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Foudil Benabadji

BENABADJI a une formation d'éducateur spécialisé dans les Services de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ), dénommée auparavant "Education Surveillée" dépendant du Ministère de la Justice. Après l'acquisition du Diplôme de Directeur d'établissement de l'Enfance Inadaptée à l'Ecole Nationale de la Santé Publique de Rennes, il est promu Directeur d'établissement d'Education de jeunes caractériels délinquants, au "Centre Villeneuve" à Ecully, (Rhône), un établissement de filles qui était géré par une structure religieuse dépendant du CREAI du Rhône.

Gérald Darmanin cible « le risque terroriste d’origine sunnite »

 

 

Selon le ministre de l’Intérieur, « il demeure la principale menace » pour la France.

Par Jean-Marc Leclerc

Plus de 8.000 personnes fichées pour radicalisation à caractère terroriste, prévient Gérald Darmanin

Le ministre de l’Intérieur est revenu sur l’état de la menace terroriste en France le 31 août 2020. 

« Le risque terroriste d’origine sunnite demeure la principale menace à laquelle est confronté notre pays. » Dans son discours au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), ce lundi, le ministre de toutes les polices, Gérald Darmanin, n’a pas seulement pris soin de désigner l’ennemi public numéro un des Français. Il était soucieux d’apporter son soutien aux hommes et aux femmes qui œuvrent sans relâche pour empêcher de nouveaux drames.L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Gerard2.jpg.

Il s’exprimait à la veille du procès qui débute ce mercredi à Paris pour juger des attentats du 7 au 9 janvier 2015 qui visèrent d’abord la rédaction de Charlie Hebdo, puis les clients et le personnel de l’Hyper Cacher de Vincennes, sans oublier la police municipale de Montrouge, Clarissa Jean-Philippe.

Un chiffre illustre le bilan des agents de « l’ombre » : « Depuis 2013, 61 attentats ont été déjoués, dont 32 depuis 2017 ; au début de l’année encore, un projet d’ampleur a été déjoué », s’est félicité le premier flic de France. Il a aussi rappelé que « depuis 2017, ce sont dix attaques qui ont abouti, sur le territoire national, à la mort de vingt personnes ».

À l’entendre, l’État islamique avait « anticipé sa défaite, en adaptant sa structure, en assumant un retour à la clandestinité ». Cette organisation terroriste a toujours une capacité de projection. Et le ministre de citer les « tentatives d’exfiltration de ses combattants, qu’ils soient originaires de France ou tentent de s’y installer de manière irrégulière ». L’immigration clandestine reste un vecteur possible, même si « les flux migratoires se sont réduits par rapport aux années 2015-2016, et que les criblages mis en place par l’administration ont considérablement resserré ce que l’on appelle les mailles du filet », estime Darmanin.

Au parquet de Paris, un magistrat spécialisé l’assure : « L’État islamique a conservé une fortune co­lossale et n’a rien perdu de sa détermination. »Mais l’hôte de Beauvau croit plus encore à la menace « dans nos murs », celle « nourrie par la propagande des groupes terroristes, inspirée par les vétérans du djihad, mais également par l’emprise des tenants d’un islam radical s’efforçant » d’avoir la main «sur nos quartiers ».

Selon lui, « la menace représentée par des individus adeptes d’un islam radical, sensibles à la propagande, mais non nécessairement liés à un groupe constitué, devient un défi croissant pour les services de renseignement qui assurent aujourd’hui le suivi de 8 132 individus inscrits au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). »

Le défi sécuritaire est majeur pour les services de renseignement

Par ailleurs, la menace des sortants de prison n’a jamais été aussi forte. « À ce jour, 505 détenus terroristes islamistes en lien avec la mouvance islamiste » sont recensés, auxquels s’ajoutent, selon le ministre, « 702 détenus de droit commun susceptibles de radicalisation ». Il poursuit : « Le défi sécuritaire est majeur pour les services de renseignement. En 2020, les prévisions de libération sont évaluées à 45 détenus condamnés pour des faits d’association de malfaiteurs terroristes (…). Ce chiffre connaîtra une nouvelle hausse en 2021 avec la sortie prévisionnelle de 63 terroristes islamistes condamnés. »

