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1 - une approche sur les fondamentaux : la « laïcité » et le « Fait Religieux », grâce à des outils proposés soit à « la carte », par « correspondance », avec des « textes spécifiques », des « panneaux », un « diaporama sur les dérives sectaires », un « DVD décrivant les articles de loi 1905 », et de « nombreux débats exhaustifs sur le sujet ».
2 – et des informations sociétales : sur le plan très général (près de trois milles textes).
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Élisabeth Borne. THOMAS SAMSON/AFP
DÉCRYPTAGE – La première ministre sera accompagnée dimanche de 16 ministres pour relancer la relation franco-algérienne.
Pour son premier voyage officiel à l’étranger, Élisabeth Borne n’a pas choisi la facilité. La chef du gouvernement arrivera à Alger dimanche , avec l’ambition de dépasser les brouilles qui ponctuent la relation franco-algérienne depuis plusieurs années. «C’est un moment très important dans la relation bilatérale» , explique-t-on à Matignon, où l’on veut oublier «les turbulences» .
Signe de l’importance que Paris accorde à ce déplacement, 16 ministres seront présents à l’occasion de l’organisation de la 5e session du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN), qui ne s’était pas réuni depuis 2017. Ce format de coopération – qui existe depuis 2012 – doit être l’outil qui mettra en musique le «partenariat renouvelé entre la France et l’Algérie», signé par les présidents Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron en août dernier. La taille de la délégation ministérielle est inhabituelle pour un voyage officiel. Des conseillers la comparent au Conseil des ministres franco-allemand qui rassemble deux fois par an les deux partenaires européens. La première ministre rencontrera son homologue, Aïmene Benabderrahmane, et probablement le chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune.
Les rencontres bilatérales de dimanche doivent aboutir à des annonces dans les six domaines évoqués dans le texte paraphé cet été, en particulier pour ce qui relève de la jeunesse et la coopération économique, les deux priorités mises en avant par les conseillers d’Élisabeth Borne. La première ministre participera avec Bruno Le Maire à un forum économique, lundi, avec des chefs d’entreprises invités dans sa délégation. Principalement des représentants de petites et moyennes entreprises, même si le groupe pharmaceutique Sanofi sera aussi représenté. Concrètement, à Élisabeth Borne et ses ministres de rendre effectif «l’élan» donné par Macron. «L’accord qui a été signé est bon pour les deux peuples, qui partagent des enjeux communs. Il doit être suivi des faits» , plaide Rachid Temal, sénateur socialiste et président du groupe d’amitié France-Algérie, invité dans la délégation.
La question des visas
Alors que la question des livraisons de gaz algérien vers l’Europe est devenue très prégnante, Matignon s’emploie à ne plus la mettre au cœur des discussions. Notamment pour ne pas accréditer l’idée que le rapprochement entre les deux capitales serait conjoncturel. «La France est moins dépendante du gaz que nos voisins européens donc ce n’est pas à l’ordre du jour de ce déplacement» , souffle-t-on au sommet de l’État, bien que la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, soit du voyage pour des échanges avec son homologue, dont son cabinet refuse d’évoquer la teneur.
Autre sujet d’actualité, la question très sensible de la délivrance des visas sera évoquée par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et par Élisabeth Borne. Paris impose toujours des restrictions à l’Algérie dans l’objectif d’obtenir plus de laissez-passer consulaires – indispensables pour faire aboutir une reconduite à la frontière – et d’accélérer sa lutte contre l’immigration illégale. Les discussions autour de ce sujet, qualifié de «très important» par l’exécutif, peinent toujours à aboutir.
Élisabeth Borne, qui déposera une gerbe au Mémorial du Martyr dès son arrivée avant de se rendre au cimetière européen Saint-Eugène, ne devrait pas faire de nouvelles annonces quant au chantier mémoriel relancé cet été. La commission d’historiens récemment annoncée, chargée de se pencher sur les archives de la colonisation et de la guerre d’Algérie, n’a pas encore été composée. Avant son départ, la première ministre envisage d’échanger avec des représentants de la société civile algérienne, en particulier «du monde culturel, éducatif et scientifique» .
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Manifestantes qui brûlent leur voile à Lyon, le 24 septembre 2022 KONRAD K./SIPA 01088979_000005
Alors qu’en Iran, des femmes et des hommes se révoltent contre le régime théocratique, au Parlement européen, les députés de la gauche et certains du centre ont bloqué un texte de François-Xavier Bellamy s’opposant à ce que l’UE finance des campagnes encourageant le port du voile. Espérons qu’un deuxième texte, visant les Frères musulmans, aura plus de succès.
