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Présentation du Pacte écologique.

« Le Maire de Chambéry, Louis Besson en conversation au Manège »

NICOLAS HULOT INVITE LES CANDIDATS ET LES CITOYENS A MANIFESTER LEUR VOLONTÉ D’AGIR EN SIGNANT LE PACTE ÉCOLOGIQUE.
POURQUOI UN PACTE ÉCOLOGIQUE ?
Nous ne pouvons plus attendre pour que les enjeux écologiques et climatiques soient enfin considérés comme une priorité. Les experts sont formels : une crise écologique sans précédent nous guette à échéance rapide, et cette menace amplifie et accélère toutes les tensions entre les hommes sur la planète.
Au cours de son mandat, le prochain Président de la République aura la lourde tâche d’accompagner les changements auxquels nous sommes contraints. L’emploi, l’activité économique, la solidarité, la démocratie et le bien-être de tous dépendent en grande partie de ses choix politiques.
Sans avoir la vanité de croire que la France peut changer la donne mondiale, elle peut jouer un rôle majeur à l’échelle internationale et entraîner l’Europe dans son sillage si elle fait de l’impératif écologique la priorité de sa politique.

 

Le poête Boualem Khalfa écrivait en hommage à Alban Liechti.

La lutte pour la paix en Algérie au Havre (1954-1957) Par Albert Perrot

A l’automne 1954 débute la guerre d’Algérie qui durera près de huit ans. S’il est une guerre qui
mérite le nom de à sale guerre, c’est bien la guerre d’Algérie.
Le peuple algérien, comme tant d’autres peuples coloniaux, entendait conquérir son indépendance.
Les colons français, très nombreux sur le sol algérien voulaient à tout prix conserver le dernier
camp retranché de l’ère coloniale. Et la lutte pour la Paix en Algérie ne fut pas des plus faciles.
Elle exigea lucidité et courage, allant souvent à l’encontre d’une opinion largement répandue : la
France ne devait-elle pas rester Française de à Dunkerque à Tamanrasset ?
A cette époque, un million de métropolitains vivent en Algérie, de très nombreux algériens
travaillent en France, l’économie algérienne représente une grande importance, une idéologie à
base raciste est développée par les forces de droite : autant de facteurs qui ont contribué à rendre
la situation plus complexe, et l’action plus difficile.

Dès le début de la guerre, la CGT, quant à elle, n’a pas hésité ans son hommage à Alban Liechti, le poête
algérien Boualem Khalfa écrivait
« Le mot merci frère, tu le sens, est de trop à Tu bâtis aujourd’hui l’amitié de demain »

Il faut exiger le retrait immédiat des forces de
répression. la libération des emprisonnés, la suppression des mesures de dissolution prises
contre le M.T.L.D., le respect de la liberté de la presse.

Le retour des cerveaux.

Une tendance au retour des cadres algériens s’est s’amorcée, en prenant de l’amplitude au fil des années. C’est la première des conclusions tirées des recherches en économie appliquée (Cread).

 » Entre 1987 et 1998, quelque 2.000 émigrés algériens revenaient définitivement chaque année en Algérie et la tendance s’est accélérée depuis l’année 2000, se situant actuellement entre 5.000 et 6 000  » a déclaréé Saïb Musette, un expert des questions migratoires, lors d’un atelier sur les relations algéro-européennes, organisé récemment à Alger sur le sujet par le Réseau inter maghrébin économie et société (Rimes). Ces chiffres, issus des statistiques des douanes algériennes,  » brisent de faux mythes bien établis dans les esprits, dont celui de dire que les émigrés algériens partent pour ne jamais revenir « , a-t-il relevé. Quelques cadres expatriés ont donc fait le pari de l’Algérie et sont revenus pour y investir et travailler dans les grands groupes privés et les filiales des grands groupes étrangers. Mais leur nombre reste modeste. Ceux qui viennent pour investir sont confrontés aux difficultés que rencontrent tout investisseur alors que le niveau bas des salaires par rapport à  l’Europe dissuade un grand nombre de binationaux de venir travailler en Algérie. Rares sont ceux qui acceptent d’être payés 30 000 ou 50 000 dinars (300 à 500 euros). Les binationaux recherchent des contrats d’expatriés – mieux rémunérés parfois, et en partie, en devises – alors que les entreprises algériennes leurs proposent des contrats locaux. Au Maroc, le phénomène est encore plus imposant. En 2000, plus d’une personne qualifiée sur quatre quittait le pays, plaçant ainsi le royaume marocain devant la Tunisie, et bien loin devant l’Algérie en matière de  » fuite des cerveaux « . Et pourtant… ils sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à (re)tenter leur chance au pays, donnant ainsi jour à une nouvelle génération d’ex-expatriés. Daniel Braun est le directeur général de Percall, une société française d’ingénierie informatique spécialisée dans le support technique de haut niveau. Depuis son implantation au Maroc en 2003, celle-ci emploie une cinquantaine d’ingénieurs, dont près de 80 % sont des Marocains recrutés en Europe.  » Aujourd’hui encore, nous recevons chaque semaine près de deux cents CV de Marocains résidant à l’étranger qui souhaitent intégrer notre filiale à Rabat « , précise Daniel Braun. La  » plus-value  » de ces cadres ? Plus que le diplôme en lui-même, c’est l’expérience professionnelle à l’étranger qui est la plus prisée par les employeurs nationaux. Rentrer ou rester ? Si le retour est une décision très subjective, elle n’en demeure pas moins une question lancinante chez beaucoup de membres de la diaspora. Ces appréhensions, Abdeslam Marfouk les connaît parfaitement. Chercheur à l’Université libre de Bruxelles et à l’Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (Iweps), il étudie de près ce qu’on appelle communément le brain drain (la  » fuite des cerveaux « ) à l’échelle mondiale et travaille notamment sur les facteurs qui encouragent ce mouvement. Il est lui-même d’origine marocaine et se trouve donc au cœur du sujet. L’étude qu’il a coréalisée pour la Banque mondiale l’année dernière a montré qu’il y avait 140 000 diplômés marocains en dehors du pays en 2000, soit 13 % de l’émigration totale pour cette année-là. Des diplômés qui semblent, cependant, de mieux en mieux s’organiser et qui se regroupent en Europe pour mieux faire prévaloir leurs compétences. C’est justement l’un des projets de l’association Maroc Entrepreneurs. Créée en France en 1999 par de jeunes marocains étudiant dans des grandes écoles, elle s’enorgueillit d’un réseau de près de 4 400 membres répartis entre la France et le Maroc. Conférences et débats avec des acteurs de la vie politique et économique marocaine accompagnement et aide au financement de projets au Maroc : la thématique du  » retour  » est ici omniprésente. L’idéal pour ces ex-immigrés c’est de retrouver au pays des conditions de travail proches de celles qu’ils ont connues à l’étranger : culture d’entreprise occidentale et salaires relativement attractifs. Un rêve qui n’est pas toujours une réalité…

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