Difficile d’être plus clair : sans la loi expérimentale sur le terrorisme votée en 2017, impossible d’être pleinement efficace. Grâce à elle, «532 périmètres de protection ont été mis en place, 7 lieux de culte ont été fermés, 312 mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance ont été notifiées, dont d’ailleurs 65 sont encore actives à ce jour » et « 170 visites domiciliaires ont été réalisées », dont plus d’un tiers ont eu des suites judiciaires, s’est réjoui Gérald Darmanin.

Seulement voilà : ce texte valable jusqu’au 31 décembre, fait l’objet d’une prolongation d’un semestre qui n’a pas encore été votée par le Sénat. Il devra de toute façon être évalué passé ce délai ultime. Or le Conseil constitutionnel ne plaisante pas avec les mesures privatives de liberté. La proposition de loi instaurant des mesures de sûreté pour les détenus islamistes sortant de prison en a fait les frais le 7 août. Le système de sécurité nationale aimerait éviter un nouveau revers.

Gérald Darmanin: «702 détenus de droit commun sont susceptibles de radicalisation»

Le ministre de l’Intérieur a tenu une conférence de presse le lundi 31 août sur la menace terroriste. Dans les prisons, «505 détenus terroristes islamistes en lien avec la mouvance islamiste TIS sont actuellement recensés» en France, a-t-il affirmé.

29 mai 1453, la prise de Constantinople 

Documentaire en streaming sur W0rld.tv.

Ne plus se comprendre tout en ayant irrémédiablement besoin l’un de l’autre.

Même si le sultanat ottoman était maître de la Turquie d’Europe et d’Orient depuis alors plus d’un siècle, la date a longtemps été considérée comme la césure entre les périodes médiévale et moderne. Cette rupture des temps est un aussi un partage des espaces : désormais l’Orient et l’Occident semblent ne plus se comprendre tout en ayant irrémédiablement besoin l’un de l’autre. Mais cette cassure dans l’histoire est-elle aussi évidente et définitive qu’on veut bien nous le dire ? 

Prise de Constantinople par les Turcs

Le 29 mai 1453 figure traditionnellement parmi les dates clé de l’Histoire occidentale. Ce jour-là, Constantinople tombe aux mains du sultan ottoman Mehmet II.

La ville, vestige de l’empire romain, était l’ultime dépositaire de l’Antiquité classique. Elle faisait aussi office de rempart de la chrétienté face à la poussée de l’islam.

La chute finale

La chute de Constantinople devient inéluctable lorsque des envahisseurs venus d’Asie, les Turcs ottomans, traversent le détroit du Bosphore. Ils s’emparent de la plus grande partie de la péninsule des Balkans et installent leur capitale à Andrinople, à un jet de pierre au nord de Constantinople.

Au milieu du XVe siècle, réduite à environ 40 000 habitants et dépourvue d’arrière-pays, Constantinople n’est plus qu’un petit État en relation avec les marchés d’Extrême-Orient pour le plus grand bénéfice des marchands de Venise et de Gênes qui s’yapprovisionnent en soieries chinoises. Elle ne dispose pour sa défense que de 7 000 soldats grecs et d’un détachement d’environ 700 Génois.

Cette illustration tirée d’un manuscrit français de 1455 montre le siège de Constantinople avec, à gauche, la Corne d’Or, et au fond, de gauche à droite, le détroit du Bosphore et la mer de Marmara.