Le 6 octobre, la gauche et les écologistes européens, avec la complicité plus discrète du centre « progressiste », ont choisi de répondre par l’injure et l’indécence à la mort de Mahsa Amini, assassinée parce qu’elle refusait le hijab et voulait la liberté. Elle avait 22 ans. De Hadis Najafi, assassinée parce qu’elle refusait le hijab et voulait la liberté. Elle avait 20 ans. De Nika Shakarami, torturée et assassinée parce qu’elle refusait le hijab et voulait la liberté. Elle avait 17 ans. De Sarina Esmaeilzadeh, assassinée parce qu’elle refusait le hijab et voulait la liberté. Elle avait 16 ans.
Face à ces jeunes filles, ces jeunes femmes, ces héroïnes, ces martyres, la gauche, les écologistes et le centre « progressiste » ont choisi de répondre qu’il faut continuer à promouvoir le hijab, à pouvoir affirmer au nom de l’Europe que « la liberté est dans le hijab » , « apportez de la joie, acceptez le hijab » . Complicité affichée, immonde, avec l’islamisme le plus sauvage (voir le discours au Parlement européen de François-Xavier Bellamy). Explications.
Depuis des jours, on le sait, des femmes et des hommes se révoltent en Iran avec un courage admirable contre le voile islamique et l’obligation de le porter, contre le régime brutal qui l’impose, et contre l’idéologie théocratique totalitaire dont il est l’étendard.
Le hijab : plus un symbole qu’un habit
Pendant ce temps, en France, certains tentent d’instrumentaliser ce combat pour défendre ce qu’ils appellent « le droit pour les femmes de s’habiller comme elles le veulent », c’est-à-dire en réalité la banalisation ici du symbole d’oppression qui est combattu là-bas, et hurlent à l’islamophobie dans l’espoir de faire taire quiconque se permet de dire la vérité. Tout à leur hypocrisie, à leur lâcheté ou à leur clientélisme, ils feignent d’oublier que si des femmes sont prêtes à mourir pour ne pas porter le hijab, si des tyrans sont prêts à les tuer parce qu’elles refusent de le porter, c’est bien qu’il n’est pas qu’un habit. Aucun autre « habit » au monde n’est imposé de la sorte, aucun autre symbole religieux au monde n’est imposé de la sorte, aucune autre religion au monde ne conduit à ce que l’on impose de la sorte le port d’un de ses symboles. Et aucune autre divinité (ou soi-disant divinité) au monde ne se sent menacée par la beauté des reflets qu’un rayon de soleil dessine dans les cheveux d’une femme, et leur danse sous la caresse du vent.
Défendrait-on le droit pour les femmes (ou les hommes) de porter publiquement des emblèmes nazis, une tenue du KKK, ou un t-shirt « Vive Staline! », sous prétexte qu’il serait patriarcal ou matriarcal ou liberticide ou je ne sais quoi de le leur interdire ? Le hijab n’est pas un vêtement mais une proclamation, l’affichage d’une adhésion au corpus idéologique qui, avec des variations finalement secondaires, inspire aussi bien la dictature iranienne que la dictature saoudienne ou celle d’Erdogan.
Et en Europe, les instances de l’UE ne cessent de manifester leur soutien à l’islamisation du continent en faisant l’éloge de ce voile qui, peu importent les motivations individuelles de celles qui le portent, est le drapeau que les islamistes plantent dans un territoire pour y manifester leur influence.
Heureusement, des voix se font entendre pour s’opposer à cette compromission. Ainsi, le député européen François-Xavier Bellamy a déposé pour les travaux du Parlement de Strasbourg deux textes très courts, mais fondamentaux. Le premier a hélas été refusé, mais il aura au moins obligé les complices des islamistes à se dévoiler, et pour peu qu’ils prennent la peine de se renseigner, les peuples européens peuvent maintenant voir clairement dans quel camp chacun se situe. Le second, s’il est adopté, sera pour l’Europe une victoire majeure contre les ennemis de la dignité humaine.
La complicité du centre
Le premier texte, donc, était un paragraphe à ajouter à la résolution commune que le Parlement européen a pris jeudi 6 octobre au sujet de l’Iran, et dont le contenu a été négocié entre les représentants de chaque groupe politique au Parlement. Il rappelait les campagnes de l’UE ayant visé à banaliser (« trivializing » ) le hijab (celle-ci, notamment ), soulignait qu’elles sont susceptibles de contribuer à faire pression sur les femmes musulmanes pour qu’elles se sentent obligées de le porter, et s’opposait à ce qu’à l’avenir l’UE finance ou co-finance de telles campagnes : « Any future campaign that may promote the Islamic hijab or put pressure of any kind for Muslim women and girls to feel obliged to wear it. » Proposé par François-Xavier Bellamy avec l’appui d’Arnaud Danjean, ce paragraphe avait reçu le soutien du groupe PPE (Parti Populaire Européen, au sein duquel siègent les parlementaires LR) et des autres groupes de droite, ECR (European Conservatives and Reformists) et ID (Identité et Démocratie, dont font partie les députés du RN). Malheureusement, il a été bloqué en commission restreinte par les représentants des groupes de gauche, notamment les Verts (EELV), The Left (LFI) et S&D (socialistes), auxquels s’est joint le représentant du groupe Renew (LREM/Renaissance) qui, ainsi que l’explique un conseiller ayant suivi de près les discussions, aurait pourtant pu faire la différence s’il avait soutenu la proposition. Mais au fond, fallait-il vraiment espérer autre chose du groupe auquel appartient le parti d’Emmanuel Macron, lui qui, le 12 avril dernier, disait « c’est ça qui est beau » d’une soi-disant féministe déclarant avoir choisi de porter le voile ?
