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Revivez le décollage vers l’espace de Jeff Bezos à bord de sa fusée New Shepard

C’est une grande étape du tourisme spatial. Mardi 20 juillet à 15h (heure française), le fondateur d’Amazon s’est élancé avec la fusée New Shepard.

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Revivez le décollage vers l’espace de Jeff Bezos à bord de sa fusée New Shepard

C’est une grande et nouvelle étape pour la bourgeonnante industrie du tourisme spatial. Mardi 20 juillet à 15h (heure française), le fondateur d’Amazon s’est élancé avec la fusée New Shepard développée par sa société Blue Origin. À son bord, quatre passagers: son frère Mark Bezos, Oliver Daemen, un jeune de 18 ans et Wally Funk une pilote émérite de 82 ans. L’homme le plus riche de la planète a rejoint le club des astronautes à bord du premier vol habité, neuf jours après que le fondateur de Virgin Galactic, Richard Branson, a lui aussi franchi les confins de l’atmosphère terrestre, coiffant au poteau l’ex-PDG d’Amazon dans cette bataille de milliardaires.

 

 

 

 

Colloque conclusif femmes et religions en Méditerranée

Ce colloque s’organise en deux temps distincts

COLLOQUE CONCLUSIF
FEMMES ET RELIGIONS EN MÉDITERRANÉE
 
   
FORMATION | RECHERCHE | RENCONTRES, DÉBATS | ART & CULTURE  
Anthropologie des images numériques : au-delà du visuel
   
Deux temps forts
Une journée académique et une table ronde en soirée
Jeudi 9 septembre 2021 – 9h30 à 18h / 20h à 22h
 
 
  Ce colloque permettra de partager les fruits d’une recherche de deux années sur les évolutions passées et les transformations présentes affectant les femmes méditerranéennes en particulier lorsqu’elles sont liées, d’une manière ou d’une autre, aux convictions et aux prescriptions religieuses.

L’équipe de recherche a souhaité revenir sur les formes prises par le patriarcat à travers les âges et sur les mutations sociales qui le font évoluer depuis quelques années.
Plusieurs questions se posent en effet : Quels ont été les processus de construction historique des discours religieux sur les femmes et parallèlement, quels ont été les modes d’appropriation proprement féminins du religieux, d’hier à aujourd’hui ?

Ce colloque s’organise en deux temps distincts :
  • Une journée académique, à travers trois table rondes thématiques prenant en compte à chaque fois les trois grandes traditions religieuses (Judaïsme, christianisme et islam).
  • Une table ronde, en soirée, ouverte à un plus large public, fera dialoguer des représentantes particulièrement engagées du point de vue religieux. Confrontant leur expérience, leurs joies et les difficultés qu’elles peuvent rencontrer dans leur ministère, celles-ci nous rediront aussi leurs espoirs en un avenir religieux réellement partagé entre les femmes et les hommes, croyants et croyants, à égalité.


Le colloque est placé sous la direction de Valentine Zuber, directrice d’études, titulaire de la chaire de « Religions et relations internationales, EPHE-PSL, Alberto Fabio Ambrosio, professeur de théologie et de l’histoire des religions à la Luxembourg School of Religion § Society, et Jacques Huntzinger, ancien ambassadeur de France en Israël.

Avec les interventions de notamment Kahina Bahloul, Pauline Bebe, Céline Béraud, Sonia Dayan-Herzbrun, Imad Khillo, Stéphanie Laithier, Anne-Marie Pelletier… 
 
     
     
 
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En Algérie le nombre de contaminations et de morts explose

La situation sanitaire s’est sérieusement détériorée dans le pays,

Au point de faire passer le reconfinement partiel décidé cette semaine pour tardif. Par , à Alger

Officiellement, le pays a recense 910 nouveaux cas en 24 heures, lundi soir, et 14 deces, mais il ne s'agit que des statistiques de l'institut de reference, l'Institut Pasteur d'Alger.
Officiellement, le pays a recensé 910 nouveaux cas en 24 heures, lundi soir, et 14 décès, mais il ne s’agit que des statistiques de l’institut de référence, l’Institut Pasteur d’Alger. © Billal Bensalem / NurPhoto / NurPhoto via AFP