Le siège de Constantinople commence en avril 1453 avec 150 000 hommes. Le basileus (empereur en grec) Constantin XI se fie aux puissantes fortifications héritées du passé pour résister aux Turcs en attendant d’hypothétiques secours. Devant ce triple cercle de murailles, le sultan Mehmet II fait appel à toutes les ressources de l’artillerie. Il dispose de pas moins de 25 à 50 grosses bombardes (canons primitifs) et de plusieurs centaines de plus petites qui vont projeter sans trêve des pierres et des boulets sur les murailles pendant plusieurs semaines d’affilée.

L’immense flotte du sultan complète le siège de la ville par le Bosphore et la mer de Marmara. Elle arrive à entrer aussi dans le chenal de la Corne d’Or.

Arrive l’aube fatale où des dizaines de milliers d’hommes ivres d’impatience entrent dans la ville. Dans la basilique Sainte-Sophie, l’empereur grec meurt, les armes à la main, au milieu de ses derniers soldats. Dès la mi-journée, le sultan peut faire son entrée dans la ville.

Les combats ont fait 4.000 morts. Selon la tradition del’époque, les vainqueurs s’offrent le droit de piller la ville, de violer et de tuer à qui mieux mieux pendant les trois jours qui suivent sa chute. Tous les habitants survivants (25 000) sont réduits en esclavage.

Le sultan Mehmet II, qui songe à faire de Constantinople sa propre capitale et veut lui conserver sa grandeur, veille à ce que les pillages ne s’éternisent pas. Il fait venir des immigrants de tout l’empire pour rendre à la cité sa splendeur antique. Il peut enfin déplacer sa capitale de la ville voisine d’Andrinople à Constantinople, bientôt rebaptisée Istamboul. Celle-ci atteindra son apogée sous le règne de Soliman II le Magnifique… Notons que jusqu’à la fin de l’empire ottoman, elle conservera une population majoritairement chrétienne.

Fin du Moyen Âge

Les historiens datent de cet événement la fin de la longue période historique appelée faute de mieux Moyen Âge. La Renaissance qui lui succède doit beaucoup aux savants et artistes byzantins qui, réfugiés en Italie, ont contribué à la redécouverte de la culture antique par les Occidentaux.

 

Sommes-nous seuls dans l’univers ?

« Et si la Terre était unique ? »

Son réalisateur Laurent Lichtenstein explique pourquoi il faut considérer la vie sur Terre comme une exception à l’échelle de l’univers.

Exploration de Mars, hypothèse lointaine d’une vie sur Vénus… Et si finalement nous étions seuls dans l’univers ? C’est l’hypothèse que développe Laurent Lichtenstein, réalisateur du documentaire « Et si la Terre était unique ? ». Invité de Culture Médias, il explique au micro de Philippe Vandel le caractère exceptionnel de la vie sur notre planète.

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Grâce aux toutes dernières études, les scientifiques sont sur le point de répondre à l’une des plus grandes questions de l’histoire de l’humanité : sommes-nous …

Le documentaire multiplie par ailleurs les affirmations scientifiques, basées sur des études sérieuses. Mais les tempère constamment de conditionnel. « Avec les scientifiques, c’est toujours une sorte de chat et de la souris », confirme le réalisateur. « Il y a une nécessité de faire des documentaires qui soient exacts, mais la science se remet toujours en question. C’est cela qui est intéressant, mais peut-être déceptif pour le grand public : la science suggère des hypothèses, elle ne donne pas des réponses ». D’où ce titre en forme d’interrogation, « Et si la Terre était unique ? ». Par Alexis Patri

Les données du télescope Kepler ont permis de découvrir l’existence de 100 milliards de planètes « habitables », dans la Voie Lactée. Une chiffre impressionnant qui laisse rêveur. À savoir que notre Galaxie, l’une des plus anciennes du Cosmos, dispose de 200 à 300 milliards d’étoiles. Le télescope a donc pour but de découvrir de nouveaux mondes susceptibles d’abriter la vie.

Mais qu’est-ce qu’une planète habitable ? 