Il n’était pas proposé d’interdire le voile, seulement le financement de sa promotion par les fonds de l’UE.
Toujours soutenu par les groupes parlementaires de droite, François-Xavier Bellamy a alors proposé oralement, en session, une version plus courte de ce paragraphe. Point technique : si un quorum de 38 députés se lève pour protester contre un amendement oral, celui-ci ne peut pas être mis au vote. Cette fois, Renew (LREM/Renaissance) s’est fait discret, mais l’immense majorité des groupes parlementaires de gauche (y compris les Verts) s’est levée, bloquant cet amendement. Que l’on comprenne bien : il n’était pas proposé d’interdire le voile, seulement le financement de sa promotion par les fonds de l’UE. Autrement dit, ce que les groupes de gauche et écologistes (et dans une moindre mesure le groupe Renew) ont montré, c’est leur volonté de pouvoir continuer à faire financer par les institutions européennes, avec de l’argent public, la promotion active du hijab.
Le texte de la deuxième chance
Le second texte, qui sera peut-être voté, qui aura d’autant plus de chances d’être voté que nous serons nombreux à essayer de le relayer et de le soutenir, de montrer aux députés européens l’importance qu’il a pour nous, est un amendement au rapport budgétaire 2023, pour lequel le vote en commission budgétaire aura lieu le 10 octobre, et celui en commission plénière la semaine du 17.
Il vise nommément les Frères Musulmans, et demande à la Commission Européenne de garantir que les fonds européens ne financent que des organisations respectant strictement toutes les valeurs européennes, y compris la liberté de pensée et de conscience, la liberté d’expression, et l’égalité entre hommes et femmes : « …calls on the Commission to guarantee that European funds finance only organizations that strictly respect all European values, including freedom of thought, freedom of speech and equality between men and women » . On notera, et c’est très important, que ce texte parle de la liberté de pensée et non de la liberté de religion. La différence est cruciale, la liberté de pensée impliquant le droit à l’apostasie et le droit à l’athéisme, alors que la liberté de religion n’est le plus souvent invoquée aujourd’hui que pour tenter de rendre les religions intouchables, les placer au-dessus des lois, et concrètement, surtout, permettre à l’islam de donner libre cours à son refus de la liberté de pensée.
On notera également la mention de la liberté d’expression, point fondamental puisque nombre d’associations proches des Frères Musulmans se sont explicitement donné pour objectif l’interdiction du blasphème (et en réalité de toute critique de l’islam) sous prétexte de promouvoir le « respect » envers les religions. On notera enfin, pour qualifier l’égalité entre les sexes, l’usage de « equality » à opposer au « equity » que le wokisme s’est approprié et dont il a perverti le sens, et plus précisément encore « equality between men and women » et non « equity between genders » (« égalité entre les hommes et les femmes » et non « équité entre les genres ») – ce n’est pas ici le cœur du sujet, mais c’est important aussi.
Chacun doit choisir son camp
Il y a là de quoi porter un coup décisif à l’hydre islamiste et à ses soutiens, et pourquoi pas ouvrir la voie à l’adoption de règles similaires dans tous les pays de l’UE.
Deux textes parfaits, et parfaitement justes au double sens de la justice et de la justesse. Ils obligent chacun à choisir son camp, exactement comme l’affaire Mila : il n’y a pas de « en même temps » qui tienne, pas de « oui mais », pas d’abstention ni de neutralité possibles sans trahir ce que nous ont transmis trois millénaires de civilisation.
Jadis, des philosophes profondément religieux et des prêtres épris de vérité, dans la ville d’Athéna et le sanctuaire d’Apollon, ont pensé la liberté et proclamé la liberté de pensée. Aujourd’hui, c’est un philosophe chrétien qui choisit de la raviver au cœur des institutions de notre continent. Synthèse européenne, que l’on ferait bien de méditer. De Socrate à François-Xavier Bellamy en passant par Plutarque, on dirait bien que la dignité de la conscience humaine n’est jamais aussi bien défendue que par des hommes de foi qui croient en des Dieux qui croient en l’Homme. Veillons, dès lors, à ne pas mettre toutes les religions (ou prétendues telles) dans le même sac, et à faire l’effort élémentaire de distinguer les honneurs rendus à Zeus de la soumission servile à Typhon – ou pour revenir à la référence iranienne, de distinguer la vénération d’Ahura Mazda de la soumission à Azhi Dahaka . Osons comprendre que l’héroïsme de cette révolte et de ses martyres torturées et assassinées n’est pas qu’un événement lointain à regarder sur nos écrans et à liker avant de passer à autre chose, mais un appel auquel nous devons répondre, une mobilisation face à un ennemi commun, et un exemple qui nous oblige. Il est plus que temps pour nous aussi de renouer avec ce qui fit notre grandeur, et de refuser toute compromission avec l’obscurantisme. Partout où nous sommes, chacun d’entre nous, chacun avec les moyens dont il dispose, chaque jour, faisons entendre cette exigence.
