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Archives mensuelles : juillet 2020

Comment se nourrissent les groupes djihadistes

La pandémie, terreau idéal pour l’exacerbation des tensions.

Les groupes djihadistes al-Qaïda et Daech se nourrissent des mouvements de protestation contre les violences policières et le racisme aux États-Unis. Par Laurence Bindner, co-fondatrice de JOS Project*

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Mesures de sûreté pour les terroristes sortant de prison

Réclamées par le parquet antiterroriste

Après l’adoption de la proposition de loi de Yaël Braun-Pivet par l’Assemblée nationale, le président du Palais Bourbon a sollicité les Sages pour qu’ils se prononcent sur «les enjeux juridiques soulevés par les dispositions créées par ce texte». 

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Michel Onfray

Le grand entretien

Michel Onfray: «Le mal français, c’est d’abord la haine de soi dont presque tout dépend» – https://youtu.be/txl6l5ORhzo
On déteste tous au moins une chose dans la vie. Certains, les endives. D’autres, leurs beaux-parents.

Michel Onfray, lui, a une aversion pour l’Union européenne, une «construction de cette Europe américaine voulue par la CIA»

«Aimer la France est nécessaire pour en finir avec ce qui la tire vers le fond. L’aimer c’est croire en la possibilité de lui redonner un lustre avec ce qui fit sa grandeur», avance Michel Onfray. Philip Conrad/Photo12 via AFP

 

Il la hait même davantage que la sphère médiatique (c’est dire!) dont il garde un souvenir amer lors de la sortie de son livre sur Freud.

Dans ce passionnant entretien mené par Vincent Trémolet, on découvre aussi (surtout) que ce souverainiste de gauche est un fervent Proudhonien car «son socialisme n’a pas déplu à la droite parce qu’il était pragmatique» et « il ne souscrit pas à l’idéologie du progrès», préfère de Gaulle à Mitterrand, et balaie l’idée de devenir un jour le «porteur d’eau» d’un parti politique.

Dans cet autoportrait politique, le philosophe, qui a lancé avec fracas et quelques polémiques une revue trimestrielle rassemblant souverainistes de tous bords, rappelle son amour de la France, celle de Corneille à Robespierre, et de Bossuet à Sartre.

«Populaire» dans toute la polysémie du mot, le philosophe, essayiste, écrivain, professeur et désormais directeur de publication a lancé avec fracas et quelques polémiques une revue trimestrielle qui entend rassembler les souverainistes de tous bords. Proudhonien de gauche mais aussi proudhonien de droite, Michel Onfray choisit de Gaulle contre Mitterrand. Dans cet autoportrait politique, il se moque des étiquettes comme de ceux qui veulent à tout prix lui en donner, et rappelle son amour de la France, pas celle d’un homme ou d’un camp, mais tout à la fois celle de Corneille et de Robespierre, de Bossuet et de Sartre.

Il s’est lancé une revue dont le titre «Front populaire» emprunte à la gauche un des événements les plus importants de son imaginaire et affiché comme un homme de gauche. Quelle est sa filiation: Marx? Proudhon? Jaurès? Péguy?

Invité le 17 juillet du think-tank et de la web TV Thinkerview, Michel Onfray a abordé de nombreux sujets en détails. Parmi ceux qui lui tiennent le plus à coeur, après avoir évoqué l’actualité politique et “la France de Macron”, le philosophe a enchaîné longuement sur … la décadence de la civilisation européenne: “Nous allons disparaître, l’Occident va disparaître”, estime-t-il, ajoutant: “La France en est à un stade de coma et de mort avancé”.

«Nous allons disparaître, l’Occident va disparaître. Il n’y a aucune raison pour qu’il puisse continuer à durer», martèle-t-il, expliquant que “la déchristianisation et la mort de Dieu sont parmi les vecteurs du déclin de l’Occident”.

https://youtu.be/txl6l5ORhzo

«Le christianisme ne fonctionne plus»

“Le christianisme ne fonctionne plus chez les chrétiens: ils ne croient plus au purgatoire, à l’Enfer, à la parousie, à Satan, à l’eucharistie, à la virginité de Marie… […] Tout ce qui était dogmatique, tout ce qui supposait une foi a disparu. […] On a un Pape qui est un boy-scout, qui nous dit qu’il faut aimer ceci ou cela, sauver la planète. C’est Greta Thunberg sans la transcendance: ce qui fait le fond de notre civilisation est épuisé”.

