais ils rêvent de Hollywood. Ils conduisent des Chrysler. Ils chaussent des Nike. Ils ont des IPhone. Ils bouffent des hamburgers. Ils aiment les marques américaines. Ils combattent « l’empire », mais ils ont un faible pour ses produits. ” Si je ne devais retenir que quelques mots, ce serait ceux-là. Ils résument toute l’ambivalence de ces meurtriers… puisqu’une grande partie vient, comme le note avec justesse Mohammed Sifaoui, de la délinquance, de la prison. Il les appelle les ” Mouloud Bac-13 ” !!! Ce ne sont que des petites frappes violentes et avides de posséder tous les biens matériels les plus bling-bling… ce qui est en totale opposition avec leurs, soi-disant, valeurs religieuses de façade.

 

 

Rendre hommage, c’est bien, protéger, c’est mieux

C’est pour cela que les djihadistes progressent en France.

En France, trois semaines après l’attaque djihadiste au hachoir contre des passants, un enseignant de la région parisienne a été méthodiquement décapité sur la voie publique par un autre djihadiste.

Le premier criminel était soutenu par son pays le Pakistan. Il déclarait venger l’Islam de caricatures publiées dans l’hebdomadaire français Charlie Hebdo.

Samuel Paty, professeur d’histoire et de géographie, a été décapité alors qu’il rentrait chez lui. Photo : Reuters / Charles Platiau

Le second criminel était soutenu par des djihadistes français et étrangers. Ils « reprochaient » le manque de respect d’un enseignant local envers l’Islam dans ses classes.

La liste des personnes tuées en France par les criminels djihadistes est longue. Des enfants « coupables » d’être juifs, des soldats, des travailleurs, des passants, etc. Il s’agit toujours pour les djihadistes de sanctionner par la mort de personnes les libertés publiques et privées, de créer et maintenir la peur, d’infiltrer les institutions nationales, régionales, départementales, métropolitaines, municipales, les organisations associatives et caritatives, de déstabiliser le pays et d’instaurer progressivement un régime djihadiste en France.

Les djhadistes ne sont pas seuls puisqu’ils parviennent à leur crimes. Ils bénéficient de plusieurs facteurs nocifs.

– L’autocensure de ceux qui ont peur d’être persécuté et de mourir décapité, égorgé, ou autre.

  • La complaisance de l’autorité publique.(nominations par le chef de l’Etat et le premier ministre de personnes des arts et du spectacles entendues par la police pour incitations à la haine raciale à des postes tels que les conseils des villes présidentiels et du premier ministre.
  • Le troc de postes régionaux, départementaux, métropolitains, municipaux, à des djihadistes directs et leurs entourages contre la promesse de paix civile et sociale sur les territoires concernés.
  • Les accommodements des administrations dans les conditions d’accès à des lieux et équipements publics (piscines, stades, etc) au détriment de la règle nationale, égalitaire et républicaine et à l’avantage des usages djihadistes.

Cette liste n’est non-plus exhaustive. Elle ne garantit pas toujours l’impunité totale des publics innocents face aux djihadistes qui s’octroient le droit de tuer pour désaccord avec la majorité sociale de la France.

Elle assure une marge de sécurité régulièrement renouvelée par des accords illégaux avec des islamistes en place de plus en plus efficace et meurtrière.

Tant que les pouvoirs publics maintiendront une complaisance, des accords, des silences avec les djihadistes, tant que des magistrats oublieront la charge de leur devoir en omettant le caractère aggravant d’antisémitisme dans les homicides commis par les djihadistes contre des français juifs, tant que des pans entiers des media relaieront en France, en toute impunité et sans sanction, les thèses djihadistes dans les relations des conflits dans le monde, alors le caractère constitutionnel et les libertés publiques de la France continueront à s’éroder par la violence des djihadistes à l’endroit des personnes et des groupes de personnes qui les gênent dans ce qu’ils déterminent par l’instauration progressive d’un régime djihadiste en France.

