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Archives mensuelles : mai 2019

Conférence à Collonges sur Salève

Le Patriarche Abraham

Programme de la journée du samedi 25 mai 2019 : Mot introductif d’Abdel Boudjakdji, Président de l’association « Messagers de Paix », présidée hautement par Caroline DEGUIN. Le sujet retenu pour la conférence : Dieu, Abraham et le futur de ses deux filsProjection du film documentaire de Hanna Assouline « Les guerrières de la paix », débat autour du film, questions-réponses avec le public
Les conférences à trois voix. Abraham selon la tradition musulmane, Juive et Protestante. Dans un premier temps, nous ne disposerons que la première : Abraham selon la tradition musulmane – Les orateurs : Foudil Benabadji (membre du comité directeur de la fraternité d’Abraham, aumônier musulman du centre hospitalier Métropole Savoie, fondateur de l‘association Union des Enfants d’Abraham – UDEA en Savoie-Chambéry), le Docteur Albert Fachler (président de la communauté juive de Savoie) et Monsieur Jean Albert Romeu, professeur des écoles, intervenant protestant. 

L’Histoire d’Abraham est faite de légendes et d’invraisemblances avec des disparités avec la genèse. Mais la trame reste la même.

Chez les musulmans elle est orale, alors que chez les juifs et les chrétiens elle est écrite. 

En Islam, elle est nécessairement, en partie, différente de la Genèse.

Le nom d’Abraham évoque les religions monothéistes avec le judaïsme, le christianisme et l’islam dont les textes et paroles sacrés, se trouvent respectivement dans le Tanakh, l’Ancien Testament, le Nouveau Testament de la Bible, et le Coran.

 

Foudil Benabadji, membre du comité directeur de la Fraternité d’Abraham, à Paris.

Comment rapidement situer Abraham dans l’ensemble de la croyance ?

Adam et Eve, 4004 av. J.-C. « Le déluge » : 2348 avant J.-C. 

Quand est né Moise : 1527 av. J.-C. mort en 1407 av. J.-C.

Mahomet est le prophète fondateur de l’Islam, en 570 à la Mecque et mort en 632 à Médine. Le Coran dispose de 114 sourates. La Kaaba est un lieu sacré du culte musulman à la Mecque. 

Il y aurait selon la tradition islamique deux Kaaba distinctes, l’une terrestre pour les hommes et l’autre céleste pour les anges.

L’histoire d’Abraham est riche en événements historiques, en leçons de spiritualité et de morale. Ibrāhīm al-khālil, yyalihi Assalam, a un rôle très important dans l’histoire des musulmans. Il est le fondateur du culte monothéiste et le père de l’Humanité. (Abou al Enbiya).

Il est mentionné dans 25 chapitres (sourates), du Coran. Il existe une sourate qui porte son nom, (S. 24, 54 versets). Ibrāhīm al-khālil au sein de l’Islam est un envoyé de Dieu. Il reçoit l’épithète de seddick (le juste), hanif (le pur), khalil (l’ami).

Il est originaire de Babylone, c’est un sémite.

Sa naissance, en un pays où régnait l’astrolâtrie, présente des analogies avec celle de Moïse et le fait, en lui-même, est assez troublant. Il est né à « Ur » à la suite d’un rêve annonciateur de malheurs, le roi Nemrod, (qui est à l’origine de la construction de la légendaire « Tour de Babel »), ordonne de mettre à mort tous les nouveau-nés, comme le fera, plus tard, le Pharaon à la suite d’un songe, lors de la naissance de Moïse. (Dans le livre de la Genèse, au chap. de la descendance des fils de Noé : Nemrod est fils de Koush, qui lui-même est le fils aîné de Cham et le petit-fils de Noé. Nemrod est le 1er héros sur la terre, et le 1er roi après le Déluge.)

Sa mère le mit au monde dans une grotte et c’est là qu’il resta caché jusqu’au jour, où malgré son jeune âge, il se mit à méditer sur l’origine et le devenir du monde.

