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Compte Rendu du voyage à Jérusalem

Voyage à Jérusalem du 23 au 29 octobre 2017.

Jeudi 26 octobre 2017, un colloque international est organisé par « Les Amis d’André Chouraqui ». Présidé par Daniel Gal et Annette Chouraqui, celui-ci est programmé à Jérusalem pour fêter le centenaire de la naissance d’André Chouraqui. A cette occasion sera organisé une exposition sur sa vie et son œuvre, car l’homme est une figure emblématique, aguerri dans une mission de rapprochement et d’harmonie entre les peuples. Il a favorisé une inspiration vers un grand humanisme.

Compte Rendu Voyage Jérusalem

Voyage à Jérusalem du 23 au 29 octobre 2017.

Jeudi 26 octobre 2017, un colloque international est organisé par « Les Amis d’André Chouraqui ». Présidé par Daniel Gal et Annette Chouraqui, celui-ci est programmé à Jérusalem pour fêter le centenaire de la naissance d’André Chouraqui. A cette occasion sera organisé une exposition sur sa vie et son œuvre, car l’homme est une figure emblématique, aguerri dans une mission de rapprochement et d’harmonie entre les peuples. Il a favorisé une inspiration vers un grand humanisme.

J’ai été invité à cette manifestation, puisque j’ai eu l’honneur de recevoir le premier prix « André Chouraqui du Judaïsme Africain », ex-aequo avec Soeur Isabelle du Monastère de Bet Gemal (Israël), en 2015, cela en tant que membre du Comité Directeur de la Fraternité d’Abraham.

Comme beaucoup, je rêvais de visiter Jérusalem, même si c’était avec une certaine appréhension. Avant de partir, je pensais : “Jérusalem… avec tous ces attentats…” et aussi décidais-je d’intituler mon voyage : « Un candide à Jérusalem…».

En tout premier lieu, j’appréhendais mon passage à la frontière ! Le regard des policiers, sur moi et sur mon passeport ne me rassurerait pas. Mis pratiquement à nu, je m’égosillais, et piaillais pour leur faire comprendre :

– « J’ai une invitation de son Excellence Monsieur l’Ambassadeur d’Israël. C’est le Président des amis d’André Chouraqui ».
– « Je suis invité à un colloque à Jérusalem ». « J’ai même eu le premier prix André Chouraqui ! »

– Les douaniers restaient sourds. Ils fouillaient dans mes affaires qui se mélangeaient avec celles de mon voisin, impassible, habitué semble-t-il à ce passage musclé. J’ai gardé ma bonne humeur.

Trois heures plus tard, je suis de l’autre coté de la frontière, à l’aéroport Ben Gourion Tel Aviv. C’est le premier miracle. Je tente la conversation avec le personnel de l’aéroport. Dialogue de sourds encore, car je ne parle aucune des 3 langues d’Israël : l’anglais, l’hébreu, et l’arabe palestinien mais, Emile et moi, nous arrivons à nous retrouver dans cet immense aéroport.

Notre taxi prend plusieurs voyageurs. Emile en profite pour me rassurer et me faire part, qu’avec son épouse, ils sont heureux de m’accueillir chez eux le temps de mon séjour à Jérusalem prévu du 25 au 29 octobre. Si mon inquiétude s’estompe, je reste très attentif aux comportements des voyageurs assis à côté de moi. Nous parcourons les 50 kms nous  1  2   séparant de Jérusalem, ville qui figure parmi les hauts-lieux les plus célèbres dans le monde. J’ai l’espoir de beaucoup apprendre. Je suis impatient, tout en étant très imprégné par les problèmes israélo-palestiniens. Jérusalem est aussi le point sensible des tensions politiques internationales les plus vives. Elle rassemble en un même endroit, des histoires, des mythes, des idéaux très importants.

Je suis accueilli, avec beaucoup d’amitié et d’affection, dans la famille d’Emile Moatti dont son fils, David, guide et aussi employé à la Cour Suprême de Justice de Jérusalem. Ils me feront visiter les hauts lieux de cette ville. David, professionnel, élabore un itinéraire de visites : « Le dernier jour de notre séjour, sera vite là. On commence demain matin ! ». Le lendemain, pendant les pérégrinations, ils expliquent et allient l’histoire millénaire de la ville avec la concrétisation des prophéties bibliques ; Ils mêlent émotion et spiritualité avec beaucoup de conviction. Je suis comblé.

Situé en plein coeur du quartier antique juif, face au Mur Occidental, cet ensemble fait découvrir un panorama à couper le souffle sur le Mont du Temple.

Dans la tradition chrétienne, il s’agit du tombeau du Christ où le corps de Jésus a été déposé après sa crucifixion, dans une grotte à l’époque. Le Saint-Sépulcre est curieusement oppressant. Les gens s’y bousculent. Différentes traditions religieuses et cultures s’y rencontrent. Nous avons vu de longues files d’attente se recueillir devant les différents autels et lieux sacrés.

