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“Diversité” : l’un des poncifs les plus idiots de la classe politique

Diversité. Ce mot ne fait en réalité qu’assigner chacun à une identité de groupe, ce qui contredit la loi et l’esprit de la République française.

Sarah El Haïry, une ministre face au “New York Times”

Le grand moment d’incompréhension, voire d’hostilité, que vous avez connu à Poitiers

Sarah El Haïry, une ministre face au "New York Times"

“À aucun moment, le NYT ne tente de discuter du fond de ma position. Ils ont simplement cherché ce qui décrédibiliserait ma réponse”.  © D.R.
Propos recueillis par

Dans un article publié la semaine dernière, le quotidien américain est revenu sur le débat houleux qui avait opposé, en octobre 2020 à Poitiers, Sarah El Haïry à des jeunes réfractaires au principe de laïcité. Le « NYT » prend leur parti et décrit une France « laïque et daltonienne ». Dans « Marianne », la secrétaire d’État chargée de la Jeunesse et de l’Engagement auprès de Jean-Michel Blanquer pourfend cette « lecture binaire » du « New York Times ».

Marianne : Le « New York Times » décrit une France « laïque et daltonienne ». Que répondez-vous ?

Sarah El Haïry : C’est une lecture extrêmement basique qui nie notre histoire et notre identité. « Daltonien », cela veut dire qu’il n’y a aucune nuance, aucune complexité, aucune diversité. Et c’est l’extrême opposé de l’universalisme. La lecture que fait le New York Times de notre pays, de notre société, est binaire. Soit vous êtes intersectionnel pro-woke, soit vous êtes juste un réac’ républicain. Alors que si l’on prend notre histoire, elle est faite de beaux moments et d’autres plus compliqués. Elle est faite de victoires et de défaites. Elle est surtout faite d’un commun et donc d’une lecture qui ne repose pas sur la différence ou sur la communauté à laquelle on se rattache, à la différence des Américains. Aujourd’hui, malheureusement, certains ont décidé de chausser des lunettes américaines pour observer notre société, alors que nous n’avons ni la même histoire, ni le même héritage.

Le grand moment d’incompréhension, voire d’hostilité, que vous avez connu à Poitiers est donc lié selon vous à une américanisation des esprits ?

À ce moment-là, c’était moins le prisme américain, la cancel culture, qui pousse à déboulonner nos statues, à changer les titres des livres, à regarder le passé avec les lunettes d’aujourd’hui, une vision du monde qui va chercher la somme des différences pour opposer et fragmenter au lieu d’unir. À Poitiers, c’était plutôt le pan de la victimisation, qui est un syndrome ayant au fond les mêmes racines : « Je suis victime de discriminations et je vais prendre comme étendard exclusif la cause que je défends », alors que la promesse universaliste, la promesse française, c’est de lutter contre les discriminations, car nous faisons corps, nous faisons Nation, car notre destin est lié.

« Nous ne pouvons pas nous définir par notre propre discrimination. »

Parce que nous sommes une grande Nation, parce que nous sommes les héritiers de Félix Éboué, de tellement de grands hommes quelle que soit leur couleur ou leur histoire, celui qui discrimine est celui qui attaque toute la communauté nationale, et notre réponse ne peut être que commune. Cela n’empêche en rien de lutter avec fermeté contre les discriminations, comme nous le faisons par exemple à travers la plate-forme de signalement dédiée souhaitée par le président de la République et qui a été mise en place en février dernier. En revanche, nous ne pouvons pas nous définir par notre propre discrimination mais au contraire par la force du collectif auquel nous appartenons, la France.

Vous seriez face à un double front : celui des jeunes qui se définissent comme offensés et la vision communautariste américaine qui s’y superpose. Comment démêle-t-on cet écheveau ?

Il faut que ces jeunes prennent conscience que ces discours victimaires les condamnent. Quand vous avez 14-15 ans et que la seule énergie que vous avez est de vous dire que vous êtes une multivictime de multidiscriminations parce que vous vivez en France, c’est ne plus avoir d’énergie pour entreprendre, pour croire en son avenir, pour étudier. Je me considère comme antiraciste, et ce n’est pas pour autant que je suis pro- « réunions non mixtes racialistes ». Ce nouveau racialisme est le racisme d’aujourd’hui.

À LIRE AUSSI : “Chez les jeunes professeurs, on constate une vision minimaliste de la laïcité”

On ne regarde plus le combat citoyen des Français contre ces discriminations mais la couleur de peau pour savoir si celui qui parle est légitime ou non. Moi-même, je me définis bien entendu comme française. Mais, dans le regard de ces racialistes-là, je suis une traîtresse, parce que je suis la fille d’une première génération avec deux parents nés à l’étranger. Avec mes gènes, ils ne comprennent pas comment je peux tenir un discours aussi universaliste. Eux sont en train de créer une nouvelle génération d’offensés, de victimes.