Michel Onfray explique que bien sûr, la déchristianisation n’est pas la seule raison dudit déclin: “l’appétence contemporaine pour la déconstruction serait à l’origine du phénomène”, ajoute-t-il.

“Nous sommes dans une civilisation de l’épuisement. Nous n’aimons que ce qui nous déteste, tout ce qui nous détruit est perçu comme formidable”, dit-il, évoquant … “une passion pour la déconstruction”: “Il faut détruire la vérité, l’Histoire”.

Combattre la décadence jusqu’au bout

S’affirmant déterminé à combattre jusqu’au bout cette décadence, le cofondateur de Front Populaire reste sombre: S’il ne croit pas “qu’on pourrait changer véritablement les choses”, il affirme la nécessité de Résister: “Mais il faut résister, tenir debout”, et refuser “l’avachissement, la génuflexion”.

Répétant ce pronostic sombre d’une France rendue à “un stade de coma et de mort avancé”, Onfray avance que “l’état de barbarie” observé actuellement serait en phase de générer une autre civilisation, “fruit d’une connivence inconsciente entre ceux qui prétendent défaire l’ordre mondial, idiots utiles du capitalisme, et les individus disposant d’une richesse planétaire”.

Créée en janvier 2013, Thinkerview est une émission-débat française indépendante lancée en janvier 2013, proche du milieu du hacking, animée par Sky. L’émission diffuse de longues entrevues sans montage, avec des personnalités d’horizons différents, sur sa chaîne YouTube suivie par plus de 600 000 abonnés.

 

 

 

 

Charles Rojzman. Juifs antisionistes. Pourquoi ?

La haine de soi? Cette explication qui ne me convainc pas

Comment expliquer les violentes positions anti-israéliennes – et je ne parle pas de la critique des gouvernements successifs de l’état d’Israël- de Juifs connus comme Rony Brauman, Shlomo Sand, Noam Chomsky, Norman Finkelstein , Charles Enderlin , Gisèle Halimi,  de beaucoup de Juifs démocrates américains, d’israéliens  d’extrême-gauche ?  

Rony Brauman

La haine de soi ? Cette explication souvent avancée par leurs ennemis ne me convainc pas.

Je crois plutôt que ces Juifs ainsi que les chrétiens de gauche et les néo-marxistes ont une vision d’un monde divisé entre pauvres et riches, dominants et dominants, occidentaux et peuples colonisés.

 

Shlomo Sand

Ce regard se retrouve d’ailleurs dans les questions touchant au passé européen, à la repentance de la colonisation, aux banlieues, à l’islam, à la criminalité de rue, au racisme, toutes questions vues avec paternalisme et manichéisme.

 

Norman Finkelstein

Quand on est juif, elle permet d’écarter de soi les accusations de nationalisme et de militarisme qui pèsent sur Israël, et surtout d’espérer échapper à un antisémitisme persistant qui a toujours diabolisé les juifs et qui aujourd’hui diabolise l’état juif.  

Un policier dénonce des collègues

 Des faits de racisme et de maltraitance, 

Le brigadier-chef Amar Benmohamed a décidé de dénoncer à visage découvert certains de ses collègues qu’il accuse de propos racistes et de maltraitance envers les personnes retenues au dépôt du Tribunal de grande instance de Paris, dans les cellules où sont placées les personnes en attente d’un jugement ou d’une présentation devant un magistrat.

Ces faits, qui seraient réguliers depuis 2018 en particulier à l’égard de personnes de type arabe et noir, ont été dénoncés à de nombreuses reprises par le brigadier-chef, également délégué syndical chez Unité SGP-Police, auprès de la hiérarchie, provoquant l’ouverture d’une enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Les faits dénoncés, qui vont jusqu’à la privation de nourriture de certains déférés, ont d’ailleurs été corroborés par plusieurs collègues d’Amar Benmohamed.