Petite mise en perspective …

L’entrée du film Contact, Robert Zemeckis (1997)

Une planète habitable signifie en réalité une planète en zone habitable. La planète potentiellement habitable doit se trouver impérativement à une distance suffisante de son étoile pour permettre à l’eau d’exister sous forme liquide (ce que l’on appelle la zone habitable selon un biais scientifique donné). Ni trop proche (l’eau se vaporise), ni trop éloignée (l’eau gèle et se transforme en glace). Ainsi, l’idée d’être potentiellement habitable ne veut pas dire nécessairement habitée. La possibilité que ces planètes abritent une forme de vie « X » existe cependant bel et bien.

Défense de la laïcité ne peut se passer du respect de la loi

 

Nous devons assurer à chacun sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix. 

Ces derniers jours, deux étudiantes de confession musulmane ont été victimes d’attaques en raison de leur tenue vestimentaire, relançant l’interminable débat sur le voile. Par Mohammed Moussaoui, Président Du CFCM*

 

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Moussaoui.png.*Mohammed Moussaoui, président du Conseil Français du Culte Musulman; président de l’Union des mosquées de France

La première, Imane Boun, étudiante en communication, a lancé un compte Instagram pour proposer des idées de recettes faciles pour les étudiants. Le 11 septembre 2020, une vidéo de BFM TV présentant le site @recettes.echelon7 de l’étudiante qui portait un foulard sur la tête a été postée sur le site Internet ainsi que sur le compte Twitter de la chaîne.

Une journaliste a re-tweeté la vidéo en mentionnant « 11 septembre », faisant allusion au jour anniversaire de l’attentat des Tours Jumelles du World Trade Center à New York en 2001. Cet amalgame a suscité différentes réactions. Certaines défendant l’étudiante, d’autres relayant le message de la journaliste qui serait depuis victime d’insultes et de menaces de mort.

Vouloir établir un lien entre la tenue vestimentaire de la jeune étudiante et un attentat terroriste abject ayant fait plus de 3 000 victimes n’est pas acceptable. De même, les insultes et les menaces de mort à l’encontre de la journaliste doivent être vigoureusement condamnées et leurs auteurs poursuivis.

 

La seconde, Maryam Pougetoux, est vice-présidente en charge des questions universitaires et des questions de jeunesse du syndicat étudiant  UNEF. A l’occasion de son audition, jeudi 17 septembre 2020, par une commission parlementaire d’enquête sur la crise du Covid-19, avant même qu’elle ne prenne la parole, des députés invoquant le principe de laïcité ont quitté l’audition en raison du foulard que l’étudiante portait sur la tête.

Dans le cas d’Imane Boun, nous pourrons invoquer un manque de lucidité et de discernement de la part d’une journaliste à l’égard d’une jeune femme qui n’aspirait qu’à rendre service à ses camarades dans la gestion de leur modeste budget. Vouloir établir un lien entre la tenue vestimentaire de la jeune étudiante et un attentat terroriste abject ayant fait plus de 3 000 victimes n’est pas acceptable. De même, les insultes et les menaces de mort à l’encontre de la journaliste doivent être vigoureusement condamnées et leurs auteurs poursuivis.

Le cas de Maryam Pougetoux nous rappelle la réaction virulente des élus du Rassemblement national au Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté, le 11 octobre 2019, face à la présence d’une maman voilée accompagnatrice d’un groupe d’enfants de Belfort. Une situation qui avait alors obligé la présidente de la Région à faire un rappel à la loi : « La loi interdit les signes de discrimination dans le milieu scolaire. Elle n’interdit pas les signes de distinction dans l’espace public. »

Si nous remontons un peu plus loin, cette ignorance des lois qui régissent la laïcité, souvent doublée pour certains d’une volonté de faire disparaître le voile de l’espace public, avait aussi touché Latifa Ibn Ziaten lors d’un colloque en décembre 2015 à l’Assemblée nationale. La mère de Imad Ibn Ziaten parachutiste de l’armée française assassiné en 2012 par le terroriste de Toulouse et Montauban, avait été huée puis agressée à la sortie d’une salle de conférences par des personnes aux cris de : « Vous n’êtes pas Française (…) vous ne pouvez pas parler de la laïcité alors que vous portez un foulard, vous faites honte à la France.». Peut-on soupçonner un seul instant Mme Ibn Ziaten de soumise ou de militante au service d’une idéologie à combattre ?