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L’alignement de l’Arabie saoudite avec la Russie est un désastre total
Pour la Maison-Blanche, pour l’Ukraine et pour votre plein d’essence.
Fin septembre et à la suite du G7, l’Union européenne annonçait ce qu’elle pensait être l’une des armes les plus efficaces pour assécher les finances guerrières de Moscou tout en luttant contre sa propre crise énergétique : un plafonnement du prix du pétrole.
Quelques semaines plus tard, et alors que le continent n’a pas encore réussi à cesser de s’abreuver à la source russe pour étancher sa soif d’énergie, patatras pour l’Occident, qui voit son plan fortement mis à mal.
Menés par l’Arabie saoudite et complétés par la Russie, faisant face à une baisse sévère du prix du brut, les pays de l’OPEP annonçaient leur décision de réduire leur production de pétrole de deux millions de barils par jour pour le mois de novembre, l’équivalent de 2% de la fourniture mondiale.
À quelques semaines d’élections de mi-mandat forcément cruciales, l’administration Biden est bien sûr furieuse: luttant chez elle contre une inflation galopante –menée notamment par les prix de l’énergie–, elle a longuement pressuré ses alliés au sein de l’OPEP, à commencer par l’Arabie saoudite, pour qu’ils ne réduisent pas ainsi leur production.
Alignement
Elle accuse ainsi Mohammed ben Salmane, prince héritier de la couronne saoudienne, désormais Premier ministre en exercice et admirateur patenté de Vladimir Poutine, de s’aligner sur la Russie. Mais elle oublie un peu vite que les droit-de-l’hommistes démocrates avaient craché sur MBS, suite à l’affaire Jamal Khashoggi. Aujourd’hui l’Occident est obligé aujourd’hui de le supplier pour sortir du piège énergétique. Ensemble, les droit-de-l’hommistes et les Verts, en s’attaquant à l’énergie nucléaire, et en se mettant à dos les fournisseurs de pétrole, ont tout fait pour ruiner l’Occident. Ce sont les idiots utiles de la politique, dont l’objectif est, avec les wokistes et les mouvements LGBT+, la destruction de la société occidentale, de ses valeurs, de son modèle sociale et économique.
Alors que Riyad avait joué les intermédiaires dans un échange de prisonniers entre Kiev et Moscou cet été, c’est toute la politique de l’administration Biden dans le Golfe qui est remise en cause, après une visite estivale aux maigres résultats que d’aucuns avaient décrits comme «humiliante» pour les États-Unis.
L’Union européenne peut partager son ire. En renchérissant ainsi le prix du brut, la décision du cartel pétrolier écarte à nouveau l’Inde et la Chine de sa stratégie face à la Russie. Les deux pays, qui semblaient quelque peu s’éloigner ces dernières semaines des livraisons de pétrole russe à prix discount, risquent d’autant plus de retomber dans les bras de Moscou que le cours mondial du brut remonte fortement.
En Europe comme aux États-Unis, cette coupe de la production mondiale risque en outre d’annihiler une partie des coûteuses politiques mises en place pour juguler les prix de l’énergie et l’inflation. Et de contribuer à remplir les caisses du Kremlin, sans doute ravi de pouvoir financer plus aisément dans les mois qui viennent une guerre en Ukraine qu’elle est en train de perdre sur le terrain, comme sur le long terme économique.
La réalité est plus cruelle. En fait, l’Europe achète le gaz russe à des intermédiaires qui lui revendent plus cher, un produit que la Russie finit à écouler avec un gain complémentaire. Cela montre que les bons sentiments sont contre-productifs, dans bien des domaines. Oui, il y a une morale, en toute chose, mais avant, il doit y avoir du réalisme.
JForum.fr & Korii
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VIDÉO – Sonia Mabrouk bouleversée : elle fond en larmes face à son invité
Ce mardi 4 octobre, Sonia Mabrouk a reçu Bruno Retailleau sur les ondes d’Europe 1. À la fin de l’entretien et alors qu’elle a proposé à son invité du jour d’écouter une chanson devenue symbolique en Iran, la journaliste n’a pu contenir son émotion.