« Nous sommes quarante millions sur le radeau de la Méduse », résume, dépitée, Inès, pharmacienne dans la banlieue ouest d’Alger, pour évoquer la situation pandémique en Algérie, de plus en plus inquiétante. « Avant, en mars-avril [2020], on entendait parler de morts, aujourd’hui, ce sont des gens que je connais qui décèdent », poursuit-elle. Elle montre sur l’écran de son téléphone en scrollant sur son fil d’actualité Facebook le défilé des condoléances et des annonces funèbres. « Je n’ose plus ouvrir Facebook : chaque fois, je tombe sur des dizaines de condoléances, c’est l’hécatombe. » Plus à l’est, du côté du cimetière El Alia, l’un des plus grands du pays, les carrés des tombes fraîches s’étendent au rythme des enterrements. « Je viens enterrer ma mère, décédée du cancer, mais j’ai arrêté de la pleurer en voyant quatre ambulances arrivées en même temps, des cercueils scellés portés par des brancardiers en combinaison… » témoigne Ahmed, la quarantaine, croisé à la sortie du cimetière. « Je relativise, car moi, ma mère est partie dans mes bras, alors que tous ces malheureux n’avaient pas la chance d’être entourés par leurs proches, c’est horrible, que Dieu leur vienne en aide », poursuit-il, ému.

Michel Onfray. Sa sombre vision du … “monde d’après”

Invité le 17 juillet du think-tank et de la web TV Thinkerview, Michel Onfray a abordé de nombreux sujets en détails. Parmi ceux qui lui tiennent le plus à coeur, après avoir évoqué l’actualité politique et “la France de Macron”, le philosophe a enchaîné longuement sur … la décadence de la civilisation européenne: “Nous allons disparaître, l’Occident va disparaître”, estime-t-il, ajoutant: “La France en est à un stade de coma et de mort avancé”.

«Nous allons disparaître, l’Occident va disparaître. Il n’y a aucune raison pour qu’il puisse continuer à durer», martèle-t-il, expliquant que “la déchristianisation et la mort de Dieu sont parmi les vecteurs du déclin de l’Occident”.

«Le christianisme ne fonctionne plus»

“Le christianisme ne fonctionne plus chez les chrétiens: ils ne croient plus au purgatoire, à l’Enfer, à la parousie, à Satan, à l’eucharistie, à la virginité de Marie… […] Tout ce qui était dogmatique, tout ce qui supposait une foi a disparu. […] On a un Pape qui est un boy-scout, qui nous dit qu’il faut aimer ceci ou cela, sauver la planète. C’est Greta Thunberg sans la transcendance: ce qui fait le fond de notre civilisation est épuisé”.

Michel Onfray explique que bien sûr, la déchristianisation n’est pas la seule raison dudit déclin: “l’appétence contemporaine pour la déconstruction serait à l’origine du phénomène”, ajoute-t-il.

“Nous sommes dans une civilisation de l’épuisement. Nous n’aimons que ce qui nous déteste, tout ce qui nous détruit est perçu comme formidable”, dit-il, évoquant … “une passion pour la déconstruction”: “Il faut détruire la vérité, l’Histoire”.

Combattre la décadence jusqu’au bout

S’affirmant déterminé à combattre jusqu’au bout cette décadence, le cofondateur de Front Populaire reste sombre: S’il ne croit pas “qu’on pourrait changer véritablement les choses”, il affirme la nécessité de Résister: “Mais il faut résister, tenir debout”, et refuser “l’avachissement, la génuflexion”.

Répétant ce pronostic sombre d’une France rendue à “un stade de coma et de mort avancé”, Onfray avance que “l’état de barbarie” observé actuellement serait en phase de générer une autre civilisation, “fruit d’une connivence inconsciente entre ceux qui prétendent défaire l’ordre mondial, idiots utiles du capitalisme, et les individus disposant d’une richesse planétaire”.


Créée en janvier 2013, Thinkerview est une émission-débat française indépendante lancée en janvier 2013, proche du milieu du hacking, animée par Sky. L’émission diffuse de longues entrevues sans montage, avec des personnalités d’horizons différents, sur sa chaîne YouTube suivie par plus de 600 000 abonnés.

L’Aïd commémore le Sacrifice d’Abraham.

Aïd el Adha 2020
L’épreuve qu’il eut à subir s’est avérée bénéfique : Dieu a arraché son fils aux menaces de la mort. La pandémie met aujourd’hui le monde entier à l’épreuve. Nous avons interrogé Mohammed Benali, responsable de la mosquée de Gennevilliers et Président de la Maison Islamo-Chrétienne, pour connaître comment sa communauté vit cette fête en ce temps d’épreuve.

