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Le retour des Djihadistes français.

L’extrême sauvagerie de leurs méfaits.

Depuis que les groupes armés de l’Etat Islamique ont été mis à mal en Irak et en Syrie, il est régulièrement question du retour des ressortissants « français » internés dans ces pays… La révélation d’un plan pour le retour des combattants français de Daech, détenus par les Kurdes en Syrie suscite un vif débat. En toute discrétion, le gouvernement prépare un plan d’action. Cependant, un critère essentiel doit retenir l’attention, tant de nos médias que des partisans de ce retour : l’extrême sauvagerie de leurs méfaits.

Profondément apatrides, ils n’ont eu de cesse de s’enorgueillir en diffusant dans une orgie de clips d’égorgements, décapitations et mutilations multiples, leurs mœurs barbares. Ils nous ont offert des images de ces Français traînant derrière un pick-up aux cris d’« Allah Akbar ! » des cadavres de soldats de l’armée régulière syrienne. Images glaçantes et terrifiantes.

Compte tenu de l’évolution de la situation militaire dans le nord-est syrien […], nous examinons toutes les options pour éviter l’évasion et la dispersion de ces personnes potentiellement dangereuses », a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué assez laconique. L’annonce du retrait progressif des troupes américaines des zones défendues par les Forces démocratiques syriennes (FDS), a en effet rendu caduque la doctrine du « statu quo » privilégiée jusqu’ici par la France. Celle-ci doit se résoudre à un changement de doctrine.

Il y a aussi les femmes françaises converties à l’islam, les voici suppliantes, pour que l’on rapatrie au plus vite ces enfants en France. Aujourd’hui, sachant ce qu’ils encourent s’ils étaient jugés sur les lieux de leurs forfaits, tous se souviennent subitement d’« être français » et comptant sur la mansuétude de nos juges, réclament d’être traduits devant une juridiction française. Et puis, il y a les islamistes radicaux qui, basés dans notre pays, attendent de fondre sur leurs proies avec, au bout du voyage la mort « quiconque meurt au cours du djihad entrera au Paradis et deviendra un martyr » et que « les délices du Paradis consistent principalement dans les voluptés sensuelles »… Paradis où « 70 vierges attendent chaque martyr »….Que faire de ces nouveaux « arrivants » shootés à l’islamisme et à la barbarie ?… Quelles sanctions infliger à ces irréductibles ennemis de tout humanisme ?… De toute civilisation ?… La position « pragmatique » française consistait à laisser les prisonniers de l’EI (groupe Etat islamique ou Daech) être jugés sur place, notamment en Irak, qui est un État constitué. Pour les femmes et les enfants, Emmanuel Macron a promis du « cas par cas », lors de son déplacement à Abou Dhabi en novembre dernier.

Les juger ?… Les condamner, sachant qu’ils auront tôt fait de « contaminer » en prison leurs coreligionnaires ? Et après ? A la lumière des actions criminelles qui ont ensanglanté les principales villes  européennes, faute de solution appropriée, on est désormais en droit de se poser la question sur leur sort. Que faire face à tant de cruauté… de barbarie… d’inhumanité ?…

Les djihadistes français, une trentaine d’hommes adultes tous identifiés par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et visés par une enquête dans l’Hexagone, ainsi que des femmes et des enfants pour un total d’environ 110 personnes, seraient soumis à une « expulsion » du territoire kurde. La France va-t-elle affréter des « charters » de djihadistes ou passer par des vols réguliers ? La question reste en suspens.

Dans ce contexte particulier, les autorités auraient décidé de confier « l’accueil » des djihadistes à la DGSI, qui sera chargée de les interroger. Reste une zone d’ombre, le régime de ces interrogatoires : garde à vue ou détention provisoire en fonction de leurs statuts au regard de la loi. Certains profils intéresseront particulièrement les services de renseignement. Adrien Guihal, combattant et l’une des voix françaises de l’EI, qui avait revendiqué l’assassinat, à Magnanville (Yvelines), en juin 2016, d’un policier et de sa compagne, puis l’attentat de Nice, le 14 juillet de la même année.

Au fil des mises en examen, ces « rapatriés » viendront s’ajouter aux 502 détenus déjà emprisonnés pour des infractions terroristes, qu’ils soient prévenus ou condamnés.

En fonction des décisions des juges d’application des peines, nombre des futurs revenants devraient être évalués, pendant quatre mois, dans un des quatre QER – les quartiers d’évaluation de la radicalisation – actuellement en service. « Il s’agit de séparer les plus prosélytes, avec généralement un bon niveau socioculturel, des plus influençables, dont on redoute un passage à l’acte violent en détention », nous expliquait l’administration pénitentiaire. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, suggère d’instaurer un « bagne démocratique » aux îles Kerguelen pour les djihadistes condamnés, tandis qu’au RN, on indique : « Ce sont des djihadistes, ils ne devraient donc plus être français »…

«Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire »  Einstein.

Mais, face à ce tollé qui n’en est qu’à ses prémices, le drame qui caractérise la Justice française réside en ce que nos sociétés vieillottes s’interdisent tout moyen coercitif. Elles ont lentement accumulé pendant une longue procession de siècles, les règles, les précautions et les interdits destinés à protéger l’idée qu’elles se faisaient de la civilisation. Elles ont imaginé couler la sagesse dans des lois… codifier l’indulgence et la mesure, pour défendre l’homme contre lui-même. On doit adopter une riposte appropriée afin de les stopper dans leur  folie meurtrière. Dès lors, la France -confrontée à l’un des plus graves périls de son histoire- ne doit pas s’embarrasser de préjugés pour prendre les mesures appropriées. Et voici les barbares, forts de cette assurance (en tuant, ils savent qu’ils ne seront pas tués !) qui frappent dans nos villes. Ils veulent tout détruire, tout raser pour tout recommencer sur les décombres d’un passé qu’ils haïssent parce qu’ils ne le comprennent pas. Ils retrouvent brutalement le plaisir d’égorger sachant combien timide sera la répression. Jamais les passions déchaînées et la haine n’ont fait autant de ravages… semé autant de morts…(267 tués en France), Jamais on n’a assassiné autant d’hommes au nom du bonheur de l’humanité…