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Etre Français est un enjeu majeur 

Ils lavent le cerveau de nos enfants pour les enrôler.

Les musulmanes en Savoie, en l’espace de 20 ans, petit à petit, se couvrent la tête de voile. Apparaissent dans les grandes villes des Niqab, (voile dissimulant le visage), des burka (voile intégral d’origine afghane). Quelles sont les explications de cette dégradation ? Une dérive et une prégnance religieuse très significative se développe. Une méconnaissance inquiétante sur ce phénomène s’installe dans notre population. On menace les musulmans qui n’adhèrent pas à ce funeste programme.

L’ignorance dans les cités et les quartiers :

A – Les Musulmans n’ont pas une connaissance seyante, congrue et appropriée de la laïcité, la France judéo-chrétienne n’a pas une perception juste de l’Islam. C’est ainsi que, par méconnaissance, ce désir de compréhension et d’échange est entravé. Une conséquence, dans les mosquées, on ne prêche pas toujours en français.

B – La marginalisation de certaines cités est grave – on reprend l’expression «d’apartheid» utilisée par le Premier Ministre, Manuel Valls.

Le concept de la laïcité :

La laïcité est un principe d’organisation politique qui repose sur la séparation de l’État et des Églises, la liberté de conscience étant le but : la séparation, le moyen. Mais elle est aussi, et d’abord, une conviction que des militants défendent au quotidien, parfois au péril de leur vie. Liberté d’expression, émancipation par l’instruction, liberté de mourir dans la dignité : autant de libertés que la laïcité rend effectives.

Que faire, face à un comportement en dérive ?

L’écoute est une grande école. On permet au jeune de bien exprimer sa peine, de soulager un peu sa souffrance. Quand on sait écouter, on sait ensuite quoi dire et quoi faire. La parole est une occasion du dévoilement et d’élévation de la pensée. Celle de l’éducateur apporte le sens de l’existence, elle absout, elle guérit.

A – Il faut que les jeunes aient confiance dans leurs ressources intérieures ; il faut les convaincre que, dans ce monde indifférent, ingrat, insensible à la souffrance, ils ont une capacité latente en eux.

B – Méditer c’est aussi affronter… Cette capacité à faire silence en soi rend plus serein et plus fort. Dans la théologie catholique, l’écoute de l’autre est liée au sacrement … celle du protestant est liée à une parole de la Grâce. L’écoute, dans la dimension musulmane ouvre vers Dieu !

La connaissance du fait religieux :

  • Aujourd’hui, en France, les questions religieuses sont souvent source de tensions entre les communautés qui se nourrissent d’une méconnaissance et d’une incompréhension mutuelle. La prégnance dans la croyance, met parfois le jeune en difficulté. Le concept permet une adhésion large des religions monothéistes : « Le Fait Religieux » doit être mieux connu et plus appliqué dans les écoles, les associations, dans les Quartiers et les Cités et dans le milieu carcéral.
  • Ce qui se passe en Syrie inquiète le monde. Nous devons mobiliser tous nos moyens, avec les sites Internet et les réseaux sociaux, pour déconstruire les thèses extrémistes prônées par les discours fondamentalistes et également produire, par ailleurs, un discours positif puisé dans les valeurs universelles.
  • Il faut mobiliser des éducateurs, des enseignants compétents pour s’occuper à la fois des radicalisés et des «radicalisables potentiels».
  • Les Français « compromis » dans les filières djihadistes sont nombreux : « En mai 2015, 1700 Français étaient impliqués d’une façon ou d’un autre dans les filières irako-syriennes ».
  • A ce jour, plus de 500 Français, dont un très grand nombre de jeunes, sont revenus d’Irak et de la Syrie. Parmi eux, 150 sont des femmes, 100 sont des mineurs, surtout des jeunes filles. Nombreux sont incarcérés, ou étroitement surveillés.

Notre action, notre mission est de :

A – De favoriser la coexistence apaisée des différentes croyances et convictions religieuses.

B – Rattraper une certaine déculturation, et transmettre des connaissances dans une perspective culturelle, dans les textes : en histoire, en littérature, en philosophie, l’Histoire scientifique des religions, etc.

