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Mission sur la mémoire de la guerre d’Algérie

 

Benjamin Stora une mission sur « la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie. »

En juillet 2020, le président de la République a confié à l’historien Benjamin Stora une mission sur « la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie. »Le chef de l’État lui a demandé de « formuler avant la fin de l’année des recommandations en vue de favoriser la réconciliation entre les peuples français et algérien. »Dans une démarche parallèle, le président algérien a nommé Abdelmajid Chikhi, directeur général du centre national des archives algériennes, pour mener « un travail de vérité sur les questions mémorielles entre les deux pays. »

 Ces initiatives de Paris et d’Alger, ont pour but d’améliorer les relations entre les deux nations.  

Benjamin Storaest né en 1950 à Constantine. Avec sa famille, il s’est installé en métropole en 1962. Il n’avait alors que 12 ans. Il a donc vécu la guerre d’Algérie en tant qu’enfant et non en tant qu’acteur. Devenu un universitaire renommé, il se spécialise dans l’histoire de l’empire colonial de la France, en particulier l’Algérie.

A ce jour, il a rédigé une trentaine de livres dont une très remarquée « histoire des relations entre juifs et musulmans des origines à nos jours » (2013). Docteur en histoire puis en sociologie, professeur des universités, inspecteur général de l’Éducation nationale (2013-2018), président du conseil d’orientation de la cité  nationale de l’histoire de l’immigration (musée de l’histoire de l’immigration) (août 2014 janvier 2020), cet intellectuel d’origine pied-noir possède un CV élogieux.

  Pour sa part, le chargé de mission algérien Abdelmajid Chikhi, est présenté comme un ancien combattant de la guerre d’indépendance. Il demande la restitution des archives nationales détenues par Paris et des éclaircissements sur les disparus.

Pour ne pas revenir sur la guerre qui a détruit des hommes de part et d’autres et qui a été longuement rapportée et documentée par ailleurs, on pourra reconnaître desœuvres dans de nombreux domaines : défrichement de la Mitidja, découverte des gisements de pétrole et de gaz, routes, aérodromes, barrages, ports, télécommunications, câbles souterrains et faisceaux hertziens, etc…

Il est évident que les différents gouvernements qui se sont succédé à Paris ont très mal géré la problématique algérienne. Beaucoup d’erreurs, nourries par les palinodies des politiques,  ont été commises.

L’écrivain algérien Boualem Sansal, réputé ans le monde entier et récompensé plusieurs fois par des prix prestigieux, a reconnu l’action de la France : « je suis un iconoclaste qui dénonce les mensonges de la guerre de libération. […]. L’Algérie a été construite par la France dont elle porte les valeurs du XIXe. »(Le serment des barbares). Les relations franco-algériennes, compliquées entre la France et l’Algérie resteront encore tendues avec de telles affirmations. Plus érodées,  pour se  débarrasser de l’encombrant complexe qui se joue sur la mélodie du « je t’aime, moi non plus. » et ainsi apporter une véritable impulsion dans ce grand Maghreb à construire, avec une amitiés à retrouvée avec les algériens de France et d’Algérie, (les pieds noirs  …). La France à bien tournée la page avec l’Allemagne…