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Covid-19 : le dispositif d’aide à l’isolement se précise

Des médiateurs vont être recrutés pour accompagner le rendu des examens.

Dans le cadre du nouveau dispositif à l’isolement des malades du Covid-19, les médiateurs vont être recrutés pour accompagner le rendu des examens. Des visites à domicile seront mises en place début 2021. Par Pierre Bafoil
 
Un centre de dépistage à Nantes.
Un centre de dépistage à Nantes. (Reuters)
Jeudi, lors de la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement, Jean Castex et Olivier Véran ont évoqué le nouveau dispositif d’isolement dont le JDD avait révélé les contours dimanche dernier. Il devrait être précisé dans les prochains jours pour être effectif vers la mi-janvier, d’après une source. Ce dispositif, non contraignant, comme l’a précisé le Premier ­ministre, s’appuiera sur des tests de Covid-19 qui devront être rendus en moins de vingt-quatre heures. Ils seront effectués par des professionnels de santé (médecins, infirmiers, pharmaciens) ou, lors d’opérations ciblées, par des médiateurs « TAP » (« tester, alerter, protéger »).

Ces nouveaux intervenants seront recrutés parmi les professionnels et étudiants en santé, les secouristes ou des jeunes, en service civique ou orientés par Pôle emploi.

Droits et devoirs

Une fois le test effectué, ces derniers, en plus d’amorcer le traçage des cas contact, devront remplir des missions de conseil et d’information sur l’isolement. Ils seront chargés de faire signer à toute personne positive ce qu’Olivier Véran a appelé une « charte », soit une sorte de déclaration sur l’honneur matérialisant son engagement à observer la période d’isolement. D’après la note que le JDD a pu consulter, ce « formulaire », encore à l’étude, comportera les « droits et [les] devoirs ».

Les personnes infectées se verront alors proposer un dispositif d’aide à l’isolement qui prendrait la forme d’un suivi à distance par les brigades de l’Assurance maladie, mais surtout de visites à domicile effectuées par des équipes pluri­disciplinaires. Celles-ci seront composées d’infirmiers libéraux et d’intervenants sociaux provenant des caisses centrales d’activités sociales ou d’associations. Leur mission : tester les membres d’un même foyer, dispenser des conseils et proposer un « accompagnement matériel » pour les courses ou la garde d’enfant ainsi que des possibilités de relogement.

D’après la note, afin de pouvoir faire transiter les « données personnelles » des personnes dépistées aux différents acteurs, « une plateforme de régulation du dispositif d’accompagnement » sera mise en place.