C – Face à la perte inquiétante de références culturelles, les conséquences sont graves sur la compréhension de l’Histoire, de la Littérature, des Arts. L’inculture ne touche par seulement les Ecoles publiques, elle affecte autant les établissements confessionnels. L’ignorance n’est pas, non plus, liée à l’origine religieuse des élèves. La famille qui baigne dans la religion chrétienne est autant touchée qu’une famille athée. – (Des chiffres nous indiquent que 55 % de la population française serait athée ou agnostique). 

D – Les outils du Fait Religieux peuvent intervenir, comme par exemple : Les différentes façons de penser les religions, les opuscules traitant sur la laïcité dans le monde et en Europe. Exposer les panneaux pour démontrer la parenté entre les religions monothéistes.

E – Apprendre à être Français est un enjeu : Il y a eu, certes des difficultés, des réactions  xénophobes n’ont pu toutefois empêcher le processus de francisation. En deux et au plus trois générations, les Italiens, Espagnols, Polonais, juifs laïcisés de l’Est et de l’Orient méditerranéen se sont trouvés intégrés par le brassage et les mariages mixtes. Ainsi, en dépit de puissants obstacles, la machine à franciser laïque et républicaine a admirablement fonctionné pendant un demi-siècle.

F – La façon dont l’Histoire est enseignée dans nos collèges est un enjeu crucial pour former des citoyens éclairés. Des citoyens tout d’abord, en expliquant à la jeunesse les origines et les valeurs de notre République mais aussi en leur transmettant un patrimoine historique partagé, qui nous rassemble au-delà de nos différences. Des citoyens, certes, mais intégrés de surcroît : l’enseignement des autres cultures, des autres civilisations, le concept du fait religieux, favorisent l’ouverture d’esprit de cette nouvelle génération, tandis que celui des aspects sombres de notre histoire leur évitera de commettre, à nouveau, les mêmes erreurs.

C’est pour cela que la réforme initiale des programmes d’histoire doit être revue : certains de ces points seront conservés comme la place donnée à la chronologie ou l’étude des trois monothéismes à part égale, mais toutefois d’autres de ses aspects seront corrigés.

Comment expliquer que certains thèmes soient obligatoires et d’autres facultatifs ? Il n’y a pas de grande ou de petite histoire, de bonne ou de mauvaise ou encore d’histoire « à la carte ». Tous les collégiens de France, qu’ils soient du nord ou du sud, des villes ou des banlieues, devraient pouvoir avoir accès à un enseignement à la fois complet et commun.

L’univers des crises devient quotidien :

Les personnes vivent aujourd’hui à l’ère des tensions extrêmes, car l’univers des crises devient leur quotidien. Tout acteur doit prendre conscience de l’extrême vulnérabilité de notre société aux crises majeures. Les tensions extrêmes qui, depuis la guerre  d’Algérie jusqu’à la guerre du Golfe et le nouveau djihadisme, renaissent périodiquement entre le monde arabo-islamique et le monde européo-occidental. Elles ne sont pas près d’être apaisées tant que la crise du Moyen-Orient, avec d’abord le problème israélo-palestinien, puis les crises de décomposition irakienne, libyenne, syrienne, pèsent sur notre avenir. La tension muette, mais parfois haineuse de part et d’autre, constitue une barrière à l’approfondissement de l’intégration des populations d’origine arabo-islamique. Les cas de Khaled Kelkal et Mohammed Mehra  illustrent l’oscillation, chez bien des jeunes beurs pourtant nés en France, entre intégration, délinquance et djihadisme.

Etre Français, un enjeu majeur :

Apprendre à être Français est un enjeu majeur de la réforme de l’éducation, surtout en notre période de crise de l’intégration. L’histoire de France, telle qu’elle est enseignée, apparaît d’autant plus étrangère à l’élève d’ascendance immigrée, Africain ou Martiniquais d’origine. Il ne peut manquer d’évoquer les difficiles  libérations gagnées et parfois les sanglantes guerres d’indépendance. Juif, il n’est reconnu comme citoyen qu’à la Révolution, mais contesté comme citoyen normal par l’antisémitisme. Musulman, il ressent les rejets qui s’accroissent contre sa religion. En revanche, il est un visage de l’Histoire de France, qui bien qu’essentiel, est ignoré ou méconnu. C’est celui qui inscrit un sceau d’universalité dans l’œuvre de ses penseurs, de Montaigne à Voltaire et dans la Révolution française.