EXPERT EN RADICALISATION et DERIVES
Articles les plus vus
Catégories
Partenaire
Visites

Aumôniers

Maison d’Accueil Spécialisée La Boréale Chambéry

Nous nous sentons humiliés d’être oubliés, bafoués, pire que ça, exclus des si nobles objectifs des « accords du Ségur de la Santé  » 

Je vous envoie les différents courriers que nous avons écrits  à Mr Véran, Mme Cluzel, ARS, députés, sénateurs, conseillers départementaux , municipaux, mairie etc.   Encore merci pour votre soutien, c’est très important pour nous de continuer à garantir la qualité de notre accompagnement au jour le jour de tous les résidents.   Bien cordialement,  Sylvie Laurence éducatrice à la MAS la Boréale à Chambéry. 

1er Courrier MAISON D’ACCUEIL SPECIALISEE La Boréale 83 Avenue de Bassens – B.P. 653 73006 CHAMBERY CEDEX   04.79.60.30.81 Plan Ségur, fossoyeur du secteur handicap public ?

A Monsieur le Ministre,  Olivier VERAN  Ministère des Solidarités et de la Santé14 avenue Duquesne  75350 PARIS   A Bassens, le 12 octobre 2020

Engagés pour remplir pleinement nos missions de service public auprès d’une population extrêmement vulnérable en situation de polyhandicap, de troubles déficitaires chroniques et de très grande dépendance, l’ensemble des professionnels de la Maison d’Accueil Spécialisée La Boréale (MAS) vous prie de bien vouloir accorder quelques-unes de vos précieuses minutes à la lecture de ce courrier.

Alors que les conclusions du Ségur de la Santé que vous avez présentées lors d’un discours en date 21 juillet 2020 laissaient présager une revalorisation de nos maigres salaires, le décret n° 2020- 1152 du 19 septembre 2020 annonce que les professionnels des MAS publiques, dont La Boréale, sont « expressément exclus du champ d’application de cette mesure ». Nous en sommes profondément choqués.

Dévoués, nous étions pourtant au combat, et en première ligne, face à la Covid-19 que nous avons côtoyée et côtoyons encore de bien trop près dans notre structure.

Parallèlement à la médicalisation des Etablissements d’Hébergement Pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) qui concerne les plus âgés, la MAS accueille des résidents plus jeunes dont la médicalisation est tout aussi justifiée et non dénuée de spécificités. De plus, certains résidents ont été accueillis à la MAS après un échec de séjour en EHPAD, échec dû aux pathologies. Historiquement la MAS accueille des personnes porteuses des handicaps les plus lourds comme la grande majorité des MAS publiques issues de Centre Hospitalier (CH) ou de Centre Hospitalier Spécialisé (CHS).

Nous avons besoin de comprendre en quoi la mesure 1 de l’accord « Rendre attractive la Fonction Publique Hospitalière (FPH) : « revaloriser les carrières et les rémunérations et sécuriser les environnements de travail » ne concernerait pas la MAS.
Comment pouvez-vous exclure le secteur du handicap qui normalement devait être une priorité du quinquennat, comme l’avait annoncé Édouard Philippe ?

Nous sommes atterrés de constater que cette revalorisation crée des injustices de traitement et des inégalités jamais vues au sein d’une même FPH, notamment le CHS de la Savoie, avec lequel nous avons une direction commune. Nous nous sentons humiliés d’être oubliés, bafoués, pire que ça, exclus des si nobles objectifs des « accords du Ségur de la Santé [qui visent à] témoigner de l’engagement total du Gouvernement envers les personnels […] particulièrement mobilisés depuis le début de la crise sanitaire ».

Serions-nous des acteurs ne pesant pas assez lourd dans le système de santé ? Serions-nous des invisibles ? Comprenez notre immense inquiétude sur les conséquences qu’une telle mesure engendrera nécessairement en termes de recrutement sur un marché déjà tendu et de fuite de professionnels qualifiés au profit de services plus attractifs sur le plan salarial.

L’enjeu ? Celui de la survie d’un accompagnement de qualité pour nos résidents en situation de handicaps sévères. Nous déplorons être victimes d’une flagrante ségrégation. Être exclus du plan qui vise à « reconnaître l’engagement et le dévouement des soignants au service des Français » génère incompréhension, tension, déconsidération, colère et révolte au sein de notre structure.

Nous attendons la reconnaissance méritée des professionnels que nous sommes, engagés auprès des personnes en situation de handicap sévère.

Nous ne sommes pas des professionnels AU RABAIS ! Comme les agents des établissements publics de santé, ceux des groupements de coopération sanitaire et ceux des EHPAD de la FPH, nous méritons les 183 € net mensuels d’augmentation.