Mais alors que l’enquête est achevée depuis février et que les conclusions de l’enquête attestent de faits de racisme et, possiblement, de maltraitance, celle-ci n’a abouti à des sanctions que très récemment. La Préfecture de police de Paris a annoncé, lundi 27 juillet, des sanctions administratives contre cinq policiers tandis qu’un autre doit passer en conseil de discipline en septembre. Ces décisions, qui suivent les conclusions de l’IGPN, ont été annoncées le jour de la diffusion du témoignage accablant du brigadier-chef par StreetPress.

Le parquet de Paris a annoncé, mardi 28 juillet, l’ouverture d’une enquête pour « violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique », « injures publiques en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion » et « injures publiques en raison du sexe ou de l’orientation sexuelle ».

La Défenseure des droits, Claire Hédon, a aussi annoncé l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’analyser « tout manquement à l’aune des obligations déontologiques qui s‘imposent, en tout temps, à l’ensemble des agents des forces de sécurité, publiques comme privées ».

« Les faits dénoncés, d’une gravité sans précédent, révélant un système délictuel et d’impunités à l’égard de leurs auteurs, entachent d’indignité toute la justice pénale du TGI ainsi que les décisions qui y sont rendues », a dénoncé auprès de StreetPress Arié Alimi, avocat de Amar Benmohamed.

Celui-ci a déposé plainte contre X, lundi 27 juillet, pour « harcèlement » et a saisi le Défenseur des droits. « Le sujet du racisme est très difficile à exprimer au sein des forces de l’ordre. Quand on dénonce un problème dans la police, on devient le problème », affirme au Monde le brigadier-chef, estimant être un lanceur d’alerte. Un témoignage rare et précieux qui documente un peu plus la réalité des dérives de policiers.

Le Défenseur des droits plaide pour « une politique prioritaire ambitieuse » contre les discriminations liées à l’origine

Le Défenseur des droits alerte, dans un rapport rendu public lundi 22 juin, sur l’ampleur des discriminations fondées sur l’origine et « leur dimension systémique dans la société française ».

« Les personnes d’origine étrangère ou perçues comme telles sont désavantagées dans l’accès à l’emploi ou au logement et plus exposées au chômage, à la précarité, au mal logement, aux contrôles policiers, à un état de santé dégradé et aux inégalités scolaires », fait savoir l’institution, représentée par Jacques Toubon, dans le rapport « Discriminations et origines : l’urgence d’agir » (plus bas).*

L’accent mis sur la dimension « systémique » des discriminations.

« Les discriminations liées à l’origine constituent souvent pour les individus concernés une expérience quotidienne, durable et généralisée, dans l’emploi mais également le logement ou l’accès aux biens et services. La part des institutions dans la production de ces discriminations est loin d’être négligeable. La recherche met en évidence de manière indéniable qu’elles sont vécues à l’échelle individuelle comme une expérience continûment répétée », est-il expliqué dans le rapport.

« Or, les discriminations fondées sur l’origine se combinent aussi à d’autres formes de discriminations et d’inégalités, liées à la condition sociale, aux ressources économiques, au statut dans l’emploi, au genre, à la religion, et produisent ainsi des inégalités collectives durables qui donnent lieu à des phénomènes de ségrégation. »

C’est pourquoi il est « nécessaire de considérer les discriminations fondées sur l’origine dans une perspective systémique, autrement dit dans le cadre plus large de l’interaction entre les représentations collectives qui les stigmatisent, le cumul des discriminations avérées qu’elles subissent et les inégalités socio-économiques qui structurent la société afin de comprendre l’impact et les barrières systémiques à l’œuvre ».

« L’approche systémique permet donc d’appréhender les discriminations, non plus seulement comme des actes individuels, mais comme le produit d’inégalités durables, collectives, intervenant dans les différentes sphères de la vie sociale », ce qui implique, pour agir efficacement contre le problème, la nécessité de « reconnaître pleinement la nature systémique de ces discriminations en France et d’intégrer cette notion au cadre d’analyse des politiques publiques, les pratiques discriminatoires inhérentes aux organisations, à un ordre social donné, étant souvent intériorisées, peu identifiées et rarement dénoncées par les victimes », est-il aussi signifié dans le rapport.

