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Massacres pour blasphèmes

La vengeance ne saurait se substituer à la justice.

En France le blasphème ne figure à aucune infraction, délit ni crime. En revanche, les homicides -incidemment pour blasphème- constituent un crime.

La vengeance ne saurait se substituer à la justice.

Une minorité n’est pas habilitée à imposer son usage à une majorité, par la force de surcroît.

« Punition pour les blasphémateurs », A. del Sarto, 1510 – Wikipédia –

Pourtant, le procès des assassins des journalistes de Charlie-Hebdo, des personnes présentes dans le supermarché alimentaire cacher, comme l’ensemble des procès de tous les crétins racistes, sexistes et antisémites démontre par le fond comme par la forme les difficultés de la société démocratique à faire respecter ses principes sacrés tels que la liberté, le droit, la laïcité.

A cela, plusieurs raisons s’inscrivent.

La France connaît deux sociétés parallèles. Elles se côtoient toujours en se rencontrant rarement. Ce socle social à deux vitesses et à deux projets différents dérègle l’avance du pays dans les domaines de la solidarité, de la laïcité, de la sécurité.

Le Blasphémateur lapidé, Gérard Hoet et Abraham de Blois, Figures de la Bible, P. de Hondt éditeur, La Haye, 1728. – Wikipédia –

Solidarité nationale.

La solidarité repose en France sur les décisions prises à la Libération par le gouvernement provisoire de la république française.

Elle permet ainsi le bon fonctionnement des pouvoirs publics, de la vie sociale, des fonds publics et de tout ce qui relève du domaine de la vie des citoyens.

Elle garantit la vie économique, commerciale, des services et des moyens indispensables à la marche vitale du pays.

Elle obéit aux principes de Droit général et s’acquitte de l’exécution des règles astreignantes communément acceptées sinon appliquées.

Elle assure à chacun les droits sociaux et sanitaires élémentaires.

Elle est assurée par les prélèvements obligatoires effectués par les personnes dont les revenus le permettent.

La base constitutionnelle française repose sur la laïcité.

La France ne connaît qu’une seule et unique communauté : la communauté nationale. La laïcité permet à la France plusieurs libertés.

La liberté de l’espace public, dont l’occupation à des fins confessionnelles est prohibée par la Loi.

La liberté de l’espace privé dans lequel il est possible de manifester ses options confessionnelles.

C’est la laïcité qui permet la liberté de cultes par le partage et l’usage des espaces publics et privés.

C’est la laïcité qui permet la liberté de cultes par le partage et l’usage des espaces publics et privés.

Le problème des djihadistes

Ce sont les offensives contre ces partages qui perturbent les libertés publiques et privées. Ce sont les prédicateurs djihadistes qui en portent l’essentiel de la responsabilité.

Ces djihadistes diffusent, menacent, publient avec une agilité qui leur permet de se jouer de la règle de Droit.

Ce sont eux qui pactisent avec des responsables territoriaux, qui échangent la paix civile contre des avantages divers mais qui nuisent toujours à la laïcité.

Ce sont eux qui imposent souvent à la majorité des usages minoritaires contraires aux libertés des autres confessions, des femmes, des minorités sexuelles, etc…

Quant aux adversaires des blasphèmes, si rien ne les autorisent à tuer, massacrer, tourmenter, offenser leurs victimes, rien ne les empêche d’ester devant les juridictions. Compte tenu de ce que le blasphème n’est pas interdit, ils perdront mais au-moins peuvent-ils utiliser l’appareil juridique.

L’illégitimité du combat contre le blasphème rend inévitable le recours de ses opposants à la Force…

L’absence de solidarité envers les victimes et les personnes menacées

Les journalistes victimes de menaces djihadistes sont astreints au secret de leur vie par mesure de sécurité. Ils ne bénéficient qu’au compte goutte de la solidarité de leur profession.

Certains ciblent même les journalistes qui blasphèment de co-responsabilité, d’incitation à déclencher contre eux la foudre des djihadistes.

Les féministes se mobilisent rarement pour les femmes victimes des djihadistes en France et à l’Etranger.

Ces absences encouragent les infractions, délits et crimes contre les personnes et groupes de personnes « coupables » d’être juives, journalistes, militaires etc.

Face à ces djihadistes, beaucoup d’absences, de laisser-passer, de détournement des yeux permettent à la Force de se développer par la terreur des personnes et des situations.

En dépit des circonvolutions de ceux qui se satisfont de cette situation, il est impossible de ne pas remarquer en France une diminution progressive des libertés publiques et privées et de la laïcité au profit de la force, de la violence, des usages contraires aux droits des gens et au moyen des carences de solidarités envers les victimes.  Pierre Saba