Nous comptons sur vous pour étendre aux professionnels du secteur du handicap de la FPH les mesures du Ségur de la Santé, enjeu de reconnaissance gouvernementale. Nous sommes déterminés pour défendre notre position dans cette situation d’injustice et prêts, s’il le faut, à venir chercher ces 183 euros au ministère.

Espérant que vous ne serez pas insensible aux professionnels du secteur du handicap, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos respectueuses salutations.  Les professionnels de la MAS La Boréale

2ème Courrier envoyé par mail à Madame Cluzel cellule-courriers-seph@pm.gouv.fr

Madame La Secrétaire d’Etat,

En votre qualité de Secrétaire d’Etat chargée des Personnes Handicapées, vous n’ignorez sans doute pas que le décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020, issu du Ségur de la Santé, a expressément exclu le secteur handicap du médico-social de la Fonction Publique Hospitalière du champ d’application de la revalorisation salariale de 183€ nets par mois, accordée aux seuls hôpitaux et aux EHPAD.

Or La Boréale est la seule Maison d’Accueil Spécialisée (MAS) publique du département de la Savoie et à ce titre, doit pouvoir compter sur la considération de son investissement, au jour le jour, dans la politique nationale de santé publique auprès des personnes les plus lourdement handicapées.
Nous, professionnels, tous métiers confondus, avons à la MAS La Boréale un profond sentiment d’injustice et d’un cruel manque de reconnaissance de nos compétences auprès des résidents accueillis, par les pouvoirs publics.

A l’hôpital, en EHPAD ou en MAS, les diplômes sont les mêmes et pourtant le gouvernement entend pratiquer une ségrégation au sein d’une unique Fonction Publique Hospitalière par des salaires inégaux.

A terme, comment garantir un recrutement professionnel de qualité, nécessaire pour répondre aux missions d’accueil qui sont, rappelons-le, l’hébergement, l’accompagnement socio-éducatif et le soin dans le respect de la spécificité de chaque résident accueilli, au vu de la sévérité des handicaps ?
La Boréale accueille des adultes en situation de polyhandicap et de psycho-déficiences profondes, demandant de la part des professionnels un savoir être et un savoir-faire particuliers qui ne s’acquièrent qu’avec de l’expérience.

Alors que nous ne sommes qu’à quelques dizaines de mètres du Centre Hospitalier Spécialisé (CHS) avec lequel nous partageons une direction commune, nous craignons que les professionnels choisissent d’aller travailler là où ils pourront gagner presque 200€ de plus par mois, entraînant ainsi une désertification professionnelle par manque d’attractivité salariale.

Le travail en MAS est difficile, complexe mais humainement d’une très grande richesse et nous avons à cœur de le poursuivre. Nous nous sommes mobilisés et continuons à nous mobiliser contre le Covid, d’autant plus que notre établissement a été durement touché par cette maladie.

Nous vous transmettons en pièce jointe le courrier que nous avons envoyé à Monsieur Olivier VERAN, Ministre des Solidarités et de la Santé, pour dénoncer cette situation dégradante. Cela ne vous prendra que quelques minutes pour en prendre connaissance.
Nous avons besoin de votre soutien, vous êtes et en tant que telle, vous avez la possibilité de nous aider et de nous représenter.

En vous remerciant d’avoir pris le temps de nous lire, nous espérons vivement pouvoir compter sur votre implication dans notre combat contre cette injustice.

Au nom de l’ensemble des professionnels de la Boréale, veuillez recevoir, Madame La Secrétaire d’Etat , nos respectueuses salutations.

page1image25368Boîte postale 65383, avenue de Bassens73006 CHAMBERY CEDEX 04.79.60.30.81educateurs@mas-bassens.fr
 

Défense de la laïcité ne peut se passer du respect de la loi

 

Nous devons assurer à chacun sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix. 

Ces derniers jours, deux étudiantes de confession musulmane ont été victimes d’attaques en raison de leur tenue vestimentaire, relançant l’interminable débat sur le voile. Par Mohammed Moussaoui, Président Du CFCM*

 

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Moussaoui.png.*Mohammed Moussaoui, président du Conseil Français du Culte Musulman; président de l’Union des mosquées de France

La première, Imane Boun, étudiante en communication, a lancé un compte Instagram pour proposer des idées de recettes faciles pour les étudiants. Le 11 septembre 2020, une vidéo de BFM TV présentant le site @recettes.echelon7 de l’étudiante qui portait un foulard sur la tête a été postée sur le site Internet ainsi que sur le compte Twitter de la chaîne.