Talmudistes, les pieux de Mea-Shearim (ces mêmes haredim), dévalant la rue qui conduit au Mur, attirent notre attention. Il est recommandé, par la tradition, de se rendre à la prière avec empressement. Les quatre principales églises chrétiennes, Saint-Sépulcre, cathédrale arménienne et syriaque, l’église Saint Anne – sont toutes facilement accessibles à pied. Ensuite la visite de la Cité de David pour découvrir l’endroit où le Roi David avait

Je découvre la vieille ville avec ses quatre quartiers : chrétien, arménien, arabe et juif. Ce sont des lieux passionnants et très colorés, avec des labyrinthes, des ruelles étroites où nous avons découvert de nombreuses spécialités du Moyen-Orient : bibelots, tissus, sucreries et souvenirs…

Jérusalem, la ville éternelle pour certains, la Cité de la Paix pour tous, ou encore la Ville d’Or et de Lumières…Pendant notre déambulation et devant des touristes émerveillés, un beau tramway passe devant nous.

A travers cette visite de Jérusalem, nous apprenons l’histoire de la ville antique et découvrons la muraille ottomane ainsi que les sept portes, la rue Romaine nommée le Cardo, le Saint Sépulcre.

3 installé son Palais. Les magnifiques Jardins du Temple permettent la découverte de la vie jadis, au Temple avec les bains rituels, les Portes d’accès au Temple, la rue marchande… et les traces de la destruction du Temple d’Hérode.

Alliant l’Art à l’Histoire, mêlé d’une touche d’archéologie, le site offre toutes les composantes d’une visite touristique, permettant de mettre en éveil les sens du visiteur. Une expérience sensationnelle, des sentiments forts, pour sentir et palper cette ville à travers son histoire. Plus qu’un aphorisme, on dit bien ici : « Quand on vient à Jérusalem, on a envie d’y revenir ! ». Toutefois, pour la visite du Mont des Oliviers, il a fallu informer les gardes. Apprenant, qu’il y avait des étrangers dans le groupe, les forces de l’ordre décidèrent de nous accompagner.

La découverte du cimetière juif, où est enterré André Chouraqui, m’a permis de contempler un panorama exceptionnel depuis le Mont des Oliviers avec une vue à couper le souffle sur tout le Mont Moriah ou encore le Mont du Temple. On dit que les places y sont particulièrement chères (le plus grand et le plus ancien cimetière juif au monde)… Certains argumentent très joliment que : « Ceux qui y reposent seront les premiers à être ressuscités ».

Avec son histoire, de plus de 3000 ans, Jérusalem m’a beaucoup impressionné. Ce sentiment est ressenti plus fort devant la grande foule au Kotel, cette dernière étant la partie restante du mur de soulèvement du Second Temple. Nous avons visité les tunnels du mur occidental où est effectué un fascinant voyage dans le temps – avec des précisions sur la période du Second Temple.

Profitant de l’opportunité pour rencontre Sœur Isabelle, nous avons consacré un après midi à visiter la « Communauté des Sœurs de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de Saint Bruno». C’est une communauté monastique, d’origine française, devenue internationale. C’est en 1968 que Sœur Marie, la première des sœurs de ce monastère de Bethléem, s’étant rendue à Jérusalem, a tenu à rencontrer André Chouraqui, cet homme hors du commun. Il était, alors, maire adjoint de Jérusalem et c’est grâce à son appui qu’a été bâti, près de la ville de Bet Shemesh, le Monastère Catholique des Moniales de Bethléem.

La participation au colloque du 26 octobre, à Jérusalem, a été un moment très riche. L’exposition sur la vie d’André Chouraqui était d’une grande tenue. Les témoignages des conférenciers nous ont éclairé sur la haute dimension du personnage. Nous avions besoin de cet humanisme extraordinaire, car nous vivons un moment difficile où le monde se referme souvent sur lui-même, dans le rigorisme et l’intolérance. Dans son allocution de 4 remerciements, je devais rappeler qu’en prenant, comme exemple, le parcours personnel d’André Chouraqui, la remise du prix, dans ce contexte, conforte la continuité de son travail, encourage les échanges interculturels de par le monde et favorise toute inspiration vers un grand humanisme. La télévision ‘’News I 24’’ m’ouvre ses portes ; une occasion pour rappeler cette paix dont rêvait André Chouraqui pour les trois religions monothéistes.

En 2015, lors de la remise de ce prix, Edmond Lisle avait rappelé les origines de la Fraternité d’Abraham dont André Chouraqui fut un des membres fondateurs. En 1967, alors que l’on était en pleine « Guerre des Six Jours », entre Israël et ses voisins arabes, nous avons tous reçu le même message de respecter et d’honorer son prochain : « Chacun dans sa tradition, doit aller à la rencontre de l’autre ; nous devons mieux nous connaître, et mieux connaître la foi des autres », nous répètera-t-il.