Dans le cas de Maryam Pougetoux, la présidente de la commission d’enquête, Sandrine Mörch, a dû rappeler, elle aussi, le droit : « Aucune règle n’interdit le port de signes religieux pour une personne auditionnée au sein d’une commission. » Avant de poursuivre : « On vous remercie de quitter la salle, on va continuer nos entretiens sans vous, ce sera plus constructif. »

Au-delà des règlements des différentes institutions, la jurisprudence nationale et européenne en matière de laïcité a rappelé à maintes reprises que le principe de neutralité s’applique aux fonctionnaires qui incarnent l’État dans l’exercice de leurs fonctions et non aux usagers du service public. La limitation de la liberté individuelle n’est admissible qu’à condition d’être inscrite dans une base légale.  Cette limitation doit être proportionnelle aux impératifs de l’ordre public. La représentante du syndicat étudiant n’avait donc pas enfreint la loi.

De ce point de vue, les députés qui ont quitté bruyamment la salle pourraient être poursuivis pour discrimination à l’égard d’une personne en raison de sa confession, de sa tenue vestimentaire ou de ses opinions.

L’ignorance de la Loi ne saurait être une excuse valable pour des représentants de la Nation qui participent à son élaboration. Le respect de leur devoir d’exemplarité est essentiel pour notre démocratie.

Aux arguments du député Chabert qui proposait en juin 1905 une loi interdisant le port de la soutane dans l’espace public, Aristide Briand, rapporteur de la loi de décembre 1905, avait répondu :

« Au risque d’étonner l’honorable M. Chabert, je lui dirai que le silence du projet de loi (de 1905) au sujet du costume ecclésiastique qui paraît le préoccuper si fort, n’a pas été le résultat d’une omission mais bien celui d’une délibération mûrement réfléchie. Il a paru à la commission que ce serait encourir, pour un résultat plus que problématique, le reproche d’intolérance et même s’exposer à un danger plus grave encore, le ridicule que de vouloir, par une loi qui se donne pour but d’instaurer dans ce pays un régime de liberté au point de vue confessionnel, imposer aux ministres des cultes de modifier la coupe de leurs vêtements. »

Vouloir réduire l’espace de la liberté religieuse à la stricte sphère intime est contraire à la loi 1905, renforcerait le sentiment d’exclusion et doperait les rangs des radicaux.

L’arsenal juridique pour lutter contre le prosélytisme est très complet. Il faut juste l’appliquer et faire confiance aux valeurs qui animent l’immense majorité de nos concitoyens. Il convient de rappeler que selon le Conseil d’État, le port du foulard ne constitue pas, par lui-même, en l’absence de toute autre circonstance, un acte de pression ou de prosélytisme (CE, 27 novembre 1996, n° 170209, publié au recueil Lebon).

Les femmes qui ne portent pas le voile sont libres de leurs choix. Celles qui souhaitent le porter doivent pouvoir le faire en toute liberté, sans limites autres que celles prévues par la loi de la République et les impératifs de l’ordre public.

Comment les communistes ont pris le pouvoir en Chine

Le Figaro Histoire revient sur l’histoire mouvementée de la Chine au XXe siècle.

Née en 1912 sur les ruines d’un régime impérial séculaire, la République de Chine sombra dans le chaos dès ses premières années. Anarchie suscitée par les seigneurs de la guerre, émergence du Kuomintang et de ses chefs Sun Yat-Sen puis Tchang Kaï-chek, guerre contre le Japon, guerre civile et victoire du Parti communiste. Aidé des meilleurs spécialistes, il décrypte les mécanismes par lesquels Mao Zedong hissa au pouvoir le Parti communiste et dresse le bilan du maoïsme et de ses millions de victimes, du Grand Bond en avant à la Révolution culturelle.