C’est une reprise qui est devenue virale en très peu de temps sur la toile. Dans une vidéo relayée par un internaute baptisé Gandom, le 23 septembre dernier, une jeune femme a repris la chanson Bella Cio, remise au goût du jour après la diffusion de la série La casa de papel, qu’elle a choisi d’interpréter en persan. Depuis sa publication sur Twitter, la vidéo en question a été visionnée plus de trois millions de fois et a fait beaucoup réagir. Ce mardi 4 octobre, alors qu’elle recevait Bruno Retailleau dans la matinale d’Europe 1, Sonia Mabrouk a souhaité conclure son interview politique par cette reprise qui l’a semble-t-il bouleversée. « Exceptionnellement, Bruno Retailleau, je voudrais terminer l’interview avec une chanson », a-t-elle fait savoir en préambule.
« Ce n’est pas n’importe quelle chanson et celle qui la chante est une Iranienne, qui porte comme tant d’autres cette contestation avec un courage inouï contre le régime. On écoute… », a déclaré la journaliste d’Europe 1, avant que ladite chanson ne résonne en studio. Dès les premières notes, celle qui partage la vie de Guy Savoy est apparue très émue, clignant plusieurs fois des yeux, avant de laisser couler quelques larmes sur son visage. À la fin de cette interlude musicale, Sonia Mabrouk a tenté de reprendre ses esprits : « Je crois que tout est dit, merci Bruno Retailleau. » Et le président des Républicains au Sénat d’ajouter : « Tout est dit. Comme la larme qui coule de vos yeux Sonia Mabrouk. »
Une chanson devenue un cri de colère
Si cette reprise de Bella Cio par une jeune femme iranienne a fait le tour des réseaux sociaux, elle a également eu un impact au-delà des frontières. En France, Farid Vahid, qui n’est autre que le directeur de l’Observatoire de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient à la Fondation Jean Jaurès, n’a pas tardé à réagir à cette interprétation aussi puissante que bouleversante : « Absolument magnifique ! Bella ciao chanté par une Iranienne en persan. Ces femmes sont impressionnantes… Vive la liberté », a-t-il écrit, dans un message posté sur Twitter, le 24 septembre dernier. Pour rappel, cet hymne à la liberté a refait surface après la mort de Masha Amini, une jeune femme iranienne arrêtée par la police des moeurs, le 13 septembre dernier à Téhéran, pour avoir mal ajusté son voile alors qu’elle était dans la rue. Depuis son décès, des milliers d’Iraniens et d’Iraniennes ont manifesté contre le port du voile et le régime.
Léa Cardinal
www.gala.fr
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Quel débat subsiste-t-il du travail d’aggiornamento de l’Église qui dura trois ans, lancé par Jean XXIII et clos par Paul VI ? La Vie a organisé une rencontre entre deux catholiques engagés de générations différentes, le sociologue Jean-Louis Schlegel et Thérèse du Sartel, co-fondatrice du Dorothy.
Il avait 19 ans à la fin du Concile, en 1965 ; elle est née 30 ans après l’ouverture des travaux de Vatican II. Tous deux sont laïcs, catholiques, engagés dans la société. Ancien jésuite, philosophe, éditeur, sociologue des religions, Jean-Louis Schlegel a vécu les débats « en direct », alors qu’il était au début de sa formation dans la Compagnie de Jésus.
Philosophe de formation elle aussi, professeure en lycée et cofondatrice du café associatif Le Dorothy à Paris (XXe), un lieu animé par des chrétiens, Thérèse du Sartel est une enfant de Vatican II, née dans l’Église post-conciliaire. Ils ont accepté de débattre de l’actualité du Concile pour La Vie, non en représentants absolus de leur génération, mais en témoins.
Que représente le concile Vatican II pour vous ?
Jean-Louis Schlegel. Deux mots me viennent spontanément : libération et conflit. J’ai passé le bac en 1964. J’avais 19 ans l’année de la fin du Concile. À chaque fois qu’un nouveau texte sortait, nous éprouvions un sentiment euphorique, non pas du fait que l’Église rejoignait la modernité, mais parce qu’elle semblait à nouveau intéresser les gens. Tous les jours, des articles paraissaient dans le monde entier sur ce qui se passait à Rome. Nous nous sentions fiers d’être catholiques, fiers qu’une institution vieille de 2000 ans soit capable de se mettre à table pour revoir ses fondamentaux. Mais, très vite, les conflits d’interprétation ont surgi.
Le principal conflit en 1965-1966 portait sur l’autorité. Les catholiques les plus impatients ont pris la parole et cela a été ressenti comme une contestation de l’autorité de l’Église, des évêques et du pape, et l’atmosphère est devenue conflictuelle. L’autre élément qui a jeté une ombre a été les départs, de prêtres diocésains, de religieux et de religieuses, mais aussi de séminaristes et de jeunes religieux et religieuses en formation. L’hémorragie a été substantielle. Moi-même, entré chez les jésuites en 1965, je l’ai vécu de manière très directe. La crise s’est accentuée après 1968, et je me souviens que, à un moment donné, beaucoup d’entre nous ont dû se demander pourquoi ils restaient.
