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Des cadres français de Daech impliqués dans une mutinerie en Syrie.

Plus de 7000 personnes y sont enfermées, dont 700 Français figurent sur cette liste, (près de 80 femmes et de nombreux enfants),

L’affaire est considérée par la France comme un sévère avertissement. D’après nos informations, une mutinerie dans une prison syrienne de haute-sécurité a failli provoquer l’évasion de nombreux ex-combattants de l’Etat islamique. Plusieurs anciens cadres français de Daech sont directement impliqués.

Elle est censée être la prison la plus sécurisée du pays. Celle dont le bon fonctionnement est l’une des priorités absolues de la coalition internationale. La prison de Derik, située à l’extrême nord-est de la Syrie, près de la frontière irakienne, vient pourtant d’être le théâtre d’une vaste mutinerie, qui a donné des sueurs froides aux autorités françaises.

La scène, dont rien ou presque n’avait filtré jusqu’à présent. Ce matin-là, près de 200 prisonniers, tous d’anciens combattants de l’Etat islamique, décident d’attaquer de façon simultanée les surveillants de l’établissement, géré par les forces kurdes. Profitant des horaires réservés à leur toilette – le dispositif est alors allégé -, les djihadistes ont tenté de prendre un des gardiens en otage et de s’emparer d’armes à feu.

La tentative d’évasion a fini par échouer, grâce à l’intervention en urgence et massive des forces sécuritaires kurdes. Deux avions de chasse de l’armée américaine ont également été dépêchés sur place, effectuant plusieurs survols de la prison pour dissuader les mutins.

L’événement est immédiatement remonté à Paris jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Car parmi les 400 djihadistes emprisonnés à Derik se trouvent une vingtaine de Français. Plusieurs d’entre eux sont considérés comme d’anciens cadres de Daech : Romain Garnier, Thomas Barnouin, Thomas Collange, Mohamed et Najib Megherbi ou encore Adrien Guihal… La plupart, considérés par les services anti-terroristes comme particulièrement dangereux sont issus de la mouvance salafiste toulousaine, proches à la fois de Mohamed Merah, le terroriste de Toulouse et de Montauban, et des frères Fabien et Jean-Michel Clain, les “voix” des attentats du 13 novembre 2015, tous les deux récemment abattus par des drones américains en Syrie.

D’après plusieurs sources diplomatiques et sécuritaires, ces ex-figures françaises de Daech ont depuis été transférées à la demande de Paris vers d’autres prisons du nord-est syrien. Ces islamistes français avaient été incarcérés à Derik, à la suite du départ annoncé des troupes américaines. Paris craignait alors que ce retrait précipité de l’U.S Army fragilise considérablement la sécurité de plusieurs prisons syriennes, les forces kurdes dépendant cruellement de l’aide de Washington pour s’assurer qu’aucun djihadiste ne puisse s’évader.

L’Algérie comme le Maroc ont ainsi ces dernières semaines rapatrié une quarantaine de leurs djihadistes, jugeant trop risqué de les laisser incarcérés en Syrie sans supervision américaine.

Le retour des djihadistes français, un vrai casse-tête pour le gouvernement

 A travers la Syrie, les forces kurdes ont actuellement entre leurs mains près de 7000 djihadistes, venus des quatre coins du monde. Un peu plus de 700 Français figurent sur cette liste.

Cette mutinerie intervient quelques jours seulement après un autre épisode inquiétant. Toujours d’après nos informations, des détenus irakiens du camp de réfugiés d’Al-Hawl (plus de 7000 personnes y sont actuellement enfermées) avaient en effet mis la main sur des armes et ouvert le feu sur des gardiens, avant d’être neutralisés. Près de 80 Françaises, parmi lesquelles beaucoup de converties présentées par les services spécialisés comme ultra-radicalisées, se trouvent actuellement sur plac