A l’âge de douze ans, il quitte sa grotte et se rend chez ses parents qui le reçoivent avec affection. Il ne tarde pas à être choqué par les croyances des idolâtres, à commencer par celles de son père. Aussi prend-t-il la résolution de les combattre et de faire prévaloir le culte d’un seul vrai Dieu.

On organisait, en Babylonie d’alors, un pèlerinage annuel sous l’égide du souverain. Le culte comportait une procession entre deux rangées de statues de divinités. A ces cérémonies tout le monde devait être présent.

Abraham avait dix-sept ans quand il dut participer à l’un de ces pèlerinages. Son peuple adorait les astres. Il lui répugnait de pratiquer l’idolâtrie.

Un jour, prétextant avoir mal au pied, il s’arrête aux approches du sanctuaire, et marmonna, à voix basse, des menaces qui sont entendues par quelques pèlerins retardataires. Ces derniers s’empressent d’en faire état, et comble d’indignation, les Babyloniens constatent, comme par hasard, la destruction de leurs idoles. Ils décidèrent de livrer Ibrāhīm al-khālil, au bûcher. Mais, invraisemblable, il en sortit indemne à leur grande stupéfaction.

Ibrāhīm al-khālil eut 3 femmes : Sarah, Hagar et Ketura qu’il a prise à la mort de Sarah. Il a eu 2 enfants avec les 2 premières femmes. Ismaël qui assurera la descendance des Musulmans et 13 ans plus tard un 2eme fils : Isaac, pour la descendance des Juifs et des Chrétiens. C’est la trame de fond d’Abraham.

Sidna Ibrahim pouvait lire et écrire dans la langue de Sumer et savait parler l’akkadien, indique la Genèse, comme la plupart des lettrés de ces temps.

Après avoir fait œuvre d’iconoclaste en Babylonie, pour des motifs de pureté religieuse, il quitte « Ur » sur ordre de Dieu avec sa femme Sarah (une demi-sœur selon certaines sources, sa nièce selon d’autres) et son neveu Loth pour se rendre tour à tour en Syrie, en Palestine, avant de se rendre, à la suite d’une grande famine, en Egypte. Il y demeure quelque temps profitant des largesses du pharaon, ébloui par la beauté de Sarah qu’Abraham aurait fait, prudemment  « passer pour sa sœur « . Là, il épouse, en raison de son célibat fictif et de ses bonnes relations avec la cour royale, une fille d’une famille égyptienne honorable, Hagar, que d’aucuns traitent tantôt de servante, tantôt d’esclave. Lorsque le pharaon découvre le subterfuge, il lui fait des reproches et lui ordonne de quitter le pays.

Il se rend, alors, en Palestine et se fixe dans le pays de Canaan, après s’être séparé de son neveu Loth, lequel s’établit dans la riche plaine du Jourdain, non loin de Sodome.

Au pays Canaan, l’agitation et les conflits tribaux sont à l’état endémique.

L’égyptienne Hagar lui donne un fils : Ismaël et quatorze ans plus tard, Sarah ou Saray, primitivement appelée Sara, lui donne un second fils : Isaac. Ibrahim avait 90 ans. Chez certains, les légendes immorales, leurs incroyances, les invraisemblances et les niaiseries doivent être sinon acceptées, du moins jugées de bon cœur et avec indulgence.

A la mort de Sara, il épousera Kétuba qui lui donnera 6 enfants, qu’il déshéritera, tous, au profit d’Isaac ! A la même époque se situe la destruction de Sodome et Gomorrhe et l’égarement de Loth avec ses filles.

Sur tous ces faits, les sources musulmanes ne s’écartent guère des sources juives. Il est cependant quelques points sur lesquels leur différence est radicale, à commencer par la question de la circoncision que le Judaïsme tient pour un signe d’alliance avec Dieu. L’Islam ne voit dans ce rite, qu’une opération hygiénique doublée d’un symbole distinctif.

Autre divergence avec le Judaïsme à propos d’Abraham : l’épreuve de l’immolation.