Le « New York Times » vous renvoie à la question sociale. Vous auriez cette position idéologique car vos parents s’en sortaient bien…

À aucun moment ils ne tentent de discuter du fond de ma position. Ils ont simplement cherché ce qui décrédibiliserait ma réponse. Ils ignorent que, dans ma vie familiale, nous avons eu des moments difficiles et suffisamment difficiles pour avoir besoin d’aides sociales. Je suis issue d’une famille monoparentale avec les difficultés économiques et sociales que cela comporte. C’est l’école de la République qui m’a permis de me construire, c’est aussi un État protecteur qui ne fait pas la différence entre ses enfants, qui soigne, qui loge. Et fait bouclier.

Certains jeunes interrogés estiment que la police peut-être à la fois républicaine et raciste. Ils font référence aux contrôles au faciès.

C’est le strict opposé. Une institution telle qu’elle est construite, par essence, on ne peut pas la qualifier de raciste. On voit bien la suite de leur propos : l’État est raciste, la France est raciste. Il y a effectivement eu des États racistes, dans le monde et dans l’histoire. Un État raciste est un État qui fonde une différence sur la couleur de peau ou sur une religion, qui donne le droit ou pas d’entrer dans un endroit, d’accéder à certains métiers. Est-ce qu’il y a des discriminations dans notre société ? Oui et elles sont multiples : racistes, antisémites, misogynes, homophobes, transphobes… Toutes ces discriminations méritent de faire bloc.

« Aujourd’hui, on s’est tellement endormi sur ces sujets que l’on n’ose plus aller au combat. La génération woke, ce serait notre avenir, le visage de notre pays dans les 10-15 prochaines années ! »

C’est pour cela que l’on forme nos forces de l’ordre à recueillir la parole, que nos forces de l’ordre ont des caméras. Mais il faut rappeler que ces femmes et ces hommes qui s’engagent, s’engagent pour protéger, font le choix de servir. Ce n’est pas en ciblant des remparts, ceux qui défendent les plus en difficulté, qu’on s’en sort. Notre société n’est pas parfaite mais, institutionnellement, elle est juste. Parce qu’elle est Républicaine, elle ne fait pas de différence ni dans ses lois ni dans ses textes entre les Hommes.

La pénétration des thèses anglo-saxonnes chez les jeunes, comme l’avait montré notre sondage Ifop pour Marianne l’automne dernier, est réelle. Que répond-on à des adolescents ou des jeunes adultes pour qui « le privilège blanc » est un présupposé ?

On repose des repères, on les refait vivre ensemble, on recrée de la fierté en leur redonnant des cadres historiques. On l’a vu avec le Service national universel. On réunit 15 000 jeunes qui viennent de toute la France, de différents milieux sociaux : iI n’y a plus de commun. Il faut leur apprendre pourquoi on est fier d’être Français, leur rappeler que le président du Sénat a été un homme noir, comment les combats à mener sont des combats pour l’égalité et pas d’opposition entre les communautés.

Aujourd’hui, on s’est tellement endormi sur ces sujets que l’on n’ose plus aller au combat. La génération woke, ce serait notre avenir, le visage de notre pays dans les 10-15 prochaines années ! Où va-t-on si on ne transmet pas l’esprit critique et la capacité à défendre les grands héritages, la liberté d’expression et la liberté de conscience ? Quand, à Poitiers, certaines jeunes affirment qu’il faut interdire à des journalistes de parler d’islam car ils seraient pro-israéliens, cela m’inquiète. Quand ils expliquent qu’ils veulent le retour des signes religieux dans les établissements scolaires, cela m’inquiète.

Mais nous y arriverons en faisant front. Jean-Michel Blanquer le fait depuis 2017 et il a été l’un des rares à assumer cette bataille. C’est pour cela que je suis fière d’être à ses côtés. Depuis Poitiers, nous travaillons sur le renforcement des modules « principes de la République » pour le BAFA pour tous ces jeunes qui encadrent nos enfants. On a sorti un vade-mecum de la laïcité dans les accueils collectifs de mineurs. Il faut une réponse culturelle et universitaire. Il ne faut pas vouloir éviter ce nécessaire combat. À Poitiers, comme je cherchais du commun, j’ai chanté la Marseillaise.

Vous ne l’avez pas trouvé, ce commun…

Pas là. Mais les messages ont été passés et ce n’est pas pour autant que je renonce.

 “La politique de la ville doit être un outil privilégié de fabrication du creuset républicain”

La création d’une Vigie de la laïcité annoncée…

… pour lutter contre les manipulations de ce principe

Rédigé par  

Treize personnalités parmi lesquelles figurent Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène, duo emblématique de l’Observatoire de la laïcité, ont annoncé la naissance d’une Vigie.