Près des trois quarts de ma génération sont partis, beaucoup avec amertume – certains pour des raisons religieuses, parfois politiques, d’autres exaspérés que l’Église ne fasse pas assez rapidement des réformes. La publication d’Humanæ vitæ en juillet 1968 a suscité l’irritation de beaucoup, qui étaient encore dans l’euphorie des événements de mai – je rappelle à ce propos que la pilule était en vente libre depuis décembre 1967. Rétrospectivement, je crois comprendre que cela a été ressenti comme le signe que les promesses du Concile sur la place des femmes et des laïcs en général ne seraient pas tenues.
Thérèse du Sartel. Mon expérience du Concile est évidemment très différente ! Vatican II est resté un non-événement dans ma vie de foi pendant très longtemps. Je me disais simplement que nous étions passés de la messe en latin à la messe en langue vernaculaire. Je viens d’une famille catholique, mais nous n’en parlions pas énormément. J’ai commencé à me pencher sur le sujet lorsque je me suis intéressée à l’histoire de l’Église aux XIXe et XXe siècles.
• LUCILLE PELLERIN POUR LA VIE
Un jour, je suis tombée sur le discours d’ouverture du Concile, prononcé par Jean XXIII à l’ouverture des travaux, en 1962, « Gaudet mater ecclesia », et j’ai été marquée par la force des propos sur les mauvais prophètes. J’aimerais le citer, car il est génial : « Il nous semble nécessaire de dire notre complet désaccord avec ces prophètes de malheur qui annoncent toujours des catastrophes, comme si le monde était près de sa fin. Dans le cours actuel des événements, alors que la société humaine semble à un tournant, il vaut mieux reconnaître les desseins mystérieux de la providence divine qui, à travers la succession des temps et les travaux des hommes, la plupart du temps contre toute attente, atteignent leur fin et disposent tout avec sagesse pour le bien de l’Église, même les événements contraires. »
Soixante ans après, face au déferlement de crises multiples, cet optimisme, cette confiance en l’homme face aux défis de la modernité ne semblent-ils pas un peu datés ?
J.-L.S. À l’époque, déjà, on a accusé le Concile d’avoir été trop optimiste sur la société et le monde en devenir. Mais il faut se rappeler qu’il y avait des raisons de l’être ! En Europe et en France, l’heure était à la reconstruction, dans l’après-guerre. Le mot « construire » était tellement présent que l’idée selon laquelle certaines des réalités qui se construisaient pouvaient être destructrices a été oubliée. Il faut se rappeler que, en 1960, la croissance annuelle était à 8 % ! C’était l’époque de la conquête de l’espace. On avait l’idée que l’on pouvait transformer ce monde dans le sens du bien.
Si on peut faire un reproche après coup aux catholiques conciliaires – un ensemble très vaste qui ne se résume pas aux cathos de gauche –,
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Le voile : des questions et des réponses Entretien de Razika_Adnani accordé à Cyril Chevrot Question de départ : Historiquement, d’où vient le voilement des femmes, est-ce une particularité de l’islam ? 2. Quel est la réalité du voilement au niveau théologique ? Dans le Coran et plus largement dans la littérature “cononique” islamique ? 3. De quoi le voile …
Le voile : l’Occident ne sait plus défendre ses valeurs
Publié le 19 novembre 2021
Razika Adnani est islamologue et philosophe. Dans cette tribune, elle revient sur le choc que la campagne pour la promotion du voile a provoqué. Elle explique les causes et l’origine de ce qu’elle appelle « la guerre du voile » et comment les islamistes détournent le sens de principes de liberté et d’égalité pour l’imposer. Fild Média
Le choc que la campagne pour la promotion du voile a provoqué a été terrible parce qu’il s’agissait de l’Occident et parce que la campagne faisait la promotion de la pratique la plus opprimante pour les femmes et la plus discriminatoire à leur égard. L’Occident, qui a été longtemps un exemple à suivre dans le domaine de la protection de la liberté et des droits des femmes, a piétiné ses propres valeurs. Personne n’est dupe pour croire que le Conseil de l’Europe seul a eu l’idée de faire la promotion du voile. Si le choc est aussi grand, c’est parce qu’on a réalisé que les islamistes, qui ont mené farouchement « la guerre du voile » depuis un siècle environ, ont réussi à imposer cette pratique au sein d’institutions censées protéger les valeurs de l’Occident, dont l’égalité entre les femmes et les hommes. Le Conseil de l’Europe a trahi des millions de femmes dans le monde qui se battent contre le voile auquel le patriarcat les soumet ou veut les soumettre.