Pour prouver sa soumission, Ibrāhīm al-khālil, yyalihi Assalam, se vit dans l’obligation de sacrifier l’un de ses fils. Selon la Genèse, le   « candidat » à l’immolation était Isaac. Selon la thèse musulmane, il s’agit d’Ismaël. Ayant donné toute la mesure de sa soumission à Dieu, il fut miraculeusement arrêté dans son geste et l’immolation n’eut pas lieu. Le Coran serait imprécis sur la question.

La version biblique, dans son état actuel, relate ainsi l’événement et Dieu lui dit : « Prends ton fils, ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t’en au pays de Marijja et offre-le en holocauste sur l’une des montagnes que je te dirai ! ». Les Musulmans observent qu’à aucun moment Isaac n’a été fils unique, alors qu’Ismaël le fut. Selon la Bible, Ismaël est aussi annoncé et aussi béni par Dieu.

Pour les Musulmans, les tribulations d’Abraham à travers le Proche-Orient (Mésopotamie, Syrie, Egypte) ne sauraient en faire un mythe.

Les trois religions monothéistes (Judaïsme, Christianisme, Islâm) se réclament à juste titre d’Abraham et le considèrent comme le modèle parfait du monothéisme.

Selon les sources juives comme les sources musulmanes, Abraham serait né en 1263 après le déluge, descendant par Sem fils de Noé, à la dixième génération. Il mourut à l’âge de 175 ans, et serait enterré à Hébron, bourgade de l’actuelle Jordanie, devenue depuis un lieu de pieuses visites.

Les Ecritures annoncent des longévités canoniques : Adam a vécu 930 ans. Mathusalem atteignit 969 ans, Noé 950 ans. Le père d’Abram 205 ans et plus tard Moïse 120 ans.

Abraham, Isaac, Ismaël, pour les croyants du judaïsme, du christianisme et de l’islam ne sont pas que des personnages du passé : ils restent nos compagnons de vie quotidienne. Ils sont des figures toujours actuelles de notre humanité et des guides sur le difficile chemin qui est le nôtre.

En ces temps nouveaux de l’histoire humaine, où jamais les hommes, les peuples, les cultures et les religions, n’ont été aussi mélangés comme aujourd’hui

En ce moment clé de l’histoire de l’humanité où le monde chrétien et le monde musulman sont, de plus en plus, placés devant deux choix radicaux : la fraternité ou la guerre….. le dialogue ou l’affrontement… Abraham, Isaac et Ismaël deviennent, j’en suis persuadé, les recours indispensables pour la paix des hommes.

Par la chair ou par l’esprit, nous sommes la descendance des trois ! C’est en le reconnaissant et en cultivant cette ascendance que nous nous découvrirons vraiment « des airs de famille  » et des devoirs mutuels.

 

Prophètes de l’Islam dans le Coran
Adam Hénoch Noé Hûd Sâlih Abraham Loth Ismaël Isaac Jacob Joseph Job
آدم ادريس نوح هود صالح ابراهيم لوط اسماعيل اسحاق يعقوب يوسف أيوب
Adam Idrīs Nūh Hūd Sālih Ibrāhīm Lût Ismâ`îl Ishâq Ya`qûb Yûsuf Ayyûb
Jethro Moïse Aaron Ézéchiel David Salomon Élie Élisée Jonas Zacharie Jean-Baptiste Jésus Mahomet
شعيب موسى هارون ذو الكفل داود سليمان إلياس اليسع يونس زكريا يحيى عيسى محمد
Chu`ayb Mûsâ Hârûn Dhû’lKifl Dâwûd Sulaymân Ilyâs alYâs`a Yûnas Zakarīyā Yahyâ `Isâ Muhamad

 

NB. Selon le Coran, la Kaaba a été reconstruite par la main d’Abraham et de son fils Ismaël. D’autres traditions islamiques clament que la Kaaba a été construite la toute première fois par Adam lui-même et qu’il s’agissait du premier temple sur Terre.

Le Code de Hammurabi est un texte juridique babylonien daté d’environ 1750 av. J.-C. à ce jour le plus complet des codes de lois connus de la Mésopotamie antique.

Bonjour à tous. Toute l’équipe de l’association Messagers de Paix tient à vous remercier très chaleureusement.