Une journaliste a re-tweeté la vidéo en mentionnant « 11 septembre », faisant allusion au jour anniversaire de l’attentat des Tours Jumelles du World Trade Center à New York en 2001. Cet amalgame a suscité différentes réactions. Certaines défendant l’étudiante, d’autres relayant le message de la journaliste qui serait depuis victime d’insultes et de menaces de mort.

Vouloir établir un lien entre la tenue vestimentaire de la jeune étudiante et un attentat terroriste abject ayant fait plus de 3 000 victimes n’est pas acceptable. De même, les insultes et les menaces de mort à l’encontre de la journaliste doivent être vigoureusement condamnées et leurs auteurs poursuivis.

 

La seconde, Maryam Pougetoux, est vice-présidente en charge des questions universitaires et des questions de jeunesse du syndicat étudiant  UNEF. A l’occasion de son audition, jeudi 17 septembre 2020, par une commission parlementaire d’enquête sur la crise du Covid-19, avant même qu’elle ne prenne la parole, des députés invoquant le principe de laïcité ont quitté l’audition en raison du foulard que l’étudiante portait sur la tête.

Dans le cas d’Imane Boun, nous pourrons invoquer un manque de lucidité et de discernement de la part d’une journaliste à l’égard d’une jeune femme qui n’aspirait qu’à rendre service à ses camarades dans la gestion de leur modeste budget. Vouloir établir un lien entre la tenue vestimentaire de la jeune étudiante et un attentat terroriste abject ayant fait plus de 3 000 victimes n’est pas acceptable. De même, les insultes et les menaces de mort à l’encontre de la journaliste doivent être vigoureusement condamnées et leurs auteurs poursuivis.

Le cas de Maryam Pougetoux nous rappelle la réaction virulente des élus du Rassemblement national au Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté, le 11 octobre 2019, face à la présence d’une maman voilée accompagnatrice d’un groupe d’enfants de Belfort. Une situation qui avait alors obligé la présidente de la Région à faire un rappel à la loi : « La loi interdit les signes de discrimination dans le milieu scolaire. Elle n’interdit pas les signes de distinction dans l’espace public. »

Si nous remontons un peu plus loin, cette ignorance des lois qui régissent la laïcité, souvent doublée pour certains d’une volonté de faire disparaître le voile de l’espace public, avait aussi touché Latifa Ibn Ziaten lors d’un colloque en décembre 2015 à l’Assemblée nationale. La mère de Imad Ibn Ziaten parachutiste de l’armée française assassiné en 2012 par le terroriste de Toulouse et Montauban, avait été huée puis agressée à la sortie d’une salle de conférences par des personnes aux cris de : « Vous n’êtes pas Française (…) vous ne pouvez pas parler de la laïcité alors que vous portez un foulard, vous faites honte à la France.». Peut-on soupçonner un seul instant Mme Ibn Ziaten de soumise ou de militante au service d’une idéologie à combattre ?

Dans le cas de Maryam Pougetoux, la présidente de la commission d’enquête, Sandrine Mörch, a dû rappeler, elle aussi, le droit : « Aucune règle n’interdit le port de signes religieux pour une personne auditionnée au sein d’une commission. » Avant de poursuivre : « On vous remercie de quitter la salle, on va continuer nos entretiens sans vous, ce sera plus constructif. »

Au-delà des règlements des différentes institutions, la jurisprudence nationale et européenne en matière de laïcité a rappelé à maintes reprises que le principe de neutralité s’applique aux fonctionnaires qui incarnent l’État dans l’exercice de leurs fonctions et non aux usagers du service public. La limitation de la liberté individuelle n’est admissible qu’à condition d’être inscrite dans une base légale.  Cette limitation doit être proportionnelle aux impératifs de l’ordre public. La représentante du syndicat étudiant n’avait donc pas enfreint la loi.

De ce point de vue, les députés qui ont quitté bruyamment la salle pourraient être poursuivis pour discrimination à l’égard d’une personne en raison de sa confession, de sa tenue vestimentaire ou de ses opinions.

L’ignorance de la Loi ne saurait être une excuse valable pour des représentants de la Nation qui participent à son élaboration. Le respect de leur devoir d’exemplarité est essentiel pour notre démocratie.

Aux arguments du député Chabert qui proposait en juin 1905 une loi interdisant le port de la soutane dans l’espace public, Aristide Briand, rapporteur de la loi de décembre 1905, avait répondu :

« Au risque d’étonner l’honorable M. Chabert, je lui dirai que le silence du projet de loi (de 1905) au sujet du costume ecclésiastique qui paraît le préoccuper si fort, n’a pas été le résultat d’une omission mais bien celui d’une délibération mûrement réfléchie. Il a paru à la commission que ce serait encourir, pour un résultat plus que problématique, le reproche d’intolérance et même s’exposer à un danger plus grave encore, le ridicule que de vouloir, par une loi qui se donne pour but d’instaurer dans ce pays un régime de liberté au point de vue confessionnel, imposer aux ministres des cultes de modifier la coupe de leurs vêtements. »

Vouloir réduire l’espace de la liberté religieuse à la stricte sphère intime est contraire à la loi 1905, renforcerait le sentiment d’exclusion et doperait les rangs des radicaux.