Le Figaro Histoire revient sur l’histoire mouvementée de la Chine au XXe siècle.

Alors que les relations entre la Grèce et le Turquie ont connu un regain de tension en Méditerranée orientale, Le Figaro Histoire éclaire l’inimitié séculaire entre les deux voisins et l’attitude va-t-en guerre du président Erdogan, qui vient de retransformer Sainte-Sophie en mosquée. Côté reportage, il vous emmène visiter la stupéfiante saline d’Arc-et-Senans, conçue comme une cité utopique par l’architecte Ledoux, et vous explique les raisons du succès phénoménal des youtubeurs d’histoire, dont les chaînes inventives fleurissent sur internet.

  • 1912 Proclamation, le 1er janvier à Nankin, de la République chinoise par Sun Yat-sen. Abdication du dernier empereur, Puyi, sous la pression du général Yuan Shikai (12 février). Création du Guomindang (août) qui prend la succession de la Ligue jurée de Sun Yat-sen.

  • 4 mai 1919 Manifestation étudiante à Pékin contre le traité de Versailles et l’influence japonaise en Chine.

  • 1er juillet 1921 Fondation à Shanghai du Parti communiste chinois (P.C.C.), dirigé par Chen Duxiu.

  • 1927 Répression par Tchiang Kai-chek (Jiang Jieshi) des communistes et syndicalistes révolutionnaires à Shanghai. Rupture du Front uni entre le P.C.C. et le Guomindang.

  • 1931 Invasion japonaise de la Mandchourie. Mao Zedong, président de la première République soviétique chinoise dans le Jiangxi.

  • 1934-1935 La Longue Marche : les communistes du Jiangxi se réfugient dans le nord du Shaanxi, à Yanan. Mao Zedong devient le chef incontesté du P.C.C.

  • 1937 Deuxième Front uni entre le P.C.C. et le Guomindang (10 février). Début du conflit sino-japonais (7 juillet).

  • 1945 Capitulation japonaise le 15 août. Échec des négociations entre Mao Zedong et Tchiang Kai-chek pour former un gouvernement de coalition.

  • 1949 Proclamation de la République populaire de Chine le 1er octobre sur la place Tiananmen. Les forces du Guomindang se réfugient à Taiwan.

  • 1958 Liu Shaoqi lance le Grand Bond en avant. Généralisation des communes populaires et de la collectivisation.

  • 1966 Mao Zedong lance la révolution culturelle. Liu Shaoqi, ouvertement hostile depuis 1962 au Grand Bond en avant, et Deng Xiaoping sont écartés.

  • 1976 Disparitions de Zhou Enlai (8 janvier) et Mao Zedong (9 septembre). Chute de la « Bande des Quatre ». Hua Guofeng élu président du comité central du P.C.C.

  • 1978 Hua Guofeng, écarté au profit de Deng Xiaoping, qui engage aussitôt une politique de réformes économiques (fin du collectivisme rural).

  • 1989 Émeutes à Lhassa, trente ans après la sévère répression de l’insurrection de 1959. Répression du mouvement étudiant réformiste place Tiananmen (4 juin).

  • 1997 Mort de Deng Xiaoping. Rétrocession par le Royaume-Uni de Hong Kong à la Chine.

Comment les communistes ont pris le pouvoir en Chine

L’histoire mouvementée de la Chine au XXe siècle.

Née en 1912 sur les ruines d’un régime impérial séculaire, la République de Chine sombra dans le chaos dès ses premières années. Anarchie suscitée par les seigneurs de la guerre, émergence du Kuomintang et de ses chefs Sun Yat-Sen puis Tchang Kaï-chek, guerre contre le Japon, guerre civile et victoire du Parti communiste : 

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