La création d'une Vigie de la laïcité annoncée pour lutter contre les manipulations de ce principe
 
Quelques jours après l’annonce officielle de la disparition de l’Observatoire de la laïcité,treize personnalités ont annoncé, mercredi 9 juin, la création d’une nouvelle structure baptisée la « Vigie de la laïcité », destinée à apporter « une expertise citoyenne fondée sur la raison, la connaissance et le débat critique ».

L’ancien président de l’Observatoire de la laïcité Jean-Louis Bianco et l’ex-rapporteur général Nicolas Cadène figurent parmi les fondateurs de cette association. Sont réunis autour d’eux les historiens Jean-Marc Schiappa, Jean Baubérot, Philippe Portier et Valentine Zuber, les sociologues Michel Wieviorka et Nilufer Gôle, le philosophe Olivier Abel, l’anthropologue Dounia Bouzar ou encore la présidente de l’association Coexister France Radia Bakkouch.

Dans une tribune publiée au Monde, ils s’inquiètent de l’instrumentalisation politique qui est faite de la laïcité par des idéologues qui dénaturent les fondements de ce principe. « Diverses relectures, en rompant son équilibre savamment dosé, parfois même en se situant dans la lignée de ce qui avait pourtant été refusé par ses principaux architectes, Aristide Briand et Jean Jaurès au premier chef, menacent le consensus national nécessaire autour de la laïcité », écrivent-ils.

Une vigie « au plus loin du culte contemporain de l’immédiateté, du clash et de l’émotion »

« De nos jours, la laïcité est souvent manipulée, comme si elle devait − et pouvait à elle seule − résoudre tous les problèmes de la société. Elle est alors une ressource utilisée pour mener des combats idéologiques et politiques, elle divise… au lieu de rassembler », constatent les fondateurs de l’association dès les premières lignes de la tribune.

« La puissance publique ne peut ni ne doit imposer un régime particulier de vérité. Elle doit, au contraire, adopter une posture d’arbitre qui, en exerçant sa neutralité active, assure la préservation de la liberté de conscience individuelle et la liberté de religion et de conviction collective », affirment les signataires de la tribune, qui estiment « important, pour rappeler la teneur démocratique de ce projet républicain, que s’exerce une veille active, et que soient données des informations fiables et proposées des formations adéquates à la compréhension » de la laïcité.

« La vigilance doit éviter que la laïcité dévie de son cadre juridique éprouvé, et se coupe de la philosophie politique libérale contenue dans la loi de 1905 qui l’a toujours guidée. Elle doit aussi permettre de continuer à mener une réflexion active sur les modalités, éventuellement nouvelles, de l’application de la laïcité face aux défis contemporains. »

Cet organisme se veut être « indépendant » et « citoyen », « à la disposition tant du grand public que des acteurs de terrain, des médias ou des responsables politiques ». L’association entend proposer divers contenus afin d’offrir un meilleur éclairage sur la laïcité. Ainsi, « au plus loin du culte contemporain de l’immédiateté, du clash et de l’émotion, cette vigie de la laïcité apportera une expertise citoyenne fondée sur la raison, la connaissance et le débat critique », concluent-ils.

Les statuts de l’association seront adoptés le 19 juin après une réunion du conseil d’administration. Jean-Louis Bianco, qui en est le président, l’assure auprès de l’AFP : « 0n ne règle aucun compte » et la Vigie de la laïcité ne sera « pas un Observatoire (de la laïcité) bis », qui va être prochainement remplacé par un comité interministériel.

Lire aussi :
La disparition de l’Observatoire de la laïcité officialisée, un « comité interministériel » à la place
Séparatismes : l’Observatoire de la laïcité (r)appelle médias et politiques à leurs responsabilités
En finir avec les idées fausses sur la laïcité, par Nicolas Cadène

Voir aussi la vidéo de La Casa del Hikma : La laïcité, un outil contre les religions en France ?

En Algérie au Koweït des voix s’élèvent contre les violences faites aux femmes

MeToo secoue le monde arabe

Internet et ses réseaux sociaux donnent plus d’impact à ces mobilisations, qui réclament une prise de conscience des e ets du patriarcat, ainsi que des législations plus sévères. Les gouvernements louvoient et ne tolèrent pas que les revendications s’étendent à la sphère politique.

Alger, 3 octobre 2020. Le corps sans vie d’une jeune femme est découvert dans une station-service désaKectée de la banlieue est.

Chaïma F., 19 ans, a été violée puis lardée de coups de couteau avant d’être brûlée à l’essence. Arrêté, son assassin, qui avait déjà tenté de la violer en 2016, reconnaît les faits. L’émotion est grande. La presse consacre une large couverture au crime et, sur

Internet, le slogan « Je suis Chaïma » accompagne de très nombreuses diatribes exigeant l’exécution du coupable. Tandis que les féministes appellent à une prise de conscience du caractère systémique des violences inQigées aux femmes, c’est surtout la Nn du moratoire sur l’application de la peine capitale quimobilise (1). « Il fallait recentrer le débat, commente Mme Wiame Awres, cofondatrice du site Féminicides Algérie (2).

