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Nicolas Sarkozy: Affaire des « écoutes »

Quatre ans de prison requis, dont deux avec sursis

Le parquet national financier a requis mardi soir quatre ans de prison de prison dont deux avec sursis à l’encontre de l’ancien président Nicolas Sarkozy, dans l’affaire dite des écoutes téléphoniques. La parole sera à la défense mercredi, avant la fin du procès attendu jeudi. Rédaction JDD

Nicolas Sarkozy lundi au Tribunal de Paris. (Sipa)

Quatre ans de prison, dont deux avec sursis, ont été requis mardi à l’encontre de Nicolas Sarkozy, son avocat Thierry Herzog (demande assortie pour ce dernier de cinq ans d’interdiction professionnelle) et l’ancien haut magistrat Gilbert Azibert. Il s’agit là du procès dit des écoutes, qui juge l’ancien chef de l’Etat pour corruption et trafic d’influence. Le parquet national financier a conclu à l’existence d’un « pacte de corruption » entre les trois hommes. L’accusation repose sur une série de conversations enregistrées sur la ligne « Paul Bismuth » ouverte par Me Herzog pour échanger discrètement avec son client Nicolas Sarkozy. Cette ligne avait été découverte début 2014 par les juges qui instruisaient l’affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. 

L’accusation repose sur une série de conversations enregistrées sur la ligne « Paul Bismuth » ouverte par Me Herzog pour échanger discrètement avec son client Nicolas Sarkozy. Cette ligne avait été découverte début 2014 par les juges qui instruisaient l’affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Mais ce « pacte de corruption » n’a jamais existé, ont rétorqué les prévenus au cours du procès. « Je n’ai jamais corrompu qui que ce soit », s’était vigoureusement défendu lundi Nicolas Sarkozy. L’ex-président de la République encourt jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et un million d’euros d’amende, comme ses deux coprévenus jugés en sus pour violation du secret professionnel.

Les avocats de la défense, maîtres Jacqueline Laffont (pour Nicolas Sarkozy), Paul Albert Iweins et Hervé Témime, (pour Thierry Herzog), et Dominique Allegrini (pour Gilbert Azibert), vont s’employer mercredi à balayer les arguments du PNF.

Le procès doit prendre fin le lendemain.