L’arsenal juridique pour lutter contre le prosélytisme est très complet. Il faut juste l’appliquer et faire confiance aux valeurs qui animent l’immense majorité de nos concitoyens. Il convient de rappeler que selon le Conseil d’État, le port du foulard ne constitue pas, par lui-même, en l’absence de toute autre circonstance, un acte de pression ou de prosélytisme (CE, 27 novembre 1996, n° 170209, publié au recueil Lebon).

Les femmes qui ne portent pas le voile sont libres de leurs choix. Celles qui souhaitent le porter doivent pouvoir le faire en toute liberté, sans limites autres que celles prévues par la loi de la République et les impératifs de l’ordre public.

« Les caricatures font partie de notre culture française, c’est à prendre ou à laisser »,

 Lance l’imam de Bordeaux

Alors que « Charlie Hebdo » republie mercredi, jour d’ouverture du procès des attentats de janvier 2015, les caricatures de Mahomet qui avaient fait de l’hebdomadaire satirique la cible des islamistes radicaux, Tareq Oubrou, imam de Bordeaux, soutient le journal. « On ne répond pas aux caricatures par des balles et du coup de poing », juge-t-il. Continuer la lecture

Diplôme Universitaire de formation civique et civile :

 Acquérir des connaissances en matière de laïcité et de citoyenneté.

A ce jour, 31 formations civiles et civiques existent à travers la France, y compris à La Réunion et à Mayotte. Obligatoire à l’exercice du métier d’aumônier dans les milieux hospitalier, pénitentiaire et militaire, la formation doit impérativement être obtenue au bout de deux ans dans la majorité des cas, sauf pour les aumôniers employés ou agrées entre le 1er octobre 2017 et le 30 juin 2019.

DU de formation civique et civile : où peuvent se former les imams et aumôniers de France ?Sur décret promulgué le 13 juin 2019 en remplacement d’un précédent daté de mai 2017, les ministères de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur ont allongé le délai imparti à la validation d’une des diplômes universitaires. 
Les aumôniers rémunérés ou indemnisés et recrutés entre le 1er octobre 2017 et le 30 juin 2018 avaient ainsi obtenu une prolongation de deux ans pour finaliser un des cursus reconnus par l’Etat, tandis que ceux rémunérés ou indemnisés et recrutés entre le 1er juillet 2018 et le 30 juin 2019 ont eu droit à une prolongation d’un an, « dans le but de permettre aux premiers aumôniers recrutés après l’entrée en vigueur du décret susmentionné de bénéficier d’une période transitoire plus adaptée ».
Ces diplômes de formation civile et civique, facultatifs pour les imams, vise à permettre aux bénéficiaires de mieux connaître et comprendre le fonctionnement des institutions républicaines et d’acquérir des connaissances en matière de laïcité et de citoyenneté. Ces formations, recensées au Répertoire spécifique des certifications professionnelles (RNCP) et éligibles au compte personnel de formation (CPF), sont accessibles à tous les publics.
Laïcité et interculturalité 
Laïcité et interculturalité : où peuvent se former les imams de France ?
Parmi les mesures présentées figure le développement par l’Etat des « formations civiques et civiles dans les universités » à destination des cadres musulmans, incités ainsi à suivre ces cursus pour compléter leur formation religieuse à laquelle les pouvoirs publics ne peuvent s’ingérer. Ces « diplômes en laïcité », qui n’abordent pas les questions théologiques de l’islam, sont d’ailleurs intégrés dans les filières de sciences humaines ou de droit des établissements qui les dispensent.
Objectif : « permettre à l’islam de France de s’appuyer sur des imams bien insérés au sein de la communauté nationale », peut-on lire dans le compte-rendu du Conseil des ministres, où les mesures ont été présentées par le ministre de l’Intérieur. Ces formations, « sanctionnées par des diplômes universitaires de formation civile et civique », seront « spécialement adaptées au profil des futurs ministres du culte », précise le même document.
Suivre ces cursus restera facultatif pour les imams mais deviendra obligatoire pour les aumôniers des prisons et de l’armée, qui ne pourront plus l’être sans avoir obtenu ce diplôme. «Ce diplôme universitaire devra notamment devenir une étape obligée dans le parcours des aumôniers pénitentiaires, dont le nombre sera augmenté dès 2015 afin de contrer la diffusion en prison de discours religieux dévoyés incitant à la radicalisation violente », détaille encore le compte-rendu du Conseil des ministres.
Le gouvernement souhaite en outre étendre les offres de formations universitaires et porter leur nombre de six à une douzaine d’ici la fin de l’année (voir encadré). Au programme, des cours autour de la laïcité, mais aussi le droit, la sociologie, les différentes religions ou l’histoire de France. Pour les imams venus de l’étranger, ces formations permettent de mieux maîtriser la langue française, véritable enjeu pour établir le dialogue avec les jeunes générations de musulmans qui ne parlent pas ou mal l’arabe.
Outre les imams et les aumôniers musulmans, ces cours sont ouverts aux étudiants, aux responsables religieux de toute confession, notamment ceux qui viennent de l’étranger, aux personnels associatifs, aux personnels de la fonction publique ou encore aux psychologues.
Des universités sur les traces de La Catho
Evoquée depuis plusieurs années par les politiques, de droite comme de gauche, resurgissant au gré de l’actualité, il faut attendre 2008 pour qu’un premier cursus du genre soit lancé. Un an plus tôt, le ministre de l’Intérieur de l’époque Nicolas Sarkozy avait donné un mois à Didier Leschi, alors chef du Bureau central des cultes, pour mettre au point une formation civique à la laïcité et à l’inter-culturalité, visant à compléter la formation religieuse des imams.
La Sorbonne ayant refusé, c’est finalement à l’Institut catholique de Paris qui s’est proposé : un diplôme universitaire « Religions, laïcité, interculturalité » est crée. A l’époque, le DU est mis en œuvre en étroite collaboration avec le ministère de l’Intérieur et le Bureau central des Cultes ainsi que la Direction de la Population et de la Migration, du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, « au regard des enjeux et des objectifs ambitieux et originaux de cette formation », précisait Olivier Bobineau, sociologue des religions et enseignant, qui a participé au lancement de la formation.
L’ICP a longtemps été la seule université – privée – à proposer ce diplôme. Il faut attendre 2011 pour qu’une deuxième formation voit le jour, à Strasbourg, puis une troisième l’année suivante à Lyon. Dès septembre, l’université de Bordeaux compte aussi lancer un DU «Religions et sociétés». Ces formations n’accueillent encore que peu d’étudiants. En ce début d’année 2015, leur renforcement tant souhaité par le gouvernement, qui s’accompagne d’une visibilité médiatique certaine, devrait contribuer à regonfler les effectifs. Tel : 04 79 96 13 55 