Citoyens et élus se sont rassemblés devant le collège du Bois d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine. Photo : Reuters / Charles Platiau

Quant aux hommages posthumes adressés désormais régulièrement par les chef de l’Etat et du gouvernement français aux victimes, elles ont tendance à devenir indécentes. Comment comprendre en effet que l’enseignant décapité et à présent magnifié a pu faire l’objet de menaces, d’injures publiques et privées de la part de parents d’élève et avec une diffusion sur le net? Il eut mieux valu un soutien à la vie qu’un hommage au défunt.

L’impunité & la liberté totale de délinquants islamistes d’un côté, la peur et la mort de la victime « coupable » d’avoir exercé son métier de l’autre, l’équation indique la facilitation objective de la décapitation par l’absence de l’autorité scolaire, civile, de police, et de tout ce qui constitue et représente la Nation.

C’est pour cela que les djihadistes progressent en France.

Attentat de Conflans : « Réveillez-vous ! » s’écrie l’imam Chalghoumi

L’imam et président de la Conférence des imams de France Hassen Chalghoumi est apparu extrêmement ému et en colère

 

L’imam et président de la Conférence des imams de France Hassen Chalghoumi est apparu extrêmement ému et en colère lundi 19 octobre pour condamner l’assassinat de Samuel Paty.

L’imam et président de la Conférence des imams de France Hassen Chalghoumi est apparu extrêmement ému et en colère

Trois jours après l’assa-ssinat de Samuel Paty, l’imam de Drancy Hassen Chalghoumi s’est rendu lundi 19 octobre à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), en compagnie d’une dizaine d’imams, pour faire une prière. « L’islamisme est une maladie de l’islam, il faut le combattre, déclare-t-il, très ému, face aux médias. Les pays musulmans le combattent, l’islam politique est interdit dans certains pays, pourquoi chez nous on n’interdit pas l’islamisme ? Jusqu’à quand notre jeunesse va-t-elle payer ça ? 130 jeunes[…] Des dizaines de policiers[…] Des dizaines de journalistes[…] Jusqu’à quand ? » 

« Il faut de vrais aumôniers dans les prisons et de vrais médiateurs dans les quartiers, poursuit-il la voix tremblante. Il faut que les musulmans parlent aux jeunes musulmans dans les quartiers, qu’ils débattent de ce que veut dire Charlie, de ce que signifie la liberté d’expression, de ce que sont l’islam et l’islamisme« .

 

« On ne peut pas décapiter quelqu’un »

Lors de sa déclaration, l’imam Chaghoumi a pointé du doigt« internet, le numérique et les GAFA », appelant à une prise de conscience : « Réveillez-vous ! Soyons fermes ! Il y a des vies menacées, des personnes qui quittent la France pour aller vivre ailleurs, vous trouvez ça normal ?« 

Il insiste sur la nécessité de l’éducation : « Il faut valoriser les parents qui éduquent leurs enfants, qui assurent la sécurité de leurs enfants et il faut sanctionner les parents qui les abandonnent avant qu’ils deviennent des criminels et assassinent des vies, dit-il. 

 

« Si un homme ne respecte pas les lois ni les valeurs [de la République], alors il devient une vraie menace à la société, poursuit l’imam de Drancy. Les personnes qui sont parties faire Daech ont préféré le drapeau noir au drapeau français, ce ne sont pas des Français. Un Français, il aime son pays. La France, elle a tout donné[…]cette égalité qui n’existe nulle part, cette jeunesse… Allez voyager à l’étranger, allez voir ailleurs, réveillez-vous : la France, elle vous aime. Elle aime vos parents. » 

Et Hassen Chaghoumi de rappeler qu’« on peut avoir un désaccord mais on ne peut pas décapiter quelqu’un, on ne peut pas appeler à la haine. »

« Cette barbarie n’a pas sa place, ni dans les écoles ni ailleurs en France », a assuré le président de la Conférence des imams de France. de Hugo Septier

Trois jours après l’assassinat de Samuel Paty, Hassen Chalghoumi a tenu à lancer un message fort. Invité ce lundi matin sur BFMTV, l’imam et président de la Conférence des imams de France a appelé les parents à réagir pour que leurs enfants ne tombent pas dans la haine et la violence comme le meurtrier du professeur ou d’autres terroristes.