Comme chaque fois qu’un tel drame se produit, nous avons faitoeuvre de pédagogie pour expliquer ce qu’est un féminicide, c’est-àdire, pour reprendre la déNnition de l’Organisation des Nations unies, “l’assassinat d’une femme parce que femme”. Un assassinat dont le caractère structurel ne peut pas disparaître parce qu’on appliquerait la loi du talion. » Féminicides Algérie a recensé vingt-trois femmes tuées au premier semestre 2021, contre cinquante-cinq pour l’ensemble de l’année 2020.

À la mi-novembre, dans une vidéo en arabe algérien de quinze,minutes, des actrices prennent une à une la parole (3). La mine grave, elles énumèrent les injonctions patriarcales, les menaces ou les propos misogynes que leurs soeurs, leurs mères ou leurs Nlles subissent au quotidien. « Lâche le vélo de ton frère et rentre à la maison », « L’homme n’a pas de tares », « On se marie, mais tu arrêtes de travailler à l’université », « Et ce dîner, toujours pas prêt ? », « Tes oncles t’ont vue… Ils vont t’égorger », « Il l’a frappée, elle a dû faire quelque chose », sans oublier l’inévitable « Psssttt ! » lancé à la femme qui passe, et qui essuiera des insultes, voire qui sera suivie et harcelée, si elle ignore l’importun.

La vidéo fait un tabac et provoque de nombreux échanges sur les féminicides et les tabous de la société. Certaines racontent le harcèlement dans la rue ou au travail. D’autres décrivent les attouchements dans les transports en commun ou les violences conjugales. C’est un Qot de colère et de dégoût qui déferle, mais parfois aussi du fatalisme devant l’ampleur des avanies.

« L’engagement féministe ne date pas d’hier en Algérie, rappelle Mme Habiba Djahnine, productrice de cinéma, écrivaine et militante. Mais les récentes campagnes sur les réseaux sociaux ont permis à la fois une vaste libération de la parole, une défragmentation et la prise de conscience collective du fait que les violences contre les femmes existent dans tous les milieux et qu’elles résultent principalement de la nature patriarcale de notre société. »

Depuis 2017 et l’impact planétaire du mouvement #MeToo (« moi aussi »), né aux États-Unis après les accusations portées par plusieurs actrices contre le producteur hollywoodien Harvey Weinstein (4), la majorité des pays arabes connaissent eux aussi une libération de la parole. Facebook, Twitter ou Instagram permettent une dénonciation ou l’expression d’un ras-le-bol qui ont ensuite boule de neige. Certes, des mouvements antérieurs ont existé. En 2012, l’intellectuelle Rula Quawas parraine le travail de quatre étudiantes qui tournent une courte vidéo sur le harcèlement sexuel à l’université de Jordanie à Amman, où elle enseigne (5). Le Nlm, qui coûtera à Quawas (morte en 2017) son poste de doyenne, fait du bruit dans le très conservateur royaume hachémite, mais, à l’heure de l’ébullition générale provoquée par les révoltes populaires, son impact reste modeste.

Failles dans la législation

Dix ans plus tard, les réseaux sociaux ont gagné en inQuence et en utilisateurs. Fin janvier 2021, au Koweït, Ascia Al-Faraj, une blogueuse jusque-là spécialisée dans la mode, suivie par 2,6 millions de personnes sur Instagram, poste sur Snapchat une vidéo où elle laisse éclater sa colère. « Chaque fois que je sors, il y a quelqu’un qui me harcèle ou qui harcèle une autre femme dans la rue. (…) N’avez-vous pas honte ? Nous avons un problème de harcèlement dans ce pays et j’en ai assez. » Aussitôt, les

internautes koweïtiennes prennent le relais (6). Le mot-clic #Lan_Asket (« je ne me tairai pas ») rassemble, via un compte Instagram créé par Mme Shayma Shamo, médecin, des témoignages en arabe ou en anglais. « Nous devons nous exprimer, nous unir et nous défendre les unes les autres, car ce qui se passe est inacceptable », écrit alors Mme Shamo. Les témoignages aXuent du Koweït et du reste de la péninsule arabique. Mariées ou célibataires, mineures, étudiantes, salariées ou au foyer, ces femmes, auxquelles se joignent quelques employées de maison originaires du Sud-Est asiatique, subissent le taharouche (« harcèlement ») en tous lieux. Dans les centres commerciaux, dans les universités, au travail, dans les lieux publics et même aux

abords des mosquées.