Rapport du Sénat sur la radicalisation

Cliquer sur le titre ci-dessous pour accéder au rapport. 

« rapport radicalisation »

Il serait utile que des étudiants etc. se penche sur ce document exceptionnel. C’est un outil de travail sur la radicalisation en France important qui nécessiterait une prise de conscience nationale. Les enjeux sont considérables et cruciaux. 

Ce site : https://education-citoyenneteetderives.fr est visité par plus de 200 000 personnes à la date du 06 août 2020. Il se veut pluriel, sensible aux défis et aux enjeux du monde et, plus que jamais, citoyen, pour affronter le fanatisme, la violence religieuse et toutes ces dérives inacceptables qui cherchent à dominer notre société.   

al-Tawhid wal-Jihad

al-Tawhid wal-Jihad

Dans cette perspective, l’une des missions incontournables de ce site, est d’offrir un espace de réflexion sur ces graves sujets, souvent occultés. A noter le dernier livre préfacé   par Hervé Gaymard : Dossier de presse La laïcité, une conquête de l’esprit humain. Les questions liées à la radicalisation préoccupent beaucoup le français lambda. Ces fondamentalistes et leurs dérives ont plongé nombre de professionnels socio-éducatifs et de décideurs dans un profond désarroi…..Quels sont les buts de ces terroristes ? 

Hayat_Tahrir_al-Cham            L’état d’éveil ne se manifeste que lors des attentats contre le peuple de la France. Une douzaine de tueries ont déjà été commises et tuée 265 personnes ! Trois ou quatre jours après, l’effervescence s’éteint. Le quotidien de chacun reprend le dessus ; on tourne la page. Le sujet est ainsi banalisé, sous estimé, minimisé voire dédramatisé par nos dirigeants.  

Critiquer l’islamisme, le fanatisme, l’islam politique, la violence religieuse, ce n’est pas critiquer l’islam. Cela reviendrait à critiquer l’ensemble des musulmans des classes laborieuses. Par ces tueries, c’est le symbole de l’ordre public qui, à chaque fois, est mortellement touché dans notre pays. Cet islamisme honni, demande à être éradiqué… ces discours qui aveuglent les fous de Dieu, doivent être apostasiés ! 