De notoriété internationale, André Chouraqui a contribué, à travers ses traductions du Coran et des Evangiles, à l’instauration d’un pont de ralliement entre nous tous et à concevoir une cohabitation pacifique entre juifs, chrétiens et musulmans. Il devait rappeler qu’étant lui-même un enfant d’Algérie, « il n’avait jamais cesser, tout au long de sa vie et de son œuvre, d’exprimer son amour passionné pour la terre qui l’a vu naitre ». Le rejet de l’autre, si parfaitement incarné dans la haine du juif et de l’arabe, explose dans le monde. Cela engendre l’islamophobie et l’antisémitisme… Pour lui, «combattre l’islamisme, comme le font les occidentaux à la place des Musulmans, est une erreur. C’est les libérer de leur devoir de défendre, eux mêmes, leur culture et leurs pays. » Ce prix souligne les liens d’André Chouraqui avec le continent africain, disant qu’il était fier de son héritage ancestral. Rappelons qu’il fut l’ami du Président Léopold Sédar Senghor, du Roi Mohamed V et du Négus Hailé Sélassié.

Les messages religieux, mal traduits, permettent la stigmatisation mais par contraste, les traductions de la Bible, du Coran et des Évangiles faites par André Chouraqui, ont démontré que « nous sommes les fleurs d’un même jardin ». Les religions avaient « oublié l’éthique ». Il était essentiel de la remettre au cœur du dialogue interreligieux, en identifiant leurs valeurs communes.

Croyant, ou pas, Jérusalem n’est pas une destination anodine. Il s’y passe toujours quelque chose de fort. Dans le contexte actuel, la symbolique de la ville est d’autant plus présente…

Les surprenantes et souvent rebutantes vérités, qui se dévoilent en Terre Sainte, ont valeur d’avertissement. Tout à la fois témoignages, chroniques et méditations, mon voyage peut, dès lors, s’interprète comme un pèlerinage. Comment juifs, musulmans et chrétiens arrivent à cohabiter sur ce petit morceau de planète appelé « Terre Sainte » et quelles pourraient être les perspectives d’avenir de la région ?

Je pouvais évoquer l’actualité, particulièrement tragique qui marque Jérusalem, mais je ne l’ai pas vu à ce niveau.

5 Il s’agit de raconter, très honnêtement, ce que j’ai vu au cours de mon voyage. Et cela n’a

pas grand-chose à voir avec ce que les médias nous montrent en France. Ici, il y a de l’entraide, de l’humanité entre les habitants de ce peuple juif et c’est souvent le politique, mêlé au religieux qui formatent les consciences.

Hors des conflits de cette région, ma description de cette ville, avec des rencontres de personnages très différents, notamment des responsables religieux de toutes religions et de différentes mouvances religieuses, a été très agréable.

A travers ce voyage en « Terre Sainte », très enrichissant, je veux témoigner de ce que l’on ne voit pas à la télévision française : des cafés et restaurants bondés, beaucoup de touristes, les hôtels affichant ‘’complet’’, des mosquées en ville, des commerçants juifs et musulmans serviables. Je le signale, car j’avais, comme beaucoup, des préjugés. La première fois, les taxis, majoritairement palestiniens, m’avaient effrayé. J’éprouvais le besoin de me distinguer musulman. Cependant, lors d’un échange avec un gardien d’immeuble, il me délivrera des messages alarmistes sur le conflit israélo-palestinien.

Un barrage routier existe pour accéder aux territoires palestiniens. Sur la place se trouve l’accès à l’Esplanade des Mosquées. Il est assez difficile de s’y rendre. La foule dense engendre une surveillance particulière de la police israélienne. A éviter la visite le vendredi, jour des prières des Musulmans. J’ai préféré visiter les sites sacrés musulmans le samedi, car c’est là que l’on peut apprécier la merveille des merveilles : le Dôme du Rocher et la Mosquée al-Aqsa.

Même si vous n’êtes pas de confession juive, vous pouvez vous, aussi, aller toucher le « mur », y glisser un voeu inscrit sur un papier. A quelques mètres de là, se trouve l’entrée d’un tunnel sous les remparts. C’est une bonne idée de visite, si vous n’êtes pas claustrophobe. Vos sacs seront contrôlés pour y accéder. Mais après quelques jours en Israël, croiser des militaires devient anodin.

Avant mon voyage, je me posais beaucoup de questions sur Jérusalem. Israéliens et Palestiniens, déclarant la ville comme capitale politique, historique et religieuse, il est impératif qu’un pacte de paix, entre eux, englobe le statut de la ville. Ce statut a, cependant, toujours, fait l’objet de disputes officielles et officieuses depuis la guerre de 1948. Avant cela, les Nations Unies avaient statué sur la question en désignant la ville comme zone internationale spéciale. Le facteur religieux fait, ici, grand ombrage aux questions politiques.