Près de soixante personnes se sont présentées et l’enthousiasme que vous avez démontré en communiquant vos expériences et vos connaissances a permis à ce colloque d’être une réussite qui a surpassé nos attentes.

Vous avez répondu présent à notre invitation malgré un emploi du temps chargé. Merci pour votre coeur et votre implication dans ce projet. Nous retiendrons longtemps vos précieux conseils et vos témoignages bourrés d’humanité et teintés d’humour.

Nous tenons enfin à vous remercier pour la belle soirée d’échanges et de partages qui s’est improvisée. Nous avons été heureux de pouvoir aller à votre rencontre et espérons que l’événement était également à la hauteur de vos attentes.

Nous vous tiendrons informés de la disponibilité du DVD, dans lequel vous retrouverez le contenu des interventions et des échanges du week-end.

En espérant pouvoir travailler avec vous dans un avenir proche, nous réitérons nos remerciements à chacune et chacun de vous.

L’équipe Messagers de Paix. La Présidente Caroline DEGUIN.

 

 

 

 

La fraternité France Algérie.

Elle a cultivé l’amitié, la fraternité et l’entraide entre nos deux sociétés, française et algérienne.

L’Association France Algérie, née en 1963, à l’initiative de Germaine Tillion résistante, ethnologue émérite et Edmond Michelet ancien ministre du Général de Gaulle, a pour mission -qu’elle a remplie avec une parfaite constance- de cultiver, par delà les événements qui bousculeraient les rapports entre nos deux pays, l’amitié, la fraternité et l’entraide entre nos deux sociétés, française et algérienne.

Cette belle mis-sion nous interdit toute forme d’in-gérence dans la vie politique de l’Algérie. Quand une nation libre et un peuple souverain s’affirment avec une telle force au cours de son histoire, et qu’ils désirent aussi passionnément l’écrire par eux-même et pour eux-même, ils ont besoin de le faire eux mêmes. 

Quand chaque citoyen ressent le devoir de prendre en charge son destin, quand chacun où qu’il se trouve respecte un peuple en marche, il n’est pas un héritier de la Révolution française qui ne tressaille.

Oui, on doit admirer la détermination pacifique de cette marée humaine aspirant à choisir son avenir et qui est parvenue à changer le cours de son histoire. Le cœur de chaque citoyen d’Alger, de Constantine, d’Oran, des Aurès au Grand Sud, vibre à l’unisson de tous ceux qui, dans le monde, partagent des idées et des rêves, dessinent leur avenir, font confiance en demain. L’avenir de l’Algérie quoi qu’il advienne sera écrit par eux.

L’Association France Algérie, depuis l’indépendance, veut rapprocher les sociétés fran-çaise et algérienne, affermir l’amitié qui doit demeurer entre nos deux peuples. Les Algériens d’aujourd’hui donnent une magnifique leçon de démocratie. Qu’en retour ils acceptent le beau mot de fraternité, qui voisine dans notre devise avec ceux de liberté et d’égalité.

Dans la nouvelle période historique dans laquelle entre l’Algérie, tous ceux qui, en France, sont attachés  à  ce pays  suivent attentivement  le  cours des évènements en formant le vœu qu’un avenir démocratique se forge dans ce creuset enthousiaste et courageux.

Quelles seront demain les relations nouvelles de la France et de l’Algérie ? Dès à présent notre Association,  s’adressant  aux dirigeants français,  propose  des  perspectives utiles,  propres  à répondre aux aspirations des deux peuples. Nous sommes à Paris les avocats ardents de la relation franco-algérienne !  

En de nombreux domaines, écono-mique, industriel, culturel, nous pou-vons affronter en-semble les défis de la mondialisation.

« La France et l’Algérie au XXI ème siècle », « France – Algérie : quel avenir industriel commun » « Cinéma-littérature : la scène de création algérienne » : tels étaient les titres de nos récents colloques. Autant de propositions concrètes pour développer des projets ensemble. Cette année nous avons prévu de tracer des perspectives pour un nouvel élan de la coopération économique et industrielle, en faisant connaitre au public français les réussites de nombreuses co-innovations, co-investissements liant entreprises, start-up, universités de nos deux pays.