Un taux trop élevé de non-recours à la justice

En plein débat autour du racisme et des violences policières en France, il alerte sur la hausse depuis 2016 des discriminations liées à l’origine, qui représentent un tiers des saisines du Défenseur des droits en matière de discriminations. « Or, de nombreux obstacles entravent encore le recours à la justice des victimes de discriminations en raison de l’origine puisque dans l’emploi, elles ne sont que 12 % à entamer une démarche » en raison de « la difficulté à prouver la discrimination ou encore la faiblesse des sanctions et des indemnités à l’encontre des auteurs », indique-t-on.

Aux yeux du Défenseur des droits, les discriminations liées à l’origine, qui ont été exacerbées pendant la crise sanitaire liée au Covid-19, « ne bénéficient pas de la dynamique positive observée depuis quelques années dans la lutte contre les discriminations fondées sur le genre ou l’orientation sexuelle ».

Un plaidoyer pour « une politique prioritaire ambitieuse »

Par ailleurs, « les politiques et discours publics contre les discriminations en raison de l’origine se sont progressivement effacés au profit de paradigmes différents, tels que la promotion de la diversité, ou encore les enjeux de sécurité, de laïcité et de lutte contre la haine. Progressivement cantonnée à la politique de la ville, la lutte contre les discriminations liées à l’origine, qui touche autant l’emploi, le logement que l’éducation ou les relations avec les forces de l’ordre, ne fait pas l’objet d’une politique coordonnée et spécifique ».

Le Défenseur des droits estime donc urgent que ces discriminations fassent l’objet d’« une politique prioritaire ambitieuse » à l’instar de ce qui est entrepris ces dernières années en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.

 

A cette fin, il en appelle à « mieux documenter les discriminations fondées sur l’origine en développant la statistique publique, en mettant en place des campagnes nationales de testing (emploi, logement, biens et services), en obligeant les entreprises à publier des indicateurs non-financiers et en créant un observatoire des discriminations et en créant un observatoire des discriminations ». Il réclame « un engagement des organisations, publiques comme privées, au travers de plans d’action pluriannuels et d’audits qui prévoient l’identification des risques de discrimination ».

Concernant les contrôles d’identité réalisées par la police, le Défenseur des droits recommande la révision des textes encadrant les contrôles d’identité « pour inscrire dans la loi l’interdiction des contrôles discriminatoires et assurer la traçabilité des contrôles ».

En matière de justice, il souhaite voir « faciliter la preuve de la discrimination en matière pénale en inscrivant dans la loi des modalités facilitant le recours aux présomptions de faits » et « garantir des sanctions judiciaires proportionnées et réellement dissuasives contre les auteurs de discriminations fondées sur l’origine en allégeant la preuve exigée en matière pénale et en permettant au juge civil d’accorder des dommages punitifs en cas de discrimination directe et de harcèlement ».

Il veut également « rendre plus effective l’action de groupe contre les discriminations », vue comme « un outil avec un potentiel majeur, à la fois curatif et préventif », qui « pourrait conférer aux recours une forme et une portée inédites pour lutter contre des discriminations structurelles et collectives et remettre en cause les pratiques qui les génèrent et les favorisent ».

« Seule une entière mobilisation au plus haut niveau des organisations, de la société civile et des pouvoirs publics permettra de lutter avec efficacité contre les discriminations liées à l’origine. Cette mobilisation devra se conjuguer avec des politiques publiques plus globales contre les inégalités sociales et territoriales qui contribuent à ancrer ces discriminations », conclut-il.

L’Aïd commémore le Sacrifice d’Abraham.

Aïd el Adha 2020
L’épreuve qu’il eut à subir s’est avérée bénéfique : Dieu a arraché son fils aux menaces de la mort. La pandémie met aujourd’hui le monde entier à l’épreuve. Nous avons interrogé Mohammed Benali, responsable de la mosquée de Gennevilliers et Président de la Maison Islamo-Chrétienne, pour connaître comment sa communauté vit cette fête en ce temps d’épreuve.