C’est vraiment le bon endroit pour ressentir la diversité de Jérusalem : siroter un café en regardant les toits et une partie de la Via Dolorosa, en plein quartier musulman à l’heure de la prière, est un grand plaisir.

Lors du retour, voyageant aux côtés d’un couple participant au colloque d’André Chouraqui, ils m’ont dit être effrayés par l’antisémitisme français : « Cet antisémitisme a des racines profondes. Il est même européen : né principalement de Luther, de son rapport avec les Juifs et à cause aussi de Voltaire dans son développement, le ‘Racisme des Lumières’». Qui que nous soyons, un homme méprisé peut difficilement cultiver l’humanisme en lui.

Face au Dans un pays où laïcs et religieux se croisent, chaque jour, sans pour autant se côtoyer, le communautarisme extrémiste est régulièrement pointé du doigt.

6 Le caractère sacré de Jérusalem supplante ces lieux vénérés par les trois religions monothéistes. Jérusalem est la ville sainte par excellence. Cet excès de sainteté la rend vulnérable, en la mettant à la merci des prétentions de chacune des confessions. Aussi, l’annexion de Jérusalem en 1967, par Israël, remet-elle en question l’unité de la ville sainte. En ces temps de belligérance, de compromis politiques et l’esprit de fraternité, comme le sentiment de l’intérêt ou du salut collectif, souhaités expressément par André Chouraqui, vont devoir l’emporter. Les identités culturelles respectables doivent laisser la première place à une identité plus sacrée encore : celle de l’Humanité que les trois monothéismes juifs, chrétiens et musulmans ont exprimé au quotidien.

Juif ultra ‘’pur et dur’’, il y aura le Salafisme ‘’pur et dur’’. Les deux camps hostiles les cultivent l’un et l’autre, et cela, tant qu’il n’y aura pas une paix négociée. Le monde entier en pâtit, la haine s’éternise, s’enracine profondément.

Il y a un problème politique que les belligérants doivent résoudre : toutes ces interventions, lors de la déclaration de Balfour, les accords Sykes-Picot, Vatican II, Nostras Aetate, la déclaration de Barcelone, mais aussi l’actualité : la position de l’ONU, celle des israéliens, la quête des Palestiniens….me sidèrent et me consternent du fait de leur souffrance.

Ce contentieux profond exige de la négociation. Les différents camps, Jérusalem et l’ensemble de cette région, sont mobilisés dans l’hostilité, la violence et la haine. Cette haine et cette violence ne se tariront pas. Nous avons tous besoin, croyants et non croyants, monde chrétien ou musulman, juif et palestinien, le droit de retrouver et de disposer de la Paix et du Vivre Ensemble.

Qui peut assurer la médiation israélo-palestinienne ? Seuls les israéliens et les Palestiniens car les autres seront tous accusés de prendre partie, exactement comme dans un couple familial.

Quelques faits historiques concernant la vieille ville : bien que ne faisant qu’un km2, elle constituait, jusqu’en 1860, l’intégralité de Jérusalem, époque à laquelle le premier quartier, au delà des murailles, fut construit.

sunnite, après La Mecque et Médine. Sur cette esplanade s’élèvent le dôme du Rocher et la mosquée Al-Aqsa, la plus grande mosquée de Jérusalem, d’où, selon une tradition musulmane, Mohamed se serait élevé au ciel lors du voyage nocturne.

Ce n’est qu’après la Guerre des Six Jours, en 1967, que les Juifs purent de nouveau se rendre, habiter, et travailler au sein de la vieille ville. Cela n’est donc pas surprenant que Jérusalem soit la ville la plus disputée, parmi toutes, dans l’Histoire de l’humanité

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Elle se situe dans la vieille ville de Jérusalem-Est. Son accès est régi par le statu quo qui la place sous l’administration du Waqf de Jérusalem relevant de la Jordanie. L’esplanade est aussi appelée le Mont du Temple, car s’y dressait dans l’Antiquité le Temple de Jérusalem, le plus haut lieu saint du judaïsme, cela qui génère des tensions, et parfois des émeutes contre le pouvoir. L’Esplanade des Mosquées domine la Vieille Ville de Jérusalem avec, en son centre, le dôme du Rocher et plus à droite, sur l’esplanade, la mosquée al-Aqsa.

J’adresse mes vifs et sincères remerciements à Annette Chouraqui, aux familles Moatti, (Josette, Emile, David) – Charles Fachler – Daniel Gall qui, par leur gentillesse et leur grand cœur, ont su me faire découvrir et apprécier cette belle Jérusalem.