« Je m’adresse aux parents, ‘réveillez-vous’, il faut qu’ils veillent sur leurs enfants, sur cette jeunesse avant qu’ils ne soient des criminels et des assassins comme Merah, Kouachi, Coulibaly, toute cette génération de haine. »

Un « martyr de la liberté »

Dans le même temps, l’imam a vivement condamné l’attaque de ce vendredi. « Nous sommes meurtris, nous condamnons cet acte barbare et disons que Samuel Paty est un martyr de la liberté. Cette barbarie n’a pas sa place, ni dans les écoles ni ailleurs en France », a-t-il dit.

« Même à Bagdad, même en Afghanistan ça n’existe plus, c’est une honte pour l’humanité », s’est il lamenté.

L’imam a insisté sur le fait que l’immense majorité des musulmans de France était attachée de manière très forte à la France.

« Nous disons l’attachement à la patrie, l’amour de ce pays, parce que le discours victimaire, c’est celui qui engendre la haine, qui pousse certains à la vengeance », ajoute-t-il.

« C’est notre quotidien »

Malgré ces appels au rassemblement, Hassen Chalghoumi assure être la cible fréquente d’insultes et d’invectives de la part d’une minorité, en particulier sur les réseaux sociaux.

« Ils viennent, ils réagissent sur les réseaux sociaux, avec des insultes. Je dois encore aller déposer des plaintes pour menace de mort. C’est notre quotidien, je peux rédiger une plainte comme les policiers à force de le faire », conclut-il.

« Hassen Chalghoumi dit vrai. Ce qu’il dit est intéressant, mais il donne l’impression de mal maîtriser le Français et surtout il est l’ami des juifs, ce que les musulmans, en général, ne lui pardonnent pas, (sic !). Il ne faut pas mélanger les problèmes. Aujourd’hui le plus grands pays musulmans coopèrent avec Israël. Personnellement, je trouve Monsieur Hassan Chelghoumi pertinent dans la cause d’un l’islam républicain, d’un islam de paix ». Foudil Benabadji. 

Ce site est destiné à être, rapidement, privé.

Le service fonctionnera à l’identique des journaux.

Ce site : https://education-citoyenneteetderives.fr est visité par 205 000 personnes, à la date du 15 août 2020. Le 18 octobre 2020, nous avons enregistré 237 035 personnes (à midi).

Du 15 aout 2020 au 18 octobre 2020 soit 64 jours nous avons enregistré :    237 035 – 205 000 = 32 035 personnes soit : 32 035 : 64 = 500,5 par jour

Une seule personne s’est fait connaitre mais avec un nom d’emprunt. Dans un proche avenir, nous n’écrirons plus pour des personnes que nous ne connaissons pas. Ce site  deviendra privé.

Pour les personnes intéressées, le service fonctionnera à l’identique des journaux.

Toute demande particulière sera étudiée.

Nous tiendrons compte de toutes les réactions : benabadji@orange.fr 

 

 

 

 

 

Hommage à l’enseignant décapité, Samuel Paty.

 

Toutes mes pensées à la famille de Samuel Paty

Père de famille, âgé de 47 ans et professeur au collège du Bois d’Aulne dans les Yvelines, il était très investi et enseignait la liberté d’expression à ses élèves en cours d’éducation civique. Il a été tué ce vendredi 16 octobre à la sortie de son collège.

Ses élèves se souviennent de lui comme étant un professeur « à fond dans son métier », « qu’il aimait beaucoup ». Samuel Paty, enseignant d’histoire-géographie au collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) est mort, décapité à la sortie de son établissement par un jeune radicalisé de 18 ans. 

En tant que référent des aumôniers musulmans des hôpitaux de Chambéry – Aix les Bains et de Bassens j’exprime mon horreur face à cet assassinat et adresse mes pensées à ses proches, ses collègues, ses élèves, sa famille. La douleur de perdre un proche, un professeur, un collègue est insupportable, particulièrement dans de telles conditions. 
Dès l’annonce d’une telle conflagration, on tempête toujours la sempiternelle remarque : « les musulmans ne font rien! »

Samuel Paty, professeur de 47 ans assassiné vendredi à la sortie du collège où il exerçait était fortement investi dans sa mission de transmettre la liberté d’expression à ses élèves.