En faisant la politique de l’autruche, à la suite de chaque attentat islamiste, les politiques et les médias contribuent à amplifier la défiance des citoyens français à leur égard. Ceux-ci en ont assez de se sentir accusés, humiliés et de subir « la double peine » avec la chape des préjugés féroces et impitoyables.

Aujourd’hui, les méthodes utilisées pour diffuser la radicalisation sont incroyablement sophistiquées. Les étapes et les processus ne sont plus des mystères pour les spécialistes.

Les djihadistes n’ont plus de territoires actuellement, mais ils gardent un patrimoine de haine intacte. La prolifération du complotisme « L’opium des imbéciles » et les théories pseudo-scientifiques, sur Internet, donnent à ces mouvements sectaires un regain d’énergie. Les nouveaux adeptes de ces mouvements sont actuellement bien insérés dans la société française où ils diffusent leur haine auprès des plus vulnérables. Selon les statistiques de ce dernier trimestre 2019 de l’ONU, entre 20 000 et 30 000 combattants de l’EI sont encore actifs en Irak et en Syrie et on parle de plusieurs milliers de cellules dormantes qui pourraient constituer une menace pendant des décennies dans notre société française ! « Pour tous les services de renseignement, la détection des menaces internes est une priorité absolue. En particulier, aucun signal de radicalisation ne peut être méconnu, ni rester sans réponse », a indiqué le Premier ministre Edouard Philippe. 

Front al-Nosra

Depuis trente ans, les dérives islamistes s’attaquent insidieusement aux valeurs de la République, amenant la société à piétiner ses principes, notamment la laïcité et l’égalité hommes-femmes. Ils oeuvrent à peser sur les décisions politiques, s’érigeant en interlocuteurs privilégiés des pouvoirs publics et en représentants exclusifs de la «communauté musulmane». « Dissimulation, mensonge, double jeu ». La takiya est au coeur de la stratégie des Frères musulmans pour infiltrer la République, influencer les mairies, les élus, les universitaires, les journalistes et les intellectuels. Elle investit, auprès des associations antiracistes ou féministes, une démarche victimaire, créant une économie identitaire en développant le marché du halal, faisant passer le port du voile pour une  »obligation religieuse »…

Boko Harampng

Il s’agit de financer des mosquées/centres culturels, lieux de vie pour une partie de la communauté musulmane conformément aux préceptes d’Hassan Al-Banna, le fondateur de la confrérie des Frères musulmans.

Les ouvrages douteux sont dans les bibliothèques. Des projets prosélytes, inscrits dans la formation salafiste, favorisent le communautarisme qui diffuse un islam rétrograde et conservateur. La littérature  »frériste » » figure en bonne place, y compris par le sulfureux Sayid Qotb, (exécuté par pendaison), idéologue du jihad dont l’héritage radical influencera des années plus tard Al-Qaïda.

Pourquoi cette idéologie, aussi pernicieuse que dangereuse, apparaît-elle aujourd’hui ? 

Parce qu’on trouve des cas d’emprise mentale dans le monde religieux, comme dans celui de la santé, de l’éducation, du sport, dans le monde associatif ou  professionnel… Ce risque se matérialise et s’intensifie également auprès de français de confession musulmane qui confine à une forme de sécessionnisme politique et social.

Taliban.

Le risque ultime que font peser ces mouvements islamistes les plus actifs, est l’avènement d’une contre-société sur le territoire national. D’autres vecteurs, comme la guerre informationnelle, médiatique et l’Internet, deviennent absolument primordiaux.

Le mouvement turc est la quatrième communauté étrangère sur le territoire national. Ce mouvement est particulièrement influent. Très structurés, entre deux grands courants, le DITIB et le Millîs Görüs, l’islam turc est réparti sur l’ensemble du territoire ; il bénéficie d’un vaste réseau de financement.

L’objectif des islamistes, en Occident, serait-il de « salafiser » les musulmans qui y vivent et « islamiser », d’une certaine façon, les pays non musulmans ? C’est ce qu’ils prétendent et parfois, clament, comme ils l’ont fait à Molenbeek en Belgique, d’où sont partis les tueurs du Bataclan ! 

Ce site : https://education-citoyenneteetderives.fr développe des thèses sur le plan Informations/Prévention des dérives sectaires. Il s’agit de s’investir totalement aux nouvelles données de la crise qui existe dans le pays, avec la « radicalisation » dont le responsable reste l’Islam violent semé par l’Arabie Saoudite et le Qatar. Il irrigue quotidiennement des associations et des personnalités qui gravitent dans la nébuleuse des Frères musulmans qui, eux, prônent un islam intégral et favorisent le fondamentalisme avec le wahhabisme, le salafisme et le tabligh. 

