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La « renaissance » de Mossoul…

 …ville symbole des atrocités de l’Etat islamique

 
Mossoul pape François
Les habitants de Mossoul s’apprêtent à recevoir le pape François. © AFP
 
Quelques jours avant la visite attendue du pape François, Europe 1 s’est rendue à Mossoul où a été proclamé le califat de Daech en 2014. La deuxième ville d’Irak, ravagée par les combats pour déloger les djihadistes, voit la vie reprendre petit à petit. 
C’est une visite historique, attendue pour la fin de semaine. Le pape François sera le premier souverain pontife à se rendre en Irak, où les Chrétiens ont dû fuir face à l’avancée de l’Etat islamique. Il se rendra à Mossoul, deuxième ville du pays, ravagée par les combats menés pour déloger les djihadistes, dont la cité fut longtemps la capitale… Mais qui retrouve des couleurs, comme l’a constaté Europe 1 sur place. 
 

« Nous avons l’impression de vivre au paradis »

Mossoul est en fait une ville a deux visages. À l’ouest, les restes du chaos et des combats vivent désormais au rythme des travaux de rénovation. C’est là qu’Aboubakar Al-Baghdadi a proclamé son califat en 2014, juste en face de la boulangerie de Bedran. 

 « Nous pouvons dire que c’est une renaissance », témoigne l’Irakien au micro d’Europe 1. « C’est une nouvelle vie qui nous est accordée, et même si l’es affaires tournent à 40% de ce que c’était avant l’Etat islamique, nous avons l’impression de vivre au paradis si on compare avec l’époque Daech. »

« Aujourd’hui, on fait ce qu’on veut »

À l’est, les embouteillages gagnent le marché central, où deux jeunes hommes se promènent bras dessus, bras dessous. Hassan s’avance tranquillement, cheveux gominés et veste flashy. « Il était interdit de porter un vêtement comme celui-là avec des inscriptions en anglais ou dans une autre langue occidentale », raconte-t-il. « Il fallait être habillé de noir ou de blanc, rien d’autre Aujourd’hui, on fait ce qu’on veut. » 

L’homme reste toutefois sur ses gardes, n’oubliant pas que certains esprits ont été formatés par la vie sous l’emprise des djihadistes. Ceux que les habitants de Mossoul appellent les « enfants des Daech ». 

Par Jean-Sébastien Soldaïni, envoyé spécial à Mossoul, édité par Margaux Lannuzel