Notre groupe a développé des thèses sur le plan Informations/Prévention sur les dérives sectaires de l’islamisme et créé des outils de formation à la laïcité et au Fait Religieux (Panneaux et diaporamas). Cette islam violent irrigue quotidiennement les associations et les personnes qui gravitent dans la nébuleuse des Frères musulmans qui, eux, prônent un islam politique, intégral et favorisent le fondamentalisme avec le Wahhabisme, le Salafisme et le Tabligh… 

Les djihadistes n’ont plus de territoires actuellement, mais ils gardent un patrimoine de haine intacte. On parle de plusieurs milliers de cellules dormantes qui pourraient constituer une menace pendant des décennies dans notre société française ! 

Depuis trente ans, les dérives islamistes s’attaquent insidieusement aux valeurs de la République, amenant la société à piétiner ses principes, notamment la laïcité et l’égalité hommes-femmes. 

Il s’agit aussi de financer des mosquées/centres culturels, lieux de vie pour une partie de la communauté musulmane conformément aux préceptes d’Hassan Al-Banna, le fondateur de la confrérie des Frères musulmans.

L’objectif des islamistes, serait-il  « de salafiser » les musulmans qui y vivent et aussi  « d’islamiser » les populations non musulmanes ? C’est ce qu’ils prétendent et parfois, clament, comme ils l’ont fait à Molenbeek en Belgique, d’où sont partis les tueurs du Bataclan ! 

Encore une fois, la prévention et la lutte contre les dérives sectaires nécessitent une action soutenue et protégée. 

Madame Taubira, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, entourée de trois collaboratrices, lors de la réception à Paris le 6 janvier 2015 et le lendemain, nous avons subi le massacre de Charlie Hebdo…une prémonition ?! Non, ils n’ont aucun obstacle, le bon sens indique ainsi à tous les profanes, que la violence va arriver, et qu’il n’y a pas de raison pour qu’ils s’arrêtent. C’est comme si on les y encourage. 

« Dès qu’il s’agit de radicalisationon nous demande de prêter attention aux signaux faibles et de remonter toutes les informations, mais rien n’est fait »

Les islamistes ont déjà noyauté le service public, sur le terrain hospitalier, une présence plus importante du religieux chez le personnel soignant. « Les religieux ont, à présent, clairement infiltré l’univers de la santé,

Il faut aussi s’intéresser aux chiffres : 40 % des musulmans placent les valeurs religieuses au-dessus de celles de la République et 21 % des moins de 25 ans ne condamnent pas les tueries. Il y a un grand travail à faire sur la plan civique et civil. Le musulman à peur d’être moins musulman, or, il ne s’agit que de le conforter dans sa croyance, mais dans le cadre strictement personnel. On n’interdit pas aux musulmans de croire, par contre, on interdit l’islam politique, fondamentaliste, wahhabite, salafiste…tout cela enrobé par les fameux frères musulmans…qui conduisent à la violence. 

Notre pays fait face à cette croisade d’infiltration et de violence, menée de l’intérieur depuis près de trente ans.

« On ne peut pas renoncer, et là, il ne faut pas lâcher. Ces territoires ont besoin de colonnes vertébrales républicaines pour les accompagner et les sortir de l’influence islamiste présente dans ces quartiers et nous nous devons d’être un rempart contre l’islamisme.» Mais les autorités et le gouvernement sont trop frileux et hésitent encore à agir. Sur ces questions, il faut être ferme sans craindre les procès en discrimination.  » Aujourd’hui, il y a péril en la demeure.»

Il s’agit de s’attaquer à l’entrisme islamiste avec fermeté. Nous sommes confrontés à des gens qui refusent le mode d’organisation de notre pays et si notre République n’est pas capable de mettre des limites, il faudra s’en prendre qu’à nous même, parce qu’on aura, dangereusement, bâtit un grand risque d’affrontement.