Nous devons décrypter les analyses sur ce sujet brûlant, s’initier au repérage et à l’identification des dérives sectaires. Ce programme est primordial, liminaire. La prévention et la lutte contre les dérives sectaires nécessitent une action soutenue et protégée. C’est là l’objectif principal de toutes les associations et le « leitmotiv » de toutes les collectivités.

Une carrière professionnelle d’Educateur qui a débuté à la PJJ et ensuite plus longue à la Sauvegarde de l’Enfance. Dès la retraite, j’effectue 23 années d’aumônerie dans les prisons savoyardes (Au Centre de Détention d’Aïton et à la Maison d’Arrêt Belledonne à Chambéry), des conférences dans les quartiers et aussi au niveau du Ministère de la Défense, et aboutir, après 2 années, auprès du Ministère de l’Intérieur à  »la formation civique et civile des imams et des aumôniers à l’Université Savoie Mont Blanc de Chambéry », … me permet, aujourd’hui, d’avoir une opinion et de faire des propositions.

Cette persistance de la dérive violente a mobilisé en Savoie, une structure spécialisée : l’Association de Recherches sur les Processus de Radicalisation (ASPRA), qui a été soutenue par la Préfecture de la Savoie. Grâce à leur confiance, des membres préfectoraux, dont Madame Perrine SERRE, Sous-Préfète, cette structure a encadré plusieurs jeunes radicalisés. 

Grâce, en particulier, aux soutiens indéfectibles du Sénateur Jean Pierre Vial, du président du Conseil Départemental, Hervé Gaymard, du Maire d’Aix les Bains Renaud Beretti, sans oublier l’attention toute particulière de Christelle Favetta sur cette problématique ‘marginalisation gravissime’ de notre société. 

Madame Taubira, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, entourée de trois collaboratrices, m’avait reçu à Paris le 6 janvier 2015. Une prémonition ?!? et le lendemain, nous avons subi le massacre de Charlie Hebdo.

Durant l’entretien, les dérives dans nos quartiers et l’insécurité ambiante dans certaines villes de Savoie et en dehors de la Savoie, a retenu toute son attention, le temps de l’entretien.

A la Maison d’Arrêt de Chambéry et au Centre de Détention d’Aïton, en tant qu’aumônier pénitentiaire à partir de 2010, la confrontation avec les djihadistes était permanente. Ils abordaient le hanbalisme, Ibn Taymiyya, la version puritaine et littéraliste de l’islam wahhabite. C’est ce qui les distinguait avec le refus de tout ce qu’ils considéraient comme innovation dans la pratique religieuse.  

L’ancien juge anti-terroriste, Marc Trévidic, invité d’Europe 1, estime qu’en France, « tout le monde a conscience du danger, mais tout le monde ne voit pas l’ampleur du phénomène de radicalisation ». « On a laissé pendant quarante ans cette idéologie mortifère se répandre partout », regrette Marc Trévidic. « On a eu des alertes (…) maintenant on voit des militaires, des policiers radicalisés. Un jour, on trouvera peut-être un juge radicalisé, tout est envisageable ». Selon lui, « on ne se rend pas compte que cette problématique s’est diluée dans toute la société française ».

Mais pourquoi la France est-elle particulièrement touchée par ce phénomène de radicalisation ? « La particularité française, c’est la laïcité », explique Marc Trévidic, qui note « un affrontement sur ce terrain », notamment chez les fonctionnaires.

Nous assistons à un virage de notre histoire. Nos territoires s’opposent. La France des métropoles et la France périphérique s’affrontent et qui peut prétendre que cela va se calmer ? sinon une vraie révolution culturelle que la France doit mener ! Notre nation est prise en tenaille entre son idéal égalitaire et des revendications identitaires !

La force des préjugés égare lorsqu’ils nient l’existence de musulmans français prêts au sacrifice pour leur nouvelle patrie. : « Un patriote français peut s’appeler Kader, Djilali ou Rachida »

L’offensive islamiste prend toutes les formes : politiques, sociales, idéologiques, violentes ou non. Cette islamisation travaille les esprits des plus jeunes. Le pays a besoin que le gouvernement propose un plan d’ensemble cohérent de lutte contre les stratégies de l’islamisme.

L’instrumentalisation de la religion, à des fins politiques, est une constante de l’histoire. Toutes les religions y ont eu recours, dans toutes leurs déclinaisons. Laïcité et démocratie sont sœurs jumelles de la modernité. Alors, pour entrer dans ce cadre démocratique et laïque, l’islam doit se réformer comme a du le faire le catholicisme, en son temps : « C’est ce que le totalitarisme islamiste cherche à empêcher de toute force, représentant aujourd’hui l’ennemi principal et de la démocratie et de la laïcité ».  