La campagne #Lan_Asket rebondit le 20 avril, après l’enlèvement et l’assassinat, devant ses deux jeunes enfants, de la Koweïtienne Farah Akbar par un homme qui la harcelait (7). Un drame auquel fera écho, quelques semaines plus tard, la mort, dans la ville du Kef, dans le nord-ouest de la Tunisie, de Refka Cherni, 26 ans, qui avait porté plainte, certiNcats médicaux à l’appui, contre son mari violent, un agent de la garde nationale. « Retire ta plainte ou je t’égorge » fut la menace de ce dernier lors d’une confrontation au commissariat. Le lendemain, il la tuait de cinq balles. Le motclic

#EnaZeda (« moi aussi »), apparu en 2019 entre les deux tours de l’élection présidentielle, refait alors surface sur les réseaux, avec des critiques acerbes à l’encontre des autorités, accusées de laxisme. Le 20 mai, lors d’une audition au Parlement, la ministre de la justice par intérim Hasna Ben Slimane déclare que la justice a traité en 2019 et 2020 près de 4 000 a Kaires de violences. Un chiKre dérisoire en comparaison des 65 000 plaintes recensées par le ministère de l’intérieur. Après la mort de Refka Cherni, nombre de Tunisiennes font part de leur amertume ; elles en tirent la conclusion que porter plainte ne sert qu’à aggraver le danger. Un constat partagé par des Koweïtiennes, car Farah Akbar avait, elle aussi, porté plainte contre son futur assassin. En Algérie, les neuf enseignantes violées par un groupe d’hommes dans la nuit du 17 mai 2021 à leur domicile de fonction en bordure de la ville de Bordj Badji Mokhtar (Sahara) avaient signalé à quatre reprises aux autorités qu’elles étaient en danger.

Leur syndicat a dénoncé l’insécurité dans laquelle elles vivaient et déploré le manque de réaction des autorités (8).

« Très peu de femmes ont le courage de porter plainte parce qu’elles savent que la justice est lente et qu’elles devront subir les pressions de l’entourage familial pour qu’elles se rétractent, comme ce fut le cas pour Refka Cherni », témoigne Mme Narjess A., médecin.

« Dans nos sociétés, porter plainte pour harcèlement sexuel, c’est d’abord surmonter l’injonction masculine à la pudeur et à la préservation de la réputation de la famille. Évoquer devant des étrangers des attouchements, ou raconter qu’un homme vous a

suivie en exhibant son sexe, c’est inQiger aux siens le ‘ayb, la honte. »

Tous les pays arabes se targuent de posséder des législations qui punissent le harcèlement sexuel et les violences contre les femmes. Mais les principales campagnes menées depuis 2017 par diverses organisations féministes démontrent deux choses. D’abord, la loi est souvent bafouée, de nombreux assassins ou hommes violents n’étant pas inquiétés ou retrouvant rapidement la liberté. Ensuite, ces législations sont souvent incomplètes. Exception faite du Maroc et de la Tunisie, les membres de la Ligue arabe ont tous exprimé des réserves à propos de la convention sur l’élimination

de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes (Cedaw), adoptée par l’Organisation des Nations unies (ONU) en 1979. Cela empêche les organisations féministes de s’appuyer sur ce texte de référence pour exiger de leurs États des lois plus adaptées. De même, il n’existe pas au sein de la Ligue arabe de texte spéciNque comparable à celui du Conseil de l’Europe contre les violences à l’égard des femmes, que vient de révoquer la Turquie.

Aucun pays arabe, pas même la Tunisie, qui dispose pourtant depuis 2017 d’un arsenal juridique ambitieux contre les violences faites aux femmes, ne pénalise explicitement le viol conjugal, objet de récentes arguties théologiques sur sa licéité en

Égypte (9). Dans les monarchies du Golfe, la loi ne prévoit rien contre les violences domestiques. En Algérie, l’auteur d’un féminicide peut bénéNcier de circonstances atténuantes en cas d’adultère. En Jordanie comme en Irak et en Syrie, la justice accepte les arrangements entre familles dans le cas d’un crime dit « d’honneur ». Au Maroc, pays où une enquête du ministère de la famille datant de 2019 révèle qu’une femme sur deux a subi des violences, des victimes de viol hésitent à porter plainte car elles peuvent être poursuivies par la justice pour avoir eu des relations sexuelles hors mariage. Une situation que dénonce la websérie #TaAnaMeToo (« même moi [je suis] MeToo »).

En Égypte, comme l’a bien montré le Nlm Les Femmes du bus 678, du réalisateur Mohamed Diab (2010), le harcèlement sexuel est un Qéau. Dans une enquête de l’ONU réalisée en 2013, 99,3 % des femmes égyptiennes interrogées ont déclaré avoir été victimes d’une forme de harcèlement (10). Ce pays est d’ailleurs l’un des seuls du monde arabe où les campagnes #AnaKaman (« moi aussi ») ne se contentent pas d’être générales ou de réagir à un crime, mais visent nommément des individus. En juillet 2020, le compte Instagram « Assault Police » (« police des agressions ») a mis en cause pour des viols et du harcèlement sexuel un ancien étudiant de l’Université américaine du Caire, membre de la jeunesse dorée. Plus de cinquante femmes ont pu alors témoigner de ce qu’il leur avait fait subir en toute impunité.