La « guerre du voile » a commencé dans le monde musulman au début du XXe siècle, pour ne parler que de la période contemporaine. C’est l’époque où des intellectuels et des politiques modernistes, influencés par les valeurs occidentales qui étaient pour eux celles de toute l’humanité, ont entamé le grand projet de modernisation de leurs sociétés. Ils ont, cependant, très vite compris que sans l’émancipation des femmes aucune évolution sociale ou politique n’était possible. Ils ont alors sérieusement critiqué la claustration des femmes et le port du voile, intimement liés. La philosophe Doria Chafik (1908-1975) a remis en cause l’idée du voile comme prescription islamique. « Nous trouvons dans les œuvres artistiques de l’Égypte ancienne des indices nous permettant de déduire que le voile n’était pas inconnu dans l’antiquité », écrit-elle dans son livre La femme et le droit religieux de l’Égypte contemporaine. Les efforts de ces modernistes ont donné des résultats spectaculaires. Lors de la première moitié du XXe siècle, les femmes sortaient dans les rues d’Alger, de Tunis, du Caire, de Manama et même de Kaboul les jambes et la chevelure non dissimulées et cela ne posait pas de problème. Des dignitaires religieux ne voyaient pas d’inconvénients à ce que les femmes ne portent pas le voile, c’est-à-dire ne se couvrent pas la tête comme le prouvent les photos de l’époque. Parmi eux, il y a ceux qui ont occupé plusieurs fonctions religieuses y compris au sein de la mosquée d’al Azhar du Caire comme Ahmed Hassen al-Bakouri (1907-1985), ainsi que l’Algérien Cheikh Bachir Ibrahimi (1889-1956) qui a été président de l’association des Oulémas algériens.
En 1928, les conservateurs, qui voulaient prendre le pouvoir pour contrer la modernisation des sociétés musulmanes, ont créé en Égypte la Confrérie des Frères musulmans pour mieux s’organiser. Leur objectif était de ré-islamiser les musulmans trop influencés, selon eux, par la culture occidentale qui les avaient éloignés du vrai islam. Un de leurs projets était de soumettre les femmes à nouveau au port du voile. Leur dévoilement était vu comme une menace pour leur domination sur les femmes et comme un danger pour la société musulmane qui devait impérativement se distinguer de la société occidentale. En revanche, les islamistes n’ont pas cherché à renvoyer les femmes à la maison. Ils avaient compris l’importance de la présence de femmes voilées dans l’espace public pour la réussite de leur mouvement. Une femme voilée qui va à l’université et travaille était un meilleur emblème pour leur mouvement que des dizaines qui restaient à la maison. Ils ont décidé d’utiliser le voile comme arme dans leur lutte contre les modernistes et ils ont même intégré les femmes dans leur confrérie en créant en 1932 la branche féminine appelée Sœurs musulmanes , dont le rôle était surtout d’inciter les autres femmes au port du voile. Zineb al-Ghazali en a été la première représentante.
Dans leur lutte pour re-voiler les femmes, les Frères musulmans ont monopolisé les médias et les moyens de communication. Beaucoup de feuilletons montrant des femmes voilées pieuses ont été produits et diffusés partout dans le monde musulman. En 1990, presque toutes les femmes dans les sociétés musulmanes étaient voilées. Avec l’abolition du voile, les modernistes avaient propulsé les sociétés musulmanes dans le monde de la modernité. Les conservateurs ont voulu avec sa réinstauration les ramener vers le passé. Cette victoire des islamistes s’explique par les dollars des Wahhabites et l’acharnement des conservateurs. Mais il y a autre chose de plus important.
Les modernistes qui ont lutté contre le voile et qui l’ont critiqué comme un obstacle à l’épanouissement social et économique des femmes et de la société n’ont pas osé, ou très timidement, questionner les textes et la religion ni le présenter comme une discrimination à l’égard de la femme, de peur d’heurter la religion.
Cela a donné aux islamistes des arguments pour défendre leur projet d’imposer le port du voile aux femmes. Ils ont incité les étudiantes et les femmes qui travaillaient à le porter pour qu’elles donnent un exemple que le voile ne constitue pas une entrave à l’émancipation de la femme et de la société et démonter l’argument des modernistes.
Quant à l’argument de la religion, il leur avait suffi de réaffirmer que le voile était une pratique religieuse incontournable pour les femmes. Alors que la dissimilation de la chevelure de la femme n’apparaît dans aucun des trois versets recommandant pour la femme une manière de s’habiller. Quand bien même il apparaitrait, cela ne suffirait pas pour l’imposer aux femmes. Les musulmans ne mettent pas en pratique toutes les recommandations du Coran comme l’esclavage qu’ils ont déclaré caduc, alors qu’il est cité et codifié dans 25 versets coraniques. Il faut également souligner que les recommandations s’opposent entre elles. Cependant, parce que la question du voile n’a pas été remise en cause au sein de l’islam, les conservateurs ont pu facilement convaincre les femmes que c’était une règle coranique à laquelle elles devaient se soumettre.