Les autres années l’affluence est telle pour la prière le matin de l’Aïd que la municipalité de Gennevilliers nous prête un terrain de sport. Cette année, il aurait été impossible, dans ce cadre, de faire respecter les barrières de sécurité. Nous organisons donc, contrairement aux autres fois, une prière à 8h, une autre à 9h15 et si besoin une troisième ensuite, à l’intérieur de la mosquée. Quand les capacités sont atteintes nous fermons les portes et ceux qui n’ont pu entrer doivent attendre que l’on rouvre les portes pour l’heure suivante.
Les musulmans sacrifient ce jour-là un mouton, un veau… ou un chameau. En effet, s’il est préférable de tuer le mouton, nos ancêtres habitaient le désert où les chameaux sont des animaux plus familiers que ne le sont les veaux ou les moutons ! Les années passées, la mosquée se mettait en relation avec un fermier. Elle signait avec lui un protocole d’accord. Il n’était pas musulman mais nous lui faisions confiance pour pratiquer l’abattage rituel. Les musulmans pouvaient choisir une bête en allant voir son cheptel sur place ou en visionnant le troupeau sur internet. Cette année, nous avons préféré ne pas servir de relais entre le fermier et les clients. Non parce que nous ne lui faisons plus confiance mais parce que nous sommes incapables de contrôler les exigences sanitaires imposées par la circulation du coronavirus.Ainsi chaque famille de musulmans va acheter le mouton (ou une part) – sans passer par notre intermédiaire – dans les nombreuses boucheries hallal de Gennevilliers.

Le repas de fête où l’on mange le mouton (ou bien le veau pour certains) réunit en général toute la famille, des ancêtres aux plus jeunes. Cette année, nous sommes tous vigilants à ne pas risquer une contagion en particulier auprès de nos aînés. Tous ne se réunissent pas dans une famille élargie comme les autres années. Pour eux c’est un peu moins la fête. Par ailleurs, nous veillons à ce que chaque musulman – quelle que soit sa condition – puisse avoir sa part du mouton. Nous invitons largement les voisins plus démunis ou ceux qui vivent en foyer. Cette année, la mosquée prend le relais : nous demandons aux uns d’apporter, s’ils le veulent bien, une partie de la nourriture à la mosquée et nous organisons la distribution auprès de ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter de la viande.

N’exagérons rien. Il serait plus vrai de dire que c’est un peu plus compliqué d’une part, décevant d’autre part surtout pour ceux qui ne se réunissent pas dans la famille élargie. D’autant plus que l’Aïd tombant cette année en période de vacances, de très nombreux musulmans auraient choisi d’aller célébrer la fête au Maghreb avec leurs parents et leur famille vivant au pays. Mais n’oublions pas combien nous sommes privilégiés de vivre en France. Nous ne pouvons pas ne pas vivre cette fête en solidarité avec les musulmans – mais aussi les chrétiens – habitant la Syrie où le Liban, par exemple, pays dans lesquels non seulement les conditions sanitaires ne sont pas remplies pour faire face au virus mais où de plus en plus de monde n’a pas de quoi manger et souvent même n’a plus de chez-soi… Non, nous n’avons pas le droit de nous plaindre !

Que souhaites-tu, en tant que Président de la mosquée Ennour, aux musulmans de ta communauté ?

Je prie avec eux pour
que Dieu épargne l’humanité de cette pandémie,
que les malades guérissent,
que la fête soit bonne en famille et que personne n’en soit exclu,
qu’Il nous rende capables de dépasser cette crise économique en faisant place à chacun,
que nous puissions voyager, bouger sans crainte les uns vers les autres, nous rencontrer entre religions et cultures différentes et nous serrer amicalement la main !


En ce jour de l’Aïd, nous, chrétiens de la Maison Islamo-Chrétienne, partageons les vœux et la prière de Mohammed Benali !
Aïd moubarak à tous nos amis musulmans !
Christine Fontaine et Boutros Hallaq, pour les chrétiens de la Maison Islamo Chrétienne