« Soyez des femmes respectables »

La gravité du phénomène est telle qu’en juillet, après des années de tergiversations, la Chambre des représentants égyptienne a approuvé un texte qui transforme le délit de harcèlement sexuel en crime. Et même le grand mufti Shawki Allam monte au créneau : « Le harcèlement sexuel est interdit par la loi islamique.

Il Ngure parmi les pires péchés et il ne saurait être justiNé par l’habillement des femmes », déclare-t-il (11). Mais l’écoutera-t-on ? Suspendu quelques semaines en juillet 2020 pour avoir aUrmé que « les vêtements courts et serrés sont la raison du harcèlement sexuel », l’imam Abdallah Roshdy sévit de nouveau sur les réseaux sociaux, où ses partisans sont nombreux.

Quel impact ont les mobilisations féministes sur les gouvernements ? Comme le relève Mme Djahnine, « ces campagnes leur permettent d’a Urmer que la liberté d’expression existe dans leurs pays. Et, même s’ils concèdent quelques lois — qui restent à appliquer —, ils sévissent dès que le militantisme féministe s’élargit à des revendications politiques plus larges ». L’exemple le plus emblématique en est celui de l’Arabie saoudite, où de nombreuses militantes sont persécutées. Mme Loujain Al-

Hathloul a d’abord lutté pour que les Saoudiennes obtiennent le droit de conduire une voiture et puissent s’aKranchir de la tutelle masculine, avant d’oser revendiquer une démocratisation progressive de son pays. Arrêtée en mars 2018, elle a passé deux

ans en détention provisoire, où elle a subi torture et sévices sexuels, avant d’être condamnée à cinq ans et huit mois de prison par un tribunal antiterroriste. Elle a été relâchée en février 2021, mais avec l’interdiction de quitter le royaume. Son tort a été d’indisposer le prince héritier Mohammed Ben Salman, qui se veut le seul maître de la modernisation de sa société (12). « Dans nos pays, le message de l’État est : “Soyez des femmes respectables pour qu’on vous protège.” Ce même État impose sa déNnition patriarcale de la respectabilité », déplore Mme Mozn Hassan, qui dirige une association de défense des droits des femmes en Égypte.

Et les hommes dans tout cela ? Quand on pose la question à Mme Djahnine, sa réponse débute par un rire franc. « Toutes ces campagnes ont provoqué un basculement et une prise de conscience.

Il y a bien un après-# MeToo, et beaucoup d’hommes se disent désormais favorables à la cause féministe. Mais les tiraillements persistent, surtout quand on aborde des questions concrètes, comme les attitudes oKensantes que certains disent être de la séduction. Et ne parlons pas de la question de la répartition des tâches au sein du

couple… Mais nous progressons. Pas à pas. »

Akram Belkaïd

René Maran, un Homme dont la place est parmi les hommes

Qui se souvient encore de ce grand écrivain qui fut le premier écrivain noir à recevoir le Prix Goncourt en 1921 ?

René Maran, Batouala. Préface d’Amin Maalouf. Albin Michel (2021)

Qui se souvient encore de ce grand écrivain qui fut le premier écrivain noir à recevoir le Prix Goncourt en 1921 ? Peu de gens, à commencer par l’auteur de ces lignes… Les éditions Albin Michel, guidées par d’humaines mains ont fait œuvre de piété éditoriale et ont voulu fêter comme il se doit ce grand centenaire qui va de 1921 (date d’attribution du Prix) à 2021, date de la présente réédition.

C’est aussi une problématique d’actualité, mais sans reprendre les outrances inacceptables de la soi-disant cancel culture qui ne propose rien d’autre qu’une éradication du passé historique de notre civilisation. Mais reconnaissons, aujourd’hui encore, sans avoir à battre sa coulpe à longueur d’année, qu’être à la fois homme noir et écrivain français est une tâche ardue. On est alors attaqué de toutes parts : par les exploiteurs qui estiment avoir tous les droits contre ceux qui sont noirs, et cette frange minoritaire, mais agissante d’écrivains ou d’intellectuels noirs qui considèrent que vous n’allez jamais assez loin dans la dénonciation de l’iniquité, que vous êtes l’alibi noir de la domination blanche, etc.

Ce fut une belle idée de demander une préface à M. Amin Maalouf qui analyse parfaitement bien les défis qui furent ceux de cet écrivain né à Fort-de-France en 1887, de parents guyanais et qui quitta ce monde en 1960, à Paris, au moment où s’amorçait le grand tournant de la décolonisation. Il est des époques, Karl Jaspers aurait parlé d’un temps axial, au cours desquelles les esprits sont surchauffés et ne savent guère apprécier une attitude modérée, nuancée, fine : ce fut le cas de cet homme, René Maran, qui voulait croire que les atrocités commises contre les peuples colonisés étaient étrangères à notre culture humaniste française et violaient l’esprit de toutes nos valeurs et de nos lois. Notamment du judéo-christianisme qui enseigne l’universalité de la loi morale, sans distinction de race, de religion ou de couleur de peau. Ce judéo-christianisme dont l’auteur semble se gausser quand il compare les mœurs sociales des deux côtés : chez les blancs , comme il les appelle, et les Noirs. J’y reviendrai plus bas.