Les autres années l’affluence est telle pour la prière le matin de l’Aïd que la municipalité de Gennevilliers nous prête un terrain de sport. Cette année, il aurait été impossible, dans ce cadre, de faire respecter les barrières de sécurité. Nous organisons donc, contrairement aux autres fois, une prière à 8h, une autre à 9h15 et si besoin une troisième ensuite, à l’intérieur de la mosquée. Quand les capacités sont atteintes nous fermons les portes et ceux qui n’ont pu entrer doivent attendre que l’on rouvre les portes pour l’heure suivante.
Les musulmans sacrifient ce jour-là un mouton, un veau… ou un chameau. En effet, s’il est préférable de tuer le mouton, nos ancêtres habitaient le désert où les chameaux sont des animaux plus familiers que ne le sont les veaux ou les moutons ! Les années passées, la mosquée se mettait en relation avec un fermier. Elle signait avec lui un protocole d’accord. Il n’était pas musulman mais nous lui faisions confiance pour pratiquer l’abattage rituel. Les musulmans pouvaient choisir une bête en allant voir son cheptel sur place ou en visionnant le troupeau sur internet. Cette année, nous avons préféré ne pas servir de relais entre le fermier et les clients. Non parce que nous ne lui faisons plus confiance mais parce que nous sommes incapables de contrôler les exigences sanitaires imposées par la circulation du coronavirus.Ainsi chaque famille de musulmans va acheter le mouton (ou une part) – sans passer par notre intermédiaire – dans les nombreuses boucheries hallal de Gennevilliers.

Le repas de fête où l’on mange le mouton (ou bien le veau pour certains) réunit en général toute la famille, des ancêtres aux plus jeunes. Cette année, nous sommes tous vigilants à ne pas risquer une contagion en particulier auprès de nos aînés. Tous ne se réunissent pas dans une famille élargie comme les autres années. Pour eux c’est un peu moins la fête. Par ailleurs, nous veillons à ce que chaque musulman – quelle que soit sa condition – puisse avoir sa part du mouton. Nous invitons largement les voisins plus démunis ou ceux qui vivent en foyer. Cette année, la mosquée prend le relais : nous demandons aux uns d’apporter, s’ils le veulent bien, une partie de la nourriture à la mosquée et nous organisons la distribution auprès de ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter de la viande.

N’exagérons rien. Il serait plus vrai de dire que c’est un peu plus compliqué d’une part, décevant d’autre part surtout pour ceux qui ne se réunissent pas dans la famille élargie. D’autant plus que l’Aïd tombant cette année en période de vacances, de très nombreux musulmans auraient choisi d’aller célébrer la fête au Maghreb avec leurs parents et leur famille vivant au pays. Mais n’oublions pas combien nous sommes privilégiés de vivre en France. Nous ne pouvons pas ne pas vivre cette fête en solidarité avec les musulmans – mais aussi les chrétiens – habitant la Syrie où le Liban, par exemple, pays dans lesquels non seulement les conditions sanitaires ne sont pas remplies pour faire face au virus mais où de plus en plus de monde n’a pas de quoi manger et souvent même n’a plus de chez-soi… Non, nous n’avons pas le droit de nous plaindre !

Que souhaites-tu, en tant que Président de la mosquée Ennour, aux musulmans de ta communauté ?

Je prie avec eux pour
que Dieu épargne l’humanité de cette pandémie,
que les malades guérissent,
que la fête soit bonne en famille et que personne n’en soit exclu,
qu’Il nous rende capables de dépasser cette crise économique en faisant place à chacun,
que nous puissions voyager, bouger sans crainte les uns vers les autres, nous rencontrer entre religions et cultures différentes et nous serrer amicalement la main !


En ce jour de l’Aïd, nous, chrétiens de la Maison Islamo-Chrétienne, partageons les vœux et la prière de Mohammed Benali !
Aïd moubarak à tous nos amis musulmans !
Christine Fontaine et Boutros Hallaq, pour les chrétiens de la Maison Islamo Chrétienne

L’exposition “Juifs du Maroc (1934-1937)” au MahJ !

Le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme présente l’exposition “Juifs du Maroc (1934-1937)”.

C’est dans la galerie du MahJ que quelques-unes des 1 800 photographies de Jean Besancenot sont exposées. Chacune d’elle montre de magnifiques parures, bijoux et vêtements traditionnels des communautés juives du Sud du Maroc.

Cette exposition dévoile ainsi tout un pan des traditions vestimentaires juives marocaines rurales.  

Très attentif à retranscrire les us et coutumes des Juifs de ces régions, Jean Besancenot prenait des notes sur les types de tenues, les occasions lors desquelles elles étaient portées, et relevait les noms de ses vêtements et bijoux dans leur langue originale, c’est à dire en arabe. 

Le travail de photographe, mais aussi de peintre, de Jean Besancenot est remarquable.

Cette exposition prend également sens grâce au témoignage de Hannah Assouline, fille du rabbin Messaoud Assouline, que l’on retrouve sur certaines photos.

C’est l’histoire derrière l’image qui touche particulièrement le spectateur de ces photographies.

Difficile de rester insensible à l’étonnante découverte par Hannah Assouline des photographies représentant son père, prises par Jean Besancenot dans la région du Tafilalet, dans le sud du Maroc. 