Une Rencontre, qui devra beau-coup au travail de notre ami Jean-Louis Levet, se tiendra à l’au-tomne.

Dans l’immédiat, notre programme met l’accent sur la dimension cul-turelle qui peut nous rapprocher : le livre, le ciné-ma, la recherche archéologique seront à l’honneur.

L’Association France Algérie demeure ainsi fidèle à sa mission : maintenir des liens étroits entre nos deux sociétés et promouvoir inlassablement la cause d’une relation d’exception entre nos deux pays.

Le statut de la Femme, clé de la guérison de l’Algérie

Kamel DAOUD: « Si le statut de la femme ne change pas, l’Algérie ne guérira pas »

Entretien avec Kamel Daoud, par Raphaël Jerusalmy, paru dans Charlie hebdo 1399 du 15 mai 2019. Avec l’aimable autorisation de la rédaction de Charlie-Hebdo.. 

Alors que le « printemps » algérien bat son plein, Kamel Daoud a accepté de nous parler de ses craintes de le voir détourné, réprimé ou tout simplement qu’il s’essouffle. Il nous raconte aussi, bien entendu, son amour des livres et le rôle singulier qu’ils ont joué dans son destin.

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Musulmans, Chrétiens et Juifs plantent des oliviers au Maroc et à l’étranger.

« Les jeunes prennent la fraternité à la racine »,                          a souligné Ahmed Ghayat dans une note parvenue à la MAP.

Un vent de fraternité a soufflé dans la cité des alizés. Ce 17 mai, le collectif associatif de jeunes “Morocco L’Ghedd” a organisé l’initiative “Plantons la Fraternité” dans toutes les villes où il est présent. À Fès, Essaouira, Marrakech, Rabat, Casablanca, Oujda, et même à Bruxelles et Lyon, un olivier -symbole de paix- a été planté devant mosquées, églises et synagogues en signe de tolérance et d’amour entre les trois religions monothéistes. 

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L’hommage de Jean-Marie Rouart à Jean d’Ormesson.

Un dictionnaire donc, en forme d’hommage à celui qui a été son « professeur de vie ».

Ils avaient 18 ans d’écart et pourtant Jean d’Ormesson et Jean-Marie Rouart étaient unis par une amitié indéfectible. Que vient perpétuer un « Dictionnaire amoureux ». Il avait déjà beaucoup écrit sur Jean d’Ormesson, son ami de 50 ans. Par exemple le livre, « Ne pars pas avant moi » (éd. Gallimard, 2014) doit son titre à une formule que d’Ormesson lui avait adressée alors que Jean-Marie avait eu un problème de santé. Jean-Marie Rouart avait donc hésité avant de se lancer dans son « Dictionnaire amoureux de Jean d’Ormesson 
Jean-Marie Rouart
 éd. Plon (2019)« , qui vient de paraître. Mais il a trouvé que c’était là « l’occasion de poursuivre un dialogue ». Continuer la lecture

Amin Maalouf, nous alerte sur le « naufrage des civilisations ».

Ce que je reproche aujourd’hui au monde arabe…                                 Ce que je reproche aujourd’hui à l’Occident…

Né à Beyrouth qu’il a fui en 1976, l’ancien rédacteur en chef de Jeune Afrique, essayiste et romancier, est devenu un auteur à succès et académicien. Dans son nouveau livre, Le Naufrage des civilisations, cet Immortel brosse un portrait pessimiste et désenchanté du monde contemporain. C’est souvent avec justesse hélas que les intuitions d’Amin Maalouf, observateur attentif et soucieux de la marche du monde, se vérifient.  C’est bien l’effondrement de la coexistence pacifique entre les peuples et les religions, notamment au Levant, sur les bords de la Méditerranée, dans les années 70 et 80, qui a signé l’arrêt de mort de notre monde globalisé. Avec son essai « Le naufrage des civilisations » (édit. Grasset), Amin Maalouf, de l’Académie française, propose une grille de réflexion pour comprendre le grand ébranlement que vit notre monde aujourd’hui : ébranlement sécuritaire, politique, idéologique et religieux. Continuer la lecture