Radicalisation, prosélytisme, communautarisme, laïcité bousculée… Les frontières entre ces différents phénomènes sont bien souvent brouillées. Mais une chose est certaine, c’est que face aux obsessions du repli communautaire, il faut intervenir, occuper le terrain, mettre les jeunes au travail, distribuer des taches et des responsabilités. La formation civique et civile des imams des 3000 mosquées, en France, est un rempart efficace contre les dérives, la formation théologique, qui en est le complément, est à contrôler. A ce jour, deux seules formations s’y conforment en France.

Il y a une menace terroriste latente et qui va durer. L’islam fondamentaliste atteint en France un seuil critique d’influence qui fait désormais peser un véritable danger sur la vie démocratique de la nation. Les réseaux islamistes ont investi un ensemble de champs et d’institutions, leur permettant de fabriquer des individus contraires de l’héritage politico-culturel français.  

Nous savons maintenant, ce qu’il faut faire. Développer infiniment plus de prévention. Les débats actuels sont utiles et très importants. Ils clarifient la situation qui est de nature nébuleuse. Il ne faut plus occulter le problème.

Secours Populaire Français

Urgence Liban, le SPF aux côtés des victimes

Convergence : l'actualité du Secours populaire français
À la une
URGENCE
Mardi 4 août après-midi, deux terribles explosions retentissent au nord de Beyrouth, la capitale du Liban : l’inflammation de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium stockées dans un entrepôt du port en sont la cause. La déflagration, perçue à des centaines de kilomètres, provoque des dégâts matériels et humains immenses : immeubles effondrés, vitres explosées, voitures éventrées. C’est ce spectacle de désolation que l’équipe de DPNA (Development for People and Nature Association), qui se rend aussitôt sur place, découvre. Ce partenaire de longue date du Secours populaire, expert dans l’aide d’urgence, recense les premiers besoins. Les autorités évoquent un bilan provisoire de milliers de blessés et de plusieurs centaines de morts.

Le Docteur Ismaïl Hassouneh, secrétaire national du Secours populaire, est sur place aux côtés de DPNA lors de cette première mission d’évaluation : « C’est une véritable catastrophe. Ce sera long de chiffrer les pertes humaines. De nombreux corps demeurent sous les décombres, d’autres ont été soufflés jusque dans la mer. » De la réunion de crise provoquée par DPNA découlent deux priorités : « Tout d’abord, nous mettons tout en œuvre pour acheminer les blessés dans des hôpitaux de la région, ceux de Beyrouth étant saturés. La seconde urgence est de reloger les familles qui ont perdu leur habitat dans l’explosion, soit en louant des logements provisoires, soit en trouvant des hébergements dans les réseaux amicaux. Aux familles qui ont tout perdu, nous fournissons des produits de première nécessité : alimentation, ustensiles de cuisine, générateurs électriques, produits d’hygiène, vêtements, eau », témoigne Ismaïl Hassouneh. 

Cette catastrophe frappe le Liban alors que le pays traverse la pire crise économique de son histoire. La crise sanitaire provoquée par la pandémie de COVID-19 a fait s’effondrer un système économique déjà au bord du gouffre. Pour soutenir son partenaire DPNA dans son action et les victimes dans leur reconstruction, le SPF débloque un premier fonds d’urgence de 100 000 € et lance un appel aux dons financiers.
Deux jours après les explosions qui ont ravagé la ville de Beyrouth au Liban, la recherche de survivants se poursuit dans les rues de la capitale. Le bilan provisoire fait état d’au moins 113 morts et plus de 4.000 blessés. Déjà fragilisés par la crise sanitaire du coronavirus, les hôpitaux sont saturés. Europe 1 a pu rencontrer des patients et des soignants, éprouvés par cette nuit d’horreur. 

Les hôpitaux de la ville, déjà fragilisés par la crise sanitaire du Covid-19, sont toujours saturés. L’aide internationale afflue : la France a notamment envoyé trois avions chargés d’équipes et de matériel médical. Après la déflagration, les Libanais ont vécu l’horreur pour soigner leurs blessés. Europe 1 était à l’hôpital Hôtel-Dieu, à Beyrouth.

« Je devais m’accrocher à cette personne pour enfin trouver un endroit pour m’aider. Je savais que si je ne tenais pas, j’allais mourir », raconte Jazz, 20 ans. Après l’effondrement de son appartement, elle est transportée en mobylette vers l’hôpital le plus proche. Le crâne ouvert, elle se bat pour rester consciente. Mais ce n’est que le début de son calvaire, car les établissements sont tous saturés et ne peuvent la soigner.