Sur une des photos, Messaoud Assouline, jeune garçon de 13 ans, pose à côté de Sarah Abehassera, la fille du renommé rabbin Israël Abehassera, dit Baba Salé. Tous les deux portent les traditionnels costumes de mariés. Messaoud Assouline était élève à la yeshiva de Baba Salé à Erfoud. 

Une magnifique gouache de Messaoud Assouline est également exposée.

En l’observant, je ne peux m’empêcher de repenser au témoignage d’Hannah Assouline et à l’anecdote racontée avec beaucoup d’humour et de tendresse, qui explique l’absence de chaussures aux pieds de son père. Son récit apporte beaucoup à cette exposition. 

Prises il y a un peu moins d’un siècle, ces photographies témoignent d’un autre temps du judaïsme marocain, plus ancien, plus rural, plus artisanal, que nous connaissons peu. D’origine marocaine, c’est toujours un plaisir pour moi d’en apprendre davantage sur l’histoire des communautés juives du Maroc.

Vous pouvez visionner la vidéo de Hannah Assouline “Comment j’ai retrouvé la photo de mon père” : 

Réalisées pendant la période du protectorat français, ses images reflètent une grande proximité avec ses modèles, lui permettant de mêler enjeux esthétiques et exigence scientifique. Son œuvre documente de manière irremplaçable la culture juive rurale du Maroc, et en particulier les costumes et les parures féminines, dont le répertoire est parfois commun avec celui des femmes musulmanes.

La vie continue – Et si on découvrait l’exposition “Juifs du Maroc (1934-1937)” au MAHJ ?

 Le pays se déconfine. Les Français retrouvent peu à peu leur vie quotidienne. Dans cette nouvelle rubrique post-confinement, on vous propose de découvrir des initiatives dynamiques à explorer depuis chez vous (ou alors vraiment pas loin !).

Datant des années 1934-1937, elles offrent un témoignage exceptionnel sur les communautés juives rurales du Maroc, aujourd’hui disparues.

Réalisées pendant la période du protectorat français, ses images reflètent une grande proximité avec ses modèles, lui permettant de mêler enjeux esthétiques et exigence scientifique. Son œuvre documente de manière irremplaçable la culture juive au Maroc, et en particulier les costumes et les parures féminines, dont le répertoire est parfois commun avec celui des femmes musulmanes.

Qui est Jean Besancenot ? 

Né Jean Girard, Jean Besancenot (1902-1992) fréquente l’École des arts décoratifs à Paris, entame une carrière de peintre et étudie les costumes régionaux français. À l’occasion d’un voyage d’études au Maroc, en 1934, il se met à la photographie en s’intéressant aux vêtements traditionnels. Grâce à une aide du ministère des Affaires étrangères, il y séjourne en 1935 et 1936, photographie les hommes et femmes des différentes communautés et documente avec soin leurs costumes de cérémonie.

Parallèlement à ses photographies, Besancenot filme, dessine et prend de nombreuses notes, qui l’introduisent dans le milieu, alors très actif, de l’ethnologie française. En 1937, son travail est exposé au musée de la France d’outre-mer, dans le palais de la porte Dorée inauguré en 1931 lors de l’Exposition coloniale. Il y présente des photographies, un choix de peintures, ainsi que quelques costumes et bijoux. Il collabore aussi avec le musée de l’Homme, auquel il offre cinq cent cinquante clichés documentés, ainsi que des vêtements. En 1942, il publie Costumes et types du Maroc, un ouvrage reproduisant ses dessins rehaussés à l’aquarelle qui reste une référence essentielle sur le vêtement traditionnel marocain.  

Jean Besancenot explore en particulier les régions les plus méridionales du pays, peu touchées par l’occidentalisation, où vivent, mêlées aux populations berbères, des communautés juives présentes parfois depuis l’Antiquité. Réalisées pendant la période du protectorat français, ses images reflètent une grande proximité avec ses modèles, lui permettant de mêler enjeux esthétiques et exigence scientifique. Son œuvre documente de manière irremplaçable la culture juive au Maroc, et en particulier les costumes et les parures féminines, dont le répertoire est parfois commun avec celui des femmes musulmanes.  

L’exposition réunit de nombreux tirages originaux réalisés par Besancenot lui-même, provenant de collections publiques et privées, et présente, sous la forme d’un audiovisuel, un large choix d’images issues du riche fonds de ses négatifs originaux. 

Commissaires :  Hannah Assouline et Dominique Carré  

Coordination : Nicolas Feuillie, mahJ                                        

Partenaires : Avec le concours du musée du quai Branly – Jacques Chirac, de l’Institut du monde arabe et du musée berbère, fondation Majorelle, Marrakech