La guerre du voile se poursuit en Occident
Mais la guerre du voile n’était pas pour autant terminée. Elle s’est poursuivie en Occident. Non seulement parce que des musulmans vivaient de plus en plus en Occident, mais aussi parce que l’objectif des islamistes n’était pas d’islamiser uniquement les sociétés musulmanes, mais aussi l’Occident, où ils sont également partis au front avec le voile comme arme. Comme dans les pays musulmans, il est la meilleure preuve de la réussite de leur mouvement. Porté sur la tête d’une femme, il est toujours plus efficace que la prière et le jeûne qui ne se voient pas forcément sur les visages des personnes dans la rue. Malgré les tensions permanentes que le port du voile suscite et la riposte de ceux qui veillent à défendre les valeurs de l’époque actuelle de l’humanité, l’objectif de l’imposer partout en Occident et de le faire accepter par l’autre ne faiblit pas.
En Occident, les adeptes du voile ne se sont pas contentés de le présenter comme une recommandation coranique, ils ont voulu qu’il soit la condition même de l’appartenance de la femme à l’islam. Tariq Ramadan en a fait un acte de foi. « Pour les femmes, la prescription porte également sur le port du voile… (et) il s’agit d’un acte de foi », écrit-il dans son ouvrage Le Génie de l’islam publié en France en 2016. Ce qui est un grand dérapage théologique, car le voile n’est ni un principe fondateur de l’islam, ni un principe de la pratique de l’islam. En islam, avoir la foi consiste à avoir la conviction que Dieu existe et qu’il est unique, que Mohamed est son prophète, et que le Coran est sa parole sans aucune distinction entre les femmes et les hommes. Les principes de la pratique de l’islam sont la prière, l’aumône, le hadj (pèlerinage à La Mecque) et le jeûne. Une personne peut donc appartenir à l’islam et être pratiquante sans avoir à porter le voile. Le voile n’est pas non plus une pratique spécifique à l’islam ni un critère identitaire des musulmanes comme l’a affirmé la campagne du Conseil de l’Europe. Le couvrement de la tête pour les femmes était une tradition méditerranéenne remontant à une période bien antérieure à l’islam.
Changer la représentation du voile
En Occident, bien que le port du voile soit en hausse, celui-ci se heurte toutefois aux valeurs de la liberté et de l’égalité. Pour que l’autre l’accepte et afin de pouvoir l’introduire dans toutes les sphères de la société, ses adeptes ont décidé de changer son image, de le présenter comme un signe d’égalité et une preuve de liberté. Or, le concept de liberté n’est ni connu dans la pensée musulmane, ni reconnu par les sociétés musulmanes. Le voile comme les autres pratiques est présenté, compris et vécu comme une obligation juridique et un ordre divin que l’on ne discute pas. Cependant, ceux qui utilisent ce concept de liberté sont conscients de sa valeur dans les sociétés occidentales et cela sur le plan social, politique et moral, valeur qu’eux-mêmes ne reconnaissent pas. Seulement, ils voient en lui le meilleur moyen pour défendre le port du voile et l’imposer.
Le voile n’est pas non plus une preuve d’égalité. Ordonné à la femme et non à l’homme, il est lui-même une discrimination tant à l’égard des femmes par rapport aux hommes qu’à l’égard des femmes non-voilées par rapport à celles qui sont voilées. Les non-voilées sont considérées comme des impudiques qui méritent d’être violentées et violées. Une discrimination qui remonte à l’antiquité et qu’on retrouve dans le verset 59 de la sourate 33, Les Coalisés : « Ô prophète dis à tes épouses à tes filles et aux femmes des croyants de ramener sur elles leurs djalabib (pluriel de djilbab signifiant robe longue) ainsi elles seront vite reconnues et ne seront pas offensées ».
Ainsi, si l’égalité consiste à accorder à tous les mêmes droits, les islamistes revendiquent une autre égalité celle qui accorde les mêmes droits à ceux qui pratiquent les discriminations qu’à ceux qui accordent à tous les mêmes droits. Une égalité qui veut la même visibilité et le même respect à une pratique qui discrimine les femmes qu’à une autre qui met les hommes et les femmes sur un pied d’égalité. Ce détournement des valeurs de la liberté et de l’égalité crée une confusion grave quant à leur sens et les menace sérieusement avec le consentement du Conseil de l’Europe.
Ce qui aggrave la situation, c’est que le Conseil de l’Europe n’a pas fait seulement la promotion du voile des femmes, mais aussi de celui des petites filles dans une vidéo intitulée “United in diversit y” qui a ensuite été supprimée de leur site . Le voilement des petites est la preuve indéniable de l’absurdité de l’argument du voile comme liberté. On ne peut pas prétendre que les petites filles ont atteint la maturité intellectuelle et morale qui leur permette de choisir leurs actes, de décider elles-mêmes de se voiler. D’autant plus que ceux qui imposent le voile aux petites filles expliquent que leur objectif est d’habituer les femmes au port du voile dès leur jeune âge, afin d’éliminer chez elles toute velléité de liberté qui entraînerait le risque qu’elles se rebellent contre cette pratique. Décidément, l’Occident ne sait plus défendre ses valeurs.
Razika Adnani
http://www.razika-adnani.com/le-voile-la-deshumanisation-de-lhomme/
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