Je ne résiste pas à la joie, un peu triste, de citer ce beau passage, un peu pathétique cependant où un homme opprimé jette une bouteille à la mer. Qu’on en juge : Honneur du pays qui m’a tout donné, mes frères de France, écrivains de tous les partis, vous qui, souvent, disputez d’un rien et vous déchirez à plaisir et vous réconciliez tout à coup, chaque fois qu’il s’agit de combattre pour une idée juste et noble, je vous appelle au secours, car j’ai foi en votre générosité.. 

La sincérité, l’authenticité d’un tel passage ne me laisse pas indifférent et me rappelle un principe de l’éthique  talmudique traitant de la sincérité : les paroles qui proviennent du cœur touchent le cœur (de celui auquel on s’adresse). 

Après cette poignante introduction écrite plus d’une décennie après l’attribution du Prix Goncourt, l’auteur introduit son héros, le chef de village, Batouala,  force herculéenne et esprit assez fin dans l’exercice de ses fonctions.

Mais l’auteur se livre à une sorte d’étude de contraste entre les deux civilisations, celle conquérante et ambitieuse de l’homme blanc et l’autre, plus économe en effort, de l’humanité noire. Mais René Maran le fait avec humour, tout en se moquant de ce Batouala qui fait l’éloge de la fainéantise qu’il distingue soigneusement de la paresse… Alors, pourquoi se lever le matin, se demande Batouala ? On sent que René Maran utilise ce subterfuge pour stigmatiser le laisser-aller de l’homme noir qui a du mal à émerger des brumes du sommeil ; son chien roux, qui est à son image, l’imite ainsi que l’une de ses concubines dormant toute nue et que son seigneur et maître honore, chaque matin que Dieu fait, même durant son sommeil… Il est évident que de telles descriptions poursuivent un but pédagogique in petto.. Comment voulez-vous, dans de telles conditions, dépasser votre sort actuel, faire cesser l’exploitation, les brimades, voire les abus, les frustrations en tout genre ?

Mais je comprends aussi qu’une partie des lecteurs blancs se soient indignés en lisant les caricatures que René Maran fit d’eux : par exemple, leur côté douillet, la moindre piqure d’insecte leur arrache de hauts cris, ils sont fragiles, leur  peau ne supporte pas la moindre égratignure, etc… Et puis l’auteur tente de rétablir un certain équilibre, notamment en parlant de la vigueur amoureuse de Batouala qui veille sur un harem de neuf femmes qu’il ne veut partager avec personne. Mais l’auteur vante aussi les charmes d’un tout jeune homme, beau et fort, qui honore toutes celles qui en font la demande. Et on lit aussi une critique amusée de l’infidélité conjugale qui, lorsqu’elle se produit, est vite réglée ou réparée par l’envoi de quelques victuailles et des mots d’excuse. Et tout finit par rentrer dans l’ordre.

On sent bien que c’est la morale judéo-chrétienne qui est ici finement critiquée. Après tout, nous assure l’auteur, un homme est fait pour une femme et inversement. Sous-entendu, le désir doit pouvoir s’exprimer librement. Quant aux fêtes des Noirs cela ressemble à de véritables orgies puisqu’après fait bombance on cède aux charmes des femmes…

Les femmes et leurs techniques de séduction, il en est largement question, entrecoupées de la supériorité putative des mâles noirs en comparaison que ce que les blancs sont à même d’offrir. Mais par delà ces plaidoyers pro domo, on est bouche bée d’admiration en constatant l’imposant registre lexical de l’auteur. Ses descriptions de la brousse, des animaux, des paysages, des cases et des gens impressionnent le lecteur. L’auteur méritait vraiment son Prix Goncourt et a dû suivre un enseignement solide en langue française et en philologie romane, digne des classes préparatoires de l’École Normale Supérieure.

C’est en fait un plaidoyer en faveur de l’égalité des droits des Noirs. Et c’est ce qui fait la grandeur morale de ce roman. C’est au chapitre V  que nous lisons tout le changement apporté par la survenue des conquérants blancs. Je retiens une phrase significative : notre soumission ne nous mérita pas leur bienveillance…Quelle phrase !

Mais il y a mieux ou pire, si j’ose dire :  Nous ne sommes que des chairs à impôt. Nous ne sommes que des bêtes de portage Des bêtes. Des bêtes. Même pas. Un chien ? Ils le nourrissent, et soignent leur cheval. Nous ? Nous sommes, pour eux, moins que ces animaux. Nous sommes plus bas que les plus bas. Ils nous crèvent lentement.

Et je ne relève que cela du long discours tenu par le vénérable chef de village. Au nom de la couleur blanche, tout est permis…  Mais on peut comprendre le choc de ces deux cultures ou traditions quand on lit le chapitre décrivant les cérémonies de circoncision et d’excision… C’est indescriptible et permet de mesurer le fossé infranchissable entre les blancs et les noirs, du moins à cette époque-là. Et René Maran nous captive par ses descriptions, fruit de ses observations aux premières loges. Ces évocations sont aussi étonnantes que les rites funéraires en cours chez les Noirs.

Le vieux père du chef de village Batouala vient de décéder. Au lieu de la porter en terre le plus vite possible, on expose le cadavre pendant de longues journées de grande chaleur, ce qui accélère la décomposition de ce même cadavre. La raison invoquée de cette fidélité à la coutume, c’est l’assurance que le corps ainsi exposé est vraiment sans vie… Car, nous dit l’auteur, il est arrivé que le supposé mort ne le soit pas vraiment… Et d’ajouter avec ironie : comment voulez-vous que les blancs comprennent de telles coutumes, puisqu’i est arrivé par le passé que les cadavres bougent ? Et ils ajoutent même que la puanteur est le signal donné par le défunt qu’il est temps d’enterrer. Pour eux, c’est un langage qu’ils sont les seuls à comprendre…

Ce livre de René Maran contient aussi un autre texte intitulé Youmba la mangouste. Mais je trouve que c’est le précédent texte consacré au grand guerrier Batouala qui doit retenir notre attention. C’est bien dans celui-ci que l’auteur développe ses idées et bat en brèche l’idéologie esclavagiste. Cette lecture, de nos jours, devrait nous faire le plus grand bien, sans jamais tomber dans des excès. En allemand,  le grand Goethe nous le dit, c’est le tour de main qui est décisif, comme en cuisine : In der Kürze liegt die Würze. 

En d’autres termes, il arrive que les plus grands idéaux soient très mal défendus. Car, disait Charles de Gaulle, la seule querelle qui vaille est celle (autour de la dignité) de l’Homme…, En notre temps.

Maurice-Ruben Hayoun

 

 

Michel Cymes : les soignants responsables de la 4ème vague ?

 L’animateur ne mâche pas ses motsNews People

Michel Cymes : les soignants responsables de la 4ème vague ? L’animateur ne mâche pas ses mots
 
 
Michel Cymes a un avis très tranché sur la vaccination. Lui qui encourage le plus de monde possible à se faire immuniser ne comprend pas le choix de certains soignants de ne pas s’y plier.

Après des mois à attendre qu’un remède miracle puisse nous sortie de la crise sanitaire, les vaccins ont enfin fait leur apparition. Mais à l’heure où se faire vacciner est plus qu’encouragé par le gouvernement, les voix des opposants se font entendre. Plusieurs manifestations se sont déroulées pour protester contre l’instauration du pass sanitaire et son extension. Désormais, aller au cinéma, prendre le train ou l’avion, aller au restaurant ou dans un bar est interdit si l’on n’est pas vacciné. Une situation qui fait rager. Notamment au sein des équipes médicales pourtant en première ligne face à la maladie. La vaccination des soignants sera même obligatoire dès le 15 septembre prochain, sous peine de ne pas se voir verser de salaire. La colère est grande, l’incompréhension également. Inès Loucif, ex-candidate de Koh-Lantainfirmière, avait poussé un coup de gueule : « Imposer le vaccins aux soignants, je suis tellement écoeurée. Ça a applaudi à 20 heures et maintenant ça met au pied du mur. Et ça nous prend pour des cons, excusez-moi le terme, en nous disant “si vous voulez retrouver une vie normale”, alors que ça ne sera plus jamais le cas ».

En colère contre les soignants

Michel Cymes, médecin ORL de formation, n’est pas vraiment de cet avis. L’animateur de 64 ans s’en prenait même récemment à Sophie Marceau, pas vraiment décidée à courir se faire piquer : « Je pense que quand on est connu et qu’on va contre l’avis des plus grands scientifiques mondiaux, on ferait mieux de se taire et de garder son avis pour soi ». Cash avec la star de La Boum, il l’a été tout autant avec le personnel soignant, remonté contre la décision annoncée par Emmanuel Macron.

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Celui qui a récemment fait ses adieux à son poste de médecin a évoqué la quatrième vague de Covid-19. S’il n’a pas spécialement partagé son ressenti sur la chose en raison de la polémique qu’il avait créée en début de crise, Michel Cymes est ferme. Tant que la majorité de la population ne sera pas vaccinée, le cauchemar continuera. Et les soignants ont leur rôle à jouer d’après ce qu’il affirme à Télé Poche : « Il semble que le variant soit sensible aux vaccins. Donc, s’il y a quatrième vague, on la devra à ceux qui n’ont pas voulu se faire vacciner, à commencer par le personnel soignant ». Une pique